Du citoyen au consommateur en passant par le jardinier en herbe, actualité et infos sur le Bio et l'Environnement : Agriculture bio, alimentation, santé, développement durable, initiative, écologie, énergie, jardin, produits naturels, boutiques et plus...
Du vert partout, et encore plus depuis les dernières élections européennes, ou comment les interrogations sur l'environnement au sens large foisonnent, du citoyen au politique en passant par... les banques.
Pour élément de réflexion, le numéro 134 du mois de juillet d'éclairages, le bulletin d'information de la direction des études économiques du Crédit Agricole, avec pour thème central, la croissance verte; introduction :
"Comme l’illustrent les dernières élections européennes, la prise de conscience écologique devient prégnante. Ce mouvement de fond aura inévitablement des conséquences sur l’économie. Certains y voient même un élément de soutien pour sortir de la crise actuelle, au travers d’un développement où économique rimerait avec écologique pour faire naître la croissance verte."
Depuis plusieurs années, le désherbant roundup de monsanto était soupçonné d'être dangereux pour l'environnement et pour la santé humaine, avec de nombreuses preuves et déclarations à l'appui, sans interdiction à la vente de tous les désherbants contenant la substance incriminée, le glyphosate.
Une étude récente le confirme et la presse s'en fait enfin l'écho : revue de presse à propos du roundup de monsanto.
Précision avec le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) :
"Pour la première fois, les mécanismes de la toxicité de quatre différentes formulations de Roundup ont été mis en évidence sur des cellules humaines dans une nouvelle étude ( de l’équipe du Professeur Gilles Eric Seralini publiée dans la revue scientifique américaine de renom Chemical Research in Toxicology. L’étude montre que ces formulations de Round Up agissent à des doses infinitésimales (dilués jusqu'à 100.000 fois ou plus) et elles programment la mort cellulaires en quelques heures, ainsi que des dommages des membranes et de l'ADN, et empêchent la respiration cellulaire. Différents types de cellules humaines ont été étudiées : des cellules de nouveau-né fraîchement issues de cordon ombilical, ou de lignées moins sensibles spécialement utilisées pour mesurer la toxicité des polluants. L’étude montre également que le mélange de différents constituants adjuvants des Roundup amplifie l'action du principe actif de l'herbicide, le glyphosate; et qu’un de ses produits de transformation (l’AMPA) peut être encore plus toxique. Cela est grandement sous-estimé par la réglementation actuelle qui ne tient pas compte de ces phénomènes et fixe par exemple des Limites Maximales en résidus pour le glyphosate, quelle que soit sa formulation de vente".
Les émissions de CO2 en temps réel : impressionnant !
Le CO2 que nous rejetons dans l'atmosphère est l'un des principaux facteurs du changement climatique à l'œuvre. Si nous le savons, en théorie, il est bien difficile d'appréhender concrètement ce que cela signifie.
Allez donc faire un tour sur le simulateur d'émission de CO2 en temps réel.
La roue du temps tourne inexorablement, comme en témoigne le cri-cri lancinant qui nous accueille sur le site… et les tonnes de CO2 s'accumulent.
Sur la carte du monde, les pays changent de couleur. Ils passent du jaune ou rouge à chaque fois qu'ils émettent une tonne de CO2. En quelques minutes de navigation, on atteint des millions de tonnes !
Le passage de la souris sur un pays fait apparaître des informations : nombre d'habitants, rythme d'émission du CO2, rythme des naissances et des décès…
En même temps, des points jaunes et des points noirs clignotent sur la carte, figurant les naissances et les décès. Regardez l'Inde, qui pulse comme un coeur affolé devant tant de frénésie humaine…
Il est facile alors de comparer les pays et leur responsabilité relative dans l'accroissement de l'effet de serre.
Le site encourage ses visiteurs à prendre des mesures pour lutter contre ces émissions nocives.
Il fournit également des liens vers des ressources plus complètes sur le changement climatique.
N'oubliez pas d'éteindre votre ordinateur et votre lampe de bureau lorsque vous aurez finir de lire cette édition de Thot. Et préférez le vélo à la voiture…
La banque mondiale à son tour dénonce les bio-carburants...
Selon le Guardian, un rapport de Don Mitchell, dont la publication est restée plutôt discrète, note "qu'entre 2002 et février 2008, la production et l'utilisation de biocarburants ont contribué à une flambée des prix des denrées alimentaires".
Alors que depuis plusieurs années la "mode" des biocarburants se développe avec force via l'agro-business et avec le relai des politiques, notamment en France, ce rapport confirme un secret de polichinelle : la solution à la crise du pétrole ne passe pas par un développement des agro-carburants mais par une réduction pur et simple de la consommation... sinon ce sera au détriment de l'alimentation, et une fois de plus des pays pauvres.
Selon une étude commandée par Tetra Pak, La brique alimentaire, par rapport aux autres emballages, a de loin l'empreinte écologique la plus faible, tant en termes d'émissions de gaz à effet de serre, que de consommation des ressources naturelles et d'énergies non renouvelables.
> Comparatif des différents emballages en émission de CO2 (cliquer pour agrandir)
Un article avec de nombreux liens du blog de la Licence professionnelle « Production Industrielle Spécialité Adaptation des Emballages et Design Industriel » étaye dans ce sens.
Info ou intox ?
Une fois de plus, les études dites scientifiques commandées par des industriels posent questions, effet probable du doute qui accompagne la tendance verte du greenwashing et la sélection des informations positives pour le commanditaire...
"Pour prédire l'évolution future des gaz à effet de serre, retracer leur évolution passée, de plus en plus loin dans le temps, est un enjeu majeur.
C'est en analysant de la glace antarctique extraite dans le cadre du forage glaciaire EPICA, que les chercheurs français du LGGE et du LSCE, épaulés par plusieurs partenaires internationaux, sont parvenus à repousser ces limites temporelles.
Ils ont pour la première fois reconstitué sur 800.000 ans l'évolution des teneurs en dioxyde de carbone et méthane, les deux principaux gaz à effet de serre après la vapeur d'eau.
Avec cet enregistrement, les scientifiques disposent de données de référence grâce auxquelles ils espèrent mieux prévoir le climat à venir de notre planète. Ces résultats font l'objet de deux articles dans la revue Nature du 15 mai 2008...."
> Une premiere : l'évolution des gaz à effet de serre sur 800.000 ans, via l'IPEV
Les courbes d'évolution du gaz à effet de serre depuis 800 000 ans (cliquer pour agrandir) :
Une étude de terrain commandé par Eurobaromètre auprès de près de 30 000 citoyens européens durant la fin de l'année 2007 vient d'être publié.
Extrait de l'introduction : La nature des défis environnementaux a considérablement changé ces dernières décennies. Néanmoins, la nature globale des problèmes environnementaux est connue depuis longtemps puisque la pollution, la diminution de la biodiversité, le réchauffement global, la diminution de la couche d'ozone et la déforestation tropicale
ne s'arrêtent pas aux frontières [...]
Dans ce contexte, la Direction générale de l'Environnement a décidé de commander un sondage d'opinion afin de connaître les opinions, attitudes et comportements des Européens à l'égard de l'environnement. Ce sondage a été réalisé dans les vingt-sept Etats membres de l'Union européenne entre le 13 novembre et le 14 décembre 20071.
Près de 27 000 répondants ont été interrogés en situation de face-à-face, à leur domicile et dans leur langue nationale.
Le sondage aborde les grands sujets suivants:
• Attitudes générales à l’égard de l'environnement: premières associations et principales préoccupations.
• Relation personnelle à l'environnement: les attitudes et le comportement.
• Opinions sur les politiques environnementales: mesure dans laquelle les approches du développement durable sont acceptables, les politiques préférées, le soutien à la politique européenne de l'environnement et le rôle de l'UE en tant qu'exécutante de celle-ci.
• Informations sur l'environnement: le sentiment d'être informé, les sujets sur lesquels on manque d'informations, les sources d'informations.[...]
"De l'amont à l'aval, la filière bio s'active, même si elle accuse un certain retard par rapport à d'autres pays européens.
L'agriculture biologique française se situe au treizième rang des pays européens, loin derrière l'Autriche ou l'Allemagne, avec plus de 11 300 exploitations, soit plus de 1,7 % des surfaces cultivées.
En 2003, la croissance du marché bio a cru de 6 % à 9 %, contre environ 20 % par an les années précédentes, sous la poussée des crises alimentaires successives. Côté consommation, 57 % des ménages ont acheté au moins un produit bio en 2003 (source : institut TNS Media Intelligence).
A titre de comparaison, ils étaient 80 % en Grande-Bretagne. Et Biocoop, le premier réseau de magasins bio en France, compte 230 points de vente début 2004, contre 187 en 2003..."
Le Parisien du 3 mars dernier a consacré un dossier au bio et à son économie, de l'emploi aux compétences en passant par le recrutement :
* La filière des produits bio suscite des vocations par Stéphane Régy
"Encore minoritaire au sein du secteur alimentaire, l'agriculture biologique grignote chaque année de nouvelles parts de marché. Et crée des emplois..."
Un rapport récent du Conseil Economique et Social souligne l'interdépendance de l'économie, du social et de l'environnement et la nécessité d'une vision globale et démocratique :
" Si la première réunion que les Nations Unies ont consacrée à l’examen de l’impact environnemental de l’industrialisation des pays développés date de 1972, le concept de « développement durable » n’est officialisé qu’en 1987, avec la publication du rapport Brundtland.
Le développement durable désigne un modèle de développement fondé sur l’efficacité économique, le progrès social et le respect de l’environnement. Il impose d’élargir notre horizon temporel et spatial, en pensant aux générations futures et en prenant en compte les besoins de toute la planète. Ce nouveau regard doit radicalement modifier nos façons de vivre, de penser et d’agir.
L’adoption d’une démarche de développement durable suppose donc que les conséquences économiques, sociales et environnementales de chaque décision soient prises en compte afin de trouver un équilibre entre elles. À ce triptyque initial s’ajoute, conformément aux conclusions du Sommet de Johannesburg (2002) la nécessité d’explorer les liens entre la diversité culturelle, le dialogue interculturel et le développement durable. Loin d’être handicapante, cette nouvelle approche du développement constitue une chance sans précédent pour repenser notre économie, revitaliser le lien social et refonder nos modes de gouvernance. [...]
Toutes les réflexions du Conseil Economique et Social, synthétisées ici, témoignent du fait qu’on ne peut plus segmenter les questions qui se posent à nous, à commencer par celles concernant l’environnement. Une réelle transversalité est à organiser avec de nouveaux outils d’aide à la décision. Ces contributions apportent également la certitude que le développement durable doit s’appuyer sur une solidarité
renforcée, entre les générations et entre les peuples. [...]
Principales propositions :
- TIRER LES CONSÉQUENCES D’UNE RESPONSABILITÉ PLANÉTAIRE
- FAVORISER UNE CROISSANCE DURABLE
- REDÉFINIR LA GOUVERNANCE À TOUS LES NIVEAUX
- PERMETTRE A TOUS LES ACTEURS DE S’INVESTIR EN CRÉANT LES CONDITIONS D’UNE DÉMOCRATIE PLUS
PARTICIPATIVE
- FACILITER LA PRISE EN COMPTE DES OBJECTIFS DU DÉVELOPPEMENT DURABLE PAR LA MOBILISATION DES
MOYENS
Une enquête interne lancée par Terrena, première coopérative en France, a recueilli l'avis de 12% de ces adhérents, soit 3100 personnes.
Deux tendances fortes :
* Des questions sur l'utilité et l'intérêt des OGM
"...66% des agriculteurs interrogés jugent que les cultures OGM ne sont pas nécessaires pour répondre aux besoins croissants de la demande de produits agricoles, et 54% estiment qu'elles représentent un vrai danger pour la diversité des filières et des modes de production..."
* Des doutes sur les objectifs en agriculture biologique fixés par le Grenelle de l'environnement
"...57% des agriculteurs jugent que l'objectif de 6% de la surface agricole utile (SAU) en agriculture biologique d'ici 2020 sera "difficile à atteindre..."
"Selon l'Agence Bio, fin 2006, 11 640 exploitations agricoles engagées dans l'agriculture biologique ont été recensées pour cultiver 552 824 ha, soit 499 589 ha certifiés et 53 235 ha en conversion. Cette superficie représente 2 % de la Surface agricole utile nationale.
En 10 ans, le nombre d'agriculteurs de la filière bio a triplé et les surfaces certifiées ont été multipliées par cinq.
En 2006, 44 % des exploitations bio cultivent des céréales, 65 % ont des surfaces herbagères, 40 % pratiquent l'élevage. Plus d'un quart possèdent un troupeau de vaches laitières ou allaitantes, plus de 40 % ont une activité maraîchère et/ou arboriculture fruitière. 14 % ont des vignes, 13 % des plantes aromatiques ou médicinales.
En 2007, le marché alimentaire issu de l'agriculture biologique a été évalué a près de 1,9 Md d'euros HT. Ce marché enregistre chaque année depuis 1999 une hausse de 9,9 %.
Fin 2006, 5 802 entreprises de transformation, de stockage et de distribution certifiées bio ont été recensées. Plus de 85 %, travaillent dans les filières végétales. 58 % sont des boulangeries. 8 % interviennent dans le secteur de la viande, 3 % dans le laitier." Agence Bio via Campagnes et Environnement
Un encouragement à l’agriculture biologique : La bio voie d’avenir pour 77 % des Français.
L’Agence Bio vient de publier les résultats de son 5ème baromètre annuel.
Les Français affichent un intérêt de plus en plus marqué pour l'agriculture durable et citoyenne.
Plus de 4 Français sur 10 consomment un produit bio au moins une fois par mois.
Ils souhaiteraient avoir des produits bio en restauration hors foyer. Télécharger le dossier de presse de l agence bio (40 pages, format PDF); source : APCE / Conseil Général 07
La collection Insee-Références accueille pour la première fois un ouvrage consacré à l'agriculture.
Sa publication coïncide avec le remaniement en profondeur de la politique agricole commune, confrontée à l'émergence d'autres puissances agricoles, alors même qu'un nouveau cycle de négociations internationales est en cours. De plus, les attentes de la société en matière de préservation de la nature s'expriment de façon croissante.
L'ouvrage éclaire ces nouveaux défis en s'appuyant sur 18 dossiers regroupés en cinq chapitres, l'agriculture française et l'Europe, l'agriculture dans le monde, la Pac et sa réforme, l'agriculture et l'environnement, et enfin les agriculteurs.
18 fiches complètent l'ouvrage par des données chiffrées assorties de commentaires sur les revenus et les financements agricoles, l'utilisation du territoire, les productions.
Est-ce que ça vaut toujours la peine d’acheter ses fruits et légumes « bio » ? Pas toujours... Mais pour les tomates, oui. Il semblerait en effet celles qui sont issues d’une culture biologique soient meilleures pour la santé. Une étude américaine vient de montrer que les tomates bio sont considérablement plus riches en deux flavonoïdes : la quercitine et le kaempferol...
- Source : Nouvel Obs, journal Santé, 06/2007
"Après deux années de recul, les prix agricoles français ont augmenté de 5,2 % en 2006. Sans précédent depuis la fin des années quatre-vingt, cette hausse affecte la plupart des productions et reflète la mutation des marchés internationaux.
Tandis que les prix des céréales et des oléagineux répercutent le recul de la production mondiale et le développement des usages énergétiques, les fruits et légumes flambent sous l’effet des fortes chaleurs de juillet et du temps humide d’août.
Seuls reculent les prix de la betterave sucrière et du lait de vache, par suite des dernières réformes de la Politique agricole commune. Le développement de la consommation dans les pays émergents et l’utilisation croissante de produits agricoles pour les biocarburants pourraient annoncer d’autres hausses au cours des prochaines années.
En outre la montée en puissance de nouveaux pays producteurs fragilise certaines productions françaises comme le vin et la volaille..."
- Jacques Berger, division Agriculture, Insee Première n°1141 - juin 2007 - L'article complet, format PDF