Du citoyen au consommateur, actualité et infos sur le Bio et l'Environnement : Agriculture biologique, alimentation, santé, développement durable, initiative, écologie, énergie alternative, produits naturels, liens pratiques, boutiques et plus...
Sillonnant les régions de France en bicyclette, Antoine Sachs vous propose de découvrir des expériences, des initiatives ou des aberrations environnementales découvert au fil de son périple :
" Le journaliste Antoine Sachs sillonne les routes de France pour traiter de sujets autour du réchauffement climatique. Sa contrainte : son périple ne doit avoir aucun impact sur l'environnement. Ses outils : une caméra, un vélo électrique, une tente. "
A ce jour, une vingtaine de vidéos sont visibles dans la rubrique ma vie sans carbone du site de Libération ou directement sur le blog du journaliste, chroniques sans carbone.
Une façon originale et cohérente de découvrir des alternatives concrètes, loin des grandes réunions et au plus près de la réalité quotidienne de ceux qui inventent le futur sans faire de bruit.
Déchets, le cauchemar du nucléaire est un film d'enquête scientifique, avec comme objectif l'information des citoyens en sortant d'une vision militante, pour ou contre l'énergie nucléaire.
A voir ce soir sur Arte à 20h45 (le 13/10/2009), synopsis du reportage et en DVD :
Les déchets sont le point faible du nucléaire, son talon d'Achille, son pire cauchemar.
Les populations en ont peur, les scientifiques ne trouvent pas de solution acceptable, les industriels tentent de nous rassurer et les politiques évitent le sujet.
Mais, qu'en connaissons-nous exactement ?
Comment les populations peuvent-elles avoir une vision claire d'un domaine couvert depuis toujours par le secret ?
France, Allemagne, Grande-Bretagne, États-Unis, Russie : cette enquête internationale scientifique et politique aborde le sujet tabou du nucléaire par sa zone la plus sombre.
En partant à la quête de « la vérité sur les déchets », ce film a l'ambition de donner enfin à chacun les clefs pour comprendre des choix qui pèsent lourd dans l'avenir de l'humanité.
En lien avec le reportage, le livre déchets : Le cauchemar du nucléaire de Laure Noualhat préfacé par Hubert Reeves :
Savez-vous qu'il n'y a pas eu un mais plusieurs Tchernobyl ?
Que les sites contaminés dans le passé le resteront pendant plusieurs millénaires, défiant par là l'imagination humaine ?
Savez-vous enfin que le retraitement n'existe pratiquement pas dans les faits et que l'industrie nucléaire vous le cache parce qu'elle ne sait pas faire " propre "?
La rigoureuse enquête de Laure Noualhat nous propose un inquiétant voyage dans les poubelles nucléaires du monde entier, d'Hanford, berceau de la première bombe atomique, à l'usine française de La Hague, en passant par les décharges à ciel ouvert des confins de la Sibérie. Au cours de ce long voyage, on découvre avec stupéfaction que cette industrie nucléaire a toujours confisqué aux citoyens le droit de débattre sur le nucléaire et de refuser les déchets. Chaque fois que la société civile a été consultée, le nucléaire n'a pas survécu : serait-il incompatible avec la démocratie ?
Le safran est une épice rare et convoitée, dont la quantité vendue sur le marché est plus de 100 fois supérieur à la production annuelle mondiale... les faux sont nombreux et les arnaques multiples, à l'étranger comme en France.
Envoyé spécial à enquêté sur le safran, du Maroc à la Grèce, de l'Iran à la France pour nous faire découvrir les arcanes de sa production et les pièges de la distribution.
Ce reportage met aussi un avant un renouveau de la production de safran en France, avec une possible AOC dans les années à venir, même si à ce jour celle-ci reste confidentielle avec entre 3 à 5 kilogrammes pour l'ensemble du territoire :
"...la production de safran en France redémarre peu à peu, après avoir complètement disparue pendant un siècle. Certains ont flairé le bon filon. Véronique Lazérat possède dans le Limousin la plus grande safranière de France et parvient, en produisant deux kilos de safran par an, à gagner beaucoup d’argent."
> Le Safran, l'épice la plus convoité du monde, reportage en vidéo, envoyé spécial sur France2, 25/06/2009
On y apprend notamment que le safran se cultive en France depuis longtemps avec un renouveau récent, de préférence dans les régions granitiques avec des sols acides en moyenne montagne, et que cela donne des idées à de nombreux agriculteurs en herbe...
Le plus simple pour en savoir plus sur la culture du Safran, de l'amateur au producteur, c'est de se procurer le livre des chroniques du potager consacré au Safran ou encore Secrets de safranière : L'or rouge de la Font Saint-Blaise (ci-contre).
Pour en savoir plus en ligne sur la culture du safran, à voir les conseils pratiques en image et par étape du site Safran de France, avec au sommaire :
exposition - sol- préparation du sol - plantation - rendement - climat - safranière au fil des saisons - repos végétatif - entretien - ennemis - floraison - récolte - préparation - émondage - séchage - conservation - conditionnement.
- Comment commencer la production de Safran ?
Que ce soit pour tester dans votre jardin ou pour une production plus conséquente, voici quelques pistes pour trouver des bulbes en ligne : Où trouver et acheter des bulbes de crocus sativus ou Safran ?
- Jardinerie Willemse, Bulbes extra de 8/9 cm de circonférence par paquet de 12
- Plantes et Jardins, Bulbes, calibre 8/+ par paquet de 12.
Autres aspects du safran, ses vertus médicinales connus depuis l'antiquité avec un panel de bienfaits à découvrir dans l'ouvrage les vertus du Safran (ci-contre).
Ce jour, dans l'émission de radio service public sur France Inter, le thème et la question était certains scientifiques le recommandent: faut il passer les bébés au bio ?
Isabelle Giordano, qui anime l'émission, avait pour invités :
- Sioux Berger, ournaliste, auteur de Bébés bio recettes et conseils de bien-être
- Professeur Belpomme, professeur de cancérologie au Centre Hospitalier Universitaire Necker-Enfants malades, président de l'ARTAC (Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse)
Fabienne Bartoli, adjointe du directeur général de l’Afssaps
Vous pouvez retrouver l'intégralité de l'émission pendant 10 jours en ligne, et notamment un reportage sur une mère de 2 enfants qui a fait le choix du bio pour ces enfants, dans la limite de son budget.
> Présentation de l'émission et écoute en ligne
"Dix jeunes de 18 à 30 ans sont « les envoyés spéciaux » de France 5 afin de valoriser et donner en exemple les meilleures initiatives européennes liées à l’environnement.
lls sillonnent l’Europe pendant 33 jours à la recherche des initiatives les plus étonnantes, les plus innovantes liées à l’environnement..."
Samedi prochain sera le dernier volet de la saison 1 de report terre, avec la synthèse des 11 émissions et la conclusion de toutes les expérimentations et rencontres...
Vous pouvez également retrouver toutes les étapes et les acteurs de cette émission qui incite à la découverte et au partage des expériences positives à travers l'Europe avec en toile de fond l'environnement et le développement durable pour tous.
* Yolaine de la Bigne Auteur de six livres, Yolaine de la Bigne sait dénicher et observer les nouvelles tendances de la société. Fervente militante, elle s'implique dans des causes essentielles, dont l'écologie.
Organisatrice depuis 3 ans de la fête de nature ou Fête Nat', un évènement que se déroule à Paris pour les amoureux de la nature et sur le thème de la sauvegarde de l'environnement.
Elle vient y présenter son agenda vert 2009, plein d'adresses, de tuyaux sur l'environnement, simples, drôles, étonnants ou sérieux et des trucs économico-écolo-rigolo pour la vie de tous les jours...
Enfin, elle présente également la première revue (bimestrielle) gratuite, Neo-Planète, de l'environnement qui aborde les facettes du développement sous un aspect positiviste et joyeux, se revendiquant d'une denrée de plus en plus rare, l'optimisme.
* Patricia Beucher
Une amoureuse des jardins et de toutes les initiatives sociales réjouissantes...
A été abordé avec elle, les logements sociaux et écologiques du complexe économico-social du Chênelet
En voici une : "Les maisons écolos..." Cette entreprise, leader du marché de la palette dans la région de Landrethun le Nord (62), construit aussi des maisons écologique en bois et briques crues.
Le centre Chênelet est une centre de formation avec plus de 1200 stagiaires à ce jour et une entreprise qui embauche 40 personnes.
12 logements à Saint-Denis et des études en cours à Loos en Gohelle sur la base de leur concept.
> En savoir plus via le site Internet du Chênelet avec la date des prochaines visites
"Ce qui est essentiel pour nous c’est le projet social qui a conduit à la construction de ces maisons, en réponse à la crise du logement et aux coûts prohibitifs des charges". Régine Pattyn
* Pour terminer, Pascale Bellier évoque son expérience de vit en solitaire dans l'ile aux moutons, gardienne bénévole pendant 1 mois en Bretagne.... dont elle a écrit un livre, seule avec les oiseaux.
Le bio au banc d'essai, un reportage de 43 minutes réalisé Peter Podjavorsek ce soir à 22h30 sur Arte.
Rediffusion : le 18 octobre 2008 à 10:35 et le 29 octobre 2008 à 02:00
"Face à l'explosion du marché bio, comment les producteurs arrivent-ils à répondre à la demande ? Enquête auprès d'agriculteurs et de spécialistes.
Le commerce des produits biologiques connaît actuellement une expansion phénoménale en Europe : le nombre de supermarchés bio ne cesse d'augmenter et même les magasins discount s'y mettent. La demande toujours plus forte pousse les agriculteurs à produire plus, mais à quel prix ?
Les animaux semblent souffrir de cette nouvelle donne : des vaches victimes d'inflammation des pis et à qui on ne peut administrer que très peu d'antibiotiques, des poulets adoptant des comportements névrotiques car l'espèce n'est plus habituée à la vie en enclos extérieur... Des études montrent que ces exemples ne sont pas des cas isolés. De plus, les conditions d'hygiène idéales à l'élevage coûtent cher et demandent davantage de travail aux fermiers déjà débordés. Pour les producteurs de fruits et légumes aussi, le bio implique des contraintes très strictes et il est désormais clair que ce mode d'exploitation ne repose plus simplement sur un savoir-faire ancestral et traditionnel : les procédures mises au point par la recherche sont précises, et les contrôles fréquents.
L'explosion de la demande et la loi du marché apportent des exigences nouvelles de rendement et d'efficacité. Ainsi, les critères de conformité ont été un peu assouplis, au risque que le bio ne le soit plus totalement : par exemple, l'ajout de compléments alimentaires tels que le soja, possiblement issu d'OGM, est désormais autorisé par les normes européennes.
Tout au long de son film, Peter Podjavorsek pose les vraies questions : le bio est-il vraiment meilleur pour la santé ? a-t-il meilleur goût ? est-il vraiment bio ? peut-on produire du bio pour tous ? Les réponses sont parfois surprenantes..." via Arte TV
Le site Internet France Diplomatie à travers le magazine labe propose un dossier qui présente notamment les initiatives françaises.
Au sommaire :
* L’engagement de la France en faveur du développement durable
* La France s’engage pour la planète
* La planète bleue en péril
* SOS espèces en voie de disparition
* Langues en danger
* Initiatives pour un monde durable
* L’avenir passe par l’éducation
* La nécessité d’agir
* Pistes pour une agriculture durable
* Nicolas Hulot : la défense de la planète tous azimuts
* Pour un tourisme écologique
* Le Comité français de l’Union mondiale pour la nature, un acteur essentiel
Le bio est tendance, mais tout ce qui est bio est-il bon ?
Pour la santé, pour le palais, pour le porte monnaie ?
Hélène Le Héno et Laurence Wittner ont décidé de répondre à cette question, en s'appuyant sur les avis d'un jury d'experts, basés sur des critères professionnels et objectifs.
Commerce bio et équitable, enjeux et dérives : un hors-série de Politis.
"Ce numéro consacré aux alternatives à la grande distribution et à l'agroalimentaire industriel analyse l'évolution de l'agriculture biologique et du commerce équitable, dont les termes sont détournés et récupérés à des fins mercantiles.
En ouverture, une enquête explore les enjeux que recouvrent les multiples labels, certifications et autres garanties dans la bio et le commerce équitable. Le commerce équitable et l'agriculture biologique sont devenus indissociables, Christian Jacquiau, l'auteur des Coulisses du commerce équitable (Fayard), nous livre son analyse.
Ce numéro met l'accent sur ces réseaux alternatifs réunissant Amap, paysannes, organisations de l'agriculture biologique et de commerce équitable qui travaillent avec les collectivités.
« Vins bio, ça sent le soufre ! » Une enquête exclusive menée sur les vins bio montre que ceux-ci ne garantissent aucun contrôle sur les processus de vinification.
Une nouvelle réglementation européenne sur la bio constitue un enjeu important en 2008 et est au coeur des débats dans ce numéro.
Enquête et reportage sur la préservation et la certification des semences. Zoom sur Kokopelli, l'association française créée en 1999 qui distribue des semences issues de l'agriculture biologique et biodynamique.
L'Espagne, premier producteur européen d'OGM, est aussi le pays ou l'agriculture bio disparaît.
Quels sont les véritables fondateurs du commerce équitable ? On sait peu que des ONG de solidarité internationale sont à l'origine du commerce équitable en France. Enquête sur ces ONG et histoire de ce mouvement."
Samedi 19 avril, l'émission rue des entrepreneurs a évoqué à nouveau le problème mondial de la production agricole et de la consommation alimentaire, avec un sujet actualisé et un titre des plus inquiétants : La vraie menace de la famine !
Présentation de l'émission :
"Nous râlons, à juste titre, chez nous contre la hausse des produits alimentaires. Ce n’est pas drôle tous les jours pour tout le monde, mais nous mangeons… pour l’instant !
Parce qu’il suffit de regarder une carte du monde en écoutant les infos, à la radio.
Au Burkina Faso, ou au Cameroun, à au Sénégal ou en Côte d’Ivoire, en Égypte, mais aussi au Mexique, au Pakistan, aux Philippines ou au Bengladesh… sans parler de tous les autres, les manifestations et les arrestations se succèdent.
À cause de la vie chère, à cause de la flambée des prix du riz, du blé, du maïs, de l’huile, du lait, du savon… Que se passe-t-il ?
Illustration parfaite des nouveaux enjeux alimentaires, l’exemple du « surimi » : l’offre, cette année, sera inférieure de 20% par rapport aux besoins.
Les quotas de pêche du colin d’Alaska ont baissé pour protéger l’espèce. Mauvaise pêche de chinchard au Chili pour des raisons climatiques.
Les pêcheurs ont freiné leurs sorties à cause de l’augmentation du gazole. Résultat : le prix de la matière première depuis le début de l’année a augmenté de 70%. Les stocks mondiaux sont au plus bas alors que la demande explose, venant d’Asie notamment.
Enfin, la concurrence entre fabricants de surimi et industriels de poissons congelés s’accroît. Une raison de plus pour faire monter les prix.
Nous sommes aujourd’hui plus de six milliards sur la Terre, et nous serons 9 milliards dans 40 ans.
D’où viendra la subsistance de la Chine, de l’Inde, de l’Afrique, par exemple, alors que le climat change, que les fleuves s’amenuisent, que les déserts se développent, que les transports coûtent plus cher ?"
L'émission Service Public sur France Inter propose deux émissions, écoutable en ligne ou à écouter sur les thématiques du développement durable ert du bio dans les cosmétiques :
> lundi 7 avril 2008 Comment le consommateur peut agir pour le développement durable, à l'occasion de la fin de la semaine du développement durable, avec pour invités :
Michel Ricard
président du conseil national du développement durable et président du comité national français de la décennie des Nations Unies pour l’éducation en vue du développement durable
Elisabeth Laville
qui a lancé, il y a 15 ans, la première agence en France spécialisée dans le conseil en développement durable auprès des entreprises "Utopies", elle a crée "Graines de Changement" et de "mescoursespourlaplanete.com"
programmation musicale
Le reportage
Comment agissons-nous au quotidien pour préserver la planète ?
Sommes nous de bons éco-citoyens ?
Quelle conscience avons-nous, au jour le jour, de notre consommation d'énergie, de la conséquence de nos achats ou de la manière dont nous trions les déchets... ?
> Mardi 8 avril La cosmétique bio : Comment s’y retrouver dans tous les labels, quel crédit y apporter ?
avec Valérie Lemaire et Bernard Chevilliat
Le reportage
Sophie MACHETEAU propose des ateliers où l'on apprend à faire ses propres produits de beauté bio.
En quatre heures, pour une participation de 60 à 80 euros (selon les produits utilisés), elle vous apprend à faire du savon, du shampoing, du dentifrice, du parfum, du rouge à lèvre, ombre à paupières, fond teint, lait de corps, démaquillant.... Elle a également publié un livre 90 recettes de beauté bio à faire soi-même : 100 % glamour, 100 % gourmandes, 100 % naturelles.
Une série d'interview dans un magasin bio, pour tenter de connaître un peu mieux les motivations des consommateurs et clients de produits biologiques...
Episode 3: "Pas assez de produits bio ET équitable..."
Quand un consommateur légèrement ironique teste les produits biologiques... manque d'humour et caricature ou réelle vision par la majorité des consommateurs des produits bio ?
Extrait du reportage "le monde selon monsanto" et commande en ligne via Arte VOD
"Fruit d’une enquête exceptionnelle de trois ans sur trois continents, ce livre reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète.
Il paraît en parallèle de la diffusion d'un documentaire exceptionnel, réalisé par l'auteur et produit par Arte (diffusion le 11 mars 2008 à 20h30).
Implantée dans quarante-six pays, Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle avec la production de PCB (pyralène), d’herbicides dévastateurs (comme l’agent orange pendant la guerre du Viêt-nam) ou d’hormones de croissance bovine et laitière (interdites en Europe).
Depuis sa création en 1901, la firme a accumulé les procès en raison de la toxicité de ses produits, mais se présente aujourd’hui comme une entreprise des « sciences de la vie », convertie aux vertus du développement durable. Grâce à la commercialisation de semences transgéniques, elle prétend vouloir faire reculer les limites des écosystèmes pour le bien de l’humanité. Qu’en est-il exactement ? Quels sont les objectifs de cette entreprise, qui, après avoir longtemps négligé les impacts écologiques et humains de ses activités, s’intéresse tout à coup au problème de la faim dans le monde au point de se donner des allures d’organisation humanitaire ?
Fruit d’une enquête exceptionnelle de trois ans qui a conduit Marie-Monique Robin sur trois continents (Amérique du Nord et du Sud, Europe et Asie), ce livre retrace l’histoire fort mal connue de la compagnie de Saint-Louis (Missouri).
S’appuyant sur des documents inédits, des témoignages de victimes, de scientifiques ou d’hommes politiques, le livre reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu le premier semencier du monde.
Et il révèle notamment le rôle joué par Monsanto dans le formidable tour de passe-passe qui a permis l’extension planétaire des cultures OGM sans aucun contrôle sérieux de leurs effets sur la nature et la santé humaine."
Reportages, dossiers thématiques, interview et compilation des émissions de Radio France sur le thème du goût, de l'agriculture à la gastronomie en passant par les habitudes alimentaires...
En cherchant un peu à travers les rubriques, la recherche n'est pas le point fort du site, vous trouverez notamment un dossier complet de 2005, la crise d'ado du bio, dont voici l'introduction :
"Pour la première fois, le bio sort de son ghetto au Salon International de l’Agriculture à partir de samedi. Alors que le secteur attire de plus en plus de consommateurs, la production a du mal à décoller. Nouveautés, recherche, formation, santé, gros plan sur une filière qui cherche à grandir…
Cette année, le bio s’émancipe au Salon de l’agriculture (...). Fini le marché bio de ces dernières années. Les visiteurs s’y retrouveront par productions, par régions et grâce à un pôle institutionnel de l’Agence bio.
Selon une récente enquête de CSA pour cette agence, près de la moitié des personnes interrogées (44%) ont consommé bio en 2004, contre 37% en 2003. Les fruits, les légumes, les œufs et le pain sont les aliments les plus prisés. Mais le marché français n’arrive pas à satisfaire cette demande et doit importer la moitié des produits.
Après une dizaine d’années de développement, le bio vit un tournant, tiraillé entre ses atouts pour la santé et l’environnement et ses difficultés économiques et de production. Malgré des formations de plus en plus nombreuses, les conversions stagnent. Le manque de moyens pour la recherche, l’organisation de la filière et la baisse des subventions sont quelques unes des explications."
Documentaire de Marie-Monique Robin (France, 2007, 1h48mn)
Coproduction : ARTE France, Image et Compagnie, Productions Thalie, Office National du film du Canada, WDR "Je n’ai jamais vu une société qui ait une influence aussi déterminante et à un niveau aussi élevé sur les autorités gouvernementales en charge de la réglementation que Monsanto avec ses OGM."(l’essayiste Jeremy Rifkin)
"Monsanto, multinationale américaine née en 1901 à Saint-Louis, dans le Missouri, et d’abord spécialisée dans l’industrie chimique, est devenue en un peu plus d’un siècle le leader mondial des biotechnologies, en particulier sur le marché des organismes génétiquement modifiés (OGM). Elle détient les brevets de 90 % du maïs, du soja, du colza, ou du coton transgéniques cultivés dans le monde. Par le biais de rachats successifs, elle est en train de devenir le premier semencier de la planète et à terme, c’est la chaîne alimentaire toute entière qu’elle pourrait contrôler. Mais c’est d’abord avec le Round Up, son herbicide "total" (longtemps estampillé "biodégradable") qu’elle a commencé, à partir de 1974, à conquérir le monde. On lui doit aussi des produits aussi variés que le terrible Agent Orange, massivement déversé sur le Viêt-nam par l’armée américaine, les PCB (pyralène en France, interdit au début des années 80), l’aspartame ou les hormones de croissance (interdites en Europe et au Canada). Monsanto, avertit Marie-Monique Robin, est l’une des entreprises "les plus controversées de l’ère industrielle". "Nourriture, santé, espoir" : sur son site, la firme de Saint-Louis promet une agriculture durable, aux rendements supérieurs, respectueuse de l’environnement. Journaliste d’investigation chevronnée, couronnée du Prix Albert-Londres en 1995, la réalisatrice a décidé de juger sur pièce, y compris en explorant le passé de l’entreprise. Sa première étape la mène à Anniston, en Alabama, où 40 % de la population, majoritairement noire, souffre de cancer. En 2002, Monsanto a été condamnée par la justice à lui verser 700 millions de dollars pour avoir dissimulé pendant des décennies la dangerosité des PCB…
Cobayes Implacablement, d’Anniston jusqu’au Paraguay en passant par l’Inde, la Grande-Bretagne ou le Mexique, Marie-Monique Robin collecte des faits aussi alarmants qu’irréfutables et démonte point par point le discours de Monsanto. Elle démontre que, dans le dossier des OGM, les réglementations américaine et européenne ont été directement influencées, sans validation scientifique valable, par des alliés de la firme placés à des postes-clé au sein d’une administration tout sauf indépendante. Elle expose les stupéfiantes méthodes utilisées par la multinationale pour discréditer ses adversaires, mais aussi intimider les agriculteurs à domicile. Elle laisse entrevoir enfin la catastrophe en germe dans les visées hégémoniques de Monsanto sur les semences du monde, dont les paysans indiens ou paraguayens subissent aujourd’hui les conséquences. "On ne devrait pas utiliser les citoyens comme des cobayes." Pour avoir exprimé ses inquiétudes à propos des OGM sur un plateau de la BBC, le biologiste Arpad Pusztaï fut licencié du jour au lendemain. Quelques années plus tard, Le monde selon Monsanto donne une ampleur planétaire à cet avertissement."
"Une dénonciation des biocarburants", tel est le sous-titre du nouveau livre de Fabrice Nicolino annonce clairement le contenu du livre.
Les biocarburants sont une formidable trouvaille... mais pour qui ?
Dans le monde entier, usines et raffineries poussent comme des champignons après la pluie. Le blé, le colza, le tournesol chez nous, le palmier à huile, la canne à sucre, le soja ou le maïs dans les pays du Sud servent désormais à remplacer le pétrole. Une bonne nouvelle ? Pas vraiment, montre l'auteur. De l'Indonésie au Brésil en passant par le Cameroun, les forêts sont dévastées pour laisser place à ces nouvelles cultures. La demande indécente du Nord qui veut continuer à rouler quoi qu'il en coûte fait exploser les prix de certains produits agricoles de base... dans un monde qui compte un milliard d'affamés.
Et le comble, c'est que les biocarburants aggravent la crise climatique au lieu de la résoudre... Une enquête passionnante ! Par l'auteur avec François Veillerette de l'excellent livre Pesticides.
Fabrice Nicolino a écrit le livre de référence sur les "biocarburants". Parfois avec la verve du pamphlétaire, mais toujours très argumenté. Un livre aux antipodes du discours officiel sur les vertus écologiques de ces nouveaux carburants.
En France, le lobby de l'agriculture industrielle, activement soutenu par l'Etat, cherche depuis la réforme de la politique agricole commune européenne en 1992 de nouveaux débouchés pour ses productions de masse. Le boom des biocarburants relance aussi la machine à engrais et à pesticides.
Ailleurs dans le monde, c'est bien pire. De l'Indonésie au Brésil en passant par le Cameroun, les rares forêts tropicales intactes sont dévastées pour laisser place à ces nouvelles cultures. La demande indécente du Nord, qui veut continuer à rouler quoi qu'il en coûte, fait exploser le prix de certains produits de base : dans un monde qui compte près d'un milliard d'affamés permanents, le système industriel préfère donc l'automobile au droit pourtant imprescriptible de manger à sa faim.
Et le comble, c'est que les biocarburants ne sont nullement écologiques. Ils contribuent au dérèglement climatique comme le montre de très nombreuses études. Ce livre dévoile une mystification complète. Et il dénonce ses profiteurs, plus nombreux qu'on ne le croit. Car derrière l'automobile individuelle, il y a nous.
Un livre essentiel pour que cette catastrophe annoncée et déjà commencée n'ait pas lieu..."
Le développement de la société "techno-marchande" ne se fait pas sans que chaque jour de nouveaux dangers soient identifiés qui menacent les êtres vivants.
Et, s’il est devenu courant d’admettre que la prolifération des dispositifs technologiques ne va pas sans risques, il est en revanche toujours difficile de savoir comment prévenir ces risques.
Une des plus importantes difficultés réside sans doute dans le fait que ces dispositifs supportent généralement la croissance économique, fondement du fonctionnement des sociétés occidentales. Ainsi toute alerte qui vise à prévenir un risque sanitaire ou écologique engendre simultanément le risque de freiner l’essor de produits qui soutiennent des marchés desquels dépend la vitalité d’institutions économiques dont nombreux sont ceux qui veulent croire qu’elles sont, à travers le travail qu’elles offrent, le garant de notre prospérité et de notre bien-être.
"Alerte à Babylone", en examinant une série de problématiques actuelles, entend moins recenser les grands dangers qui nous assaillent que d’actualiser le constat depuis longtemps entrevu de l’artificialisation de la vie ; ce processus ne pouvant que s’accompagner du contrôle toujours plus poussé des organismes vivants et de leur enfermement social.
Avec les interventions (dans le film) de :
Susan et Arpad Pusztaï, toxicologues congédiés du Rowett Institute (Ecosse),
Vassili Nesterenko, Directeur du laboratoire indépendant Belrad, oeuvrant aux soins auprès des populations contaminées par les nouvelles conditions de vie autour de Tchernobyl,
Martin Hirsch, Directeur Général de l¹Agence Française de Sécurité Sanitaire et Alimentaire (AFSSA),
Gilles-Eric Séralini, membre de la Commission du Génie Biomoléculaire et Directeur scientifique du Comité de Recherche et d¹Information Indépendantes sur le génie génétique (CRII-GEN),
Gilles Heriard-Dubreuil, Président de Mutadis, entreprise privée de gestion sociale du risque,
Jean-Michel Truong, romancier, entrepreneur,
Charles Pilet, ancien Président de l’Académie de Médecine
Claude Bourguignon, agronome indépendant,
André Cicolella, Président de la Fondation Sciences Citoyennes,
Jacques Philipponneau, Editions de l¹Encyclopédie des Nuisances,
Jean-Pierre Berlan, Directeur de Recherche placardisé à l’Institut National de Recherche Agronomique (INRA),
Eric Alt, magistrat, membre du Syndicat de la Magistrature,
Pierre Boussange, Maria, Alain et Denis, activistes écologiques et anarchistes,
Claude Birraux, Vice-Président de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques,
Frédérick Lemarchand, Socio-anthropologue du risque, Université de Caen,
PMO (Pièces et Main d’Oeuvre), groupe de citoyens en lutte contre le diktat du technopôle grenoblois.
Un reportage d’Antoine Chao via la-bas.org. Portrait de Bruno, paysan maraîcher bio installé depuis deux ans à Noaillan en Gironde.
Retour à la terre d’un travailleur social.
Ecouter l'émission (France Internet, le 15/10/2007) :
> Livres en liens :
- La forteresse agricole de Gilles Luneau :
Pour la première fois, une investigation journalistique radiographie ce que d'aucuns surnomment, sans doute par analogie avec la forteresse ouvrière, surnom donné jadis par Jacques Frémontier à la régie Renault, la Forteresse agricole : la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), le plus puissant syndicat paysan de ce pays. A travers son histoire ancienne, récente et actuelle, c'est plus d'un demi-siècle de politique agricole qui se trouve évoqué. Un livre exhaustif et parfois explosif, pour l'inauguration du Salon de l'Agriculture 2003.
- Qu’est-ce que la confédération paysanne ? par le Collectif Archipel :
Aujourd'hui comme hier, l'agriculture est la première activité humaine dans le monde. Au cœur des usages industriels et productivistes imposés par les multinationales, la Confédération paysanne entend promouvoir des pratiques paysannes respectueuses des hommes et de leur environnement. Loin d'une cogestion trompeuse, elle lutte pour sortir la profession agricole d'un corporatisme étroit et redonner aux travailleurs de la terre, par une solidarité retrouvée, la dignité de leur métier. Être auprès des paysans dans leurs difficultés quotidiennes et infléchir un ordre social mondialisé injuste envers les plus démunis : tel est le sens fondamental de son action, tant locale que globale. Parce qu'un autre monde est encore possible.
- Les paysans sont de retour de Silvia Pérez-Vitoria :
On a parlé de la "fin des paysans" mais ils sont toujours là et, aujourd'hui encore, ils représentent la moitié de l'humanité. Les paysans sont de retour revisite l'histoire de la paysannerie, et montre comment elle a su préserver, partout dans le monde, des valeurs de solidarité et d'équilibre écologique, malgré les ravages sociaux et environnementaux provoqués par l'industrialisation de l'agriculture. Situés aux avant-postes des grands problèmes que traverse la planète : chômage, environnement, santé, les paysans font des propositions et mettent en place des alternatives. C'est à eux que Silvia Pérez-Vitoria dédie sa passionnante étude démontrant que le retour des paysans constitue une véritable chance pour nos sociétés.