Production

La famine menace le monde ?

PodcastSamedi 19 avril, l'émission rue des entrepreneurs a évoqué à nouveau le problème mondial de la production agricole et de la consommation alimentaire, avec un sujet actualisé et un titre des plus inquiétants : La vraie menace de la famine !

Présentation de l'émission :

"Nous râlons, à juste titre, chez nous contre la hausse des produits alimentaires. Ce n’est pas drôle tous les jours pour tout le monde, mais nous mangeons… pour l’instant !

Parce qu’il suffit de regarder une carte du monde en écoutant les infos, à la radio.
Au Burkina Faso, ou au Cameroun, à au Sénégal ou en Côte d’Ivoire, en Égypte, mais aussi au Mexique, au Pakistan, aux Philippines ou au Bengladesh… sans parler de tous les autres, les manifestations et les arrestations se succèdent.
À cause de la vie chère, à cause de la flambée des prix du riz, du blé, du maïs, de l’huile, du lait, du savon… Que se passe-t-il ?

Illustration parfaite des nouveaux enjeux alimentaires, l’exemple du « surimi » : l’offre, cette année, sera inférieure de 20% par rapport aux besoins.

Les quotas de pêche du colin d’Alaska ont baissé pour protéger l’espèce. Mauvaise pêche de chinchard au Chili pour des raisons climatiques.

Les pêcheurs ont freiné leurs sorties à cause de l’augmentation du gazole. Résultat : le prix de la matière première depuis le début de l’année a augmenté de 70%. Les stocks mondiaux sont au plus bas alors que la demande explose, venant d’Asie notamment.
Enfin, la concurrence entre fabricants de surimi et industriels de poissons congelés s’accroît. Une raison de plus pour faire monter les prix.

Nous sommes aujourd’hui plus de six milliards sur la Terre, et nous serons 9 milliards dans 40 ans.
D’où viendra la subsistance de la Chine, de l’Inde, de l’Afrique, par exemple, alors que le climat change, que les fleuves s’amenuisent, que les déserts se développent, que les transports coûtent plus cher ?"

- Présentation de l'émission et de ses invités
- Ecoute direct en ligne de l'émission (format RealPlayer)

Fonds avenir bio : appel à projet

Agence bio Fonds de structuration des filières issues de l’agriculture biologique
dénommé "Avenir Bio" : un appel à projet est lancé, avec pour échéance le 5 mai prochain.

Contexte, objectif et porteurs de projet visés, voici les grandes lignes extraites de l'appel à projet :

Pourquoi un tel fond de structuration ?

"Le fonds a vocation à contribuer au développement du secteur de l’agriculture biologique
en France actuellement caractérisé en particulier par :
- l’atomisation de la production ;
- un tissu d’entreprises de conditionnement et de transformation très variées dont un peu
du quart est spécialisé dans le secteur biologique alors que 40 % d’entre elles dégagent
moins de 5 % de leur chiffre d’affaires avec l’activité bio ;
- des filières courtes ou longues, allant de la vente directe du producteur aux consommateurs
des circuits impliquant de nombreux intermédiaires ;
- des coûts de collecte et des frais de transformation des matières premières généralement
élevés, les initiatives d’organisation économique prises au cours de ces dernières
n’étant pas encore assez nombreuses ;
- une offre insuffisante en France dans un contexte de forte croissance de la demande."

Quel est l'objectif de l'appel à projet ?

" Les objectifs du fonds sont donc de soutenir des initiatives en vue de :

- développer une offre de produits biologiques pour satisfaire les demandes
consommateurs exprimées dans tous les circuits de distribution ainsi que dans la restauration
collective en particulier par : des conversions à l'agriculture biologique, la diversification des produits et des débouchés, l'élévation durable du taux de valorisation des produits de base en bio ;

- créer des économies d’échelle et optimiser les circuits de collecte ou de transformation
permettre une maîtrise de prix favorable au comportement d’achat des consommateurs
collectivités ainsi qu’une juste rémunération des producteurs ;

- amener un développement le plus harmonieux possible de l'offre et de la demande produits biologiques en France avec des engagements réciproques, sur plusieurs années, des opérateurs pour sécuriser à la fois les débouchés pour les producteurs approvisionnements pour les transformateurs et les distributeurs."

Qui peuvent être les porteurs de projet ?

" Quatre catégories d’acteurs des filières issues de l’agriculture biologique peuvent présenter des
projets :

- entreprises implantées en France,

- organisations de producteurs reconnues,

- associations à caractère interprofessionnel spécialisées dans l’agriculture biologique,

- structures professionnelles fédérant des entreprises ou organisations économiques dans le
cadre de projets spécifiques.

Dans tous les cas, les projets devront concerner les acteurs d’amont et d’aval et comporter des
engagements contractuels précis et réciproques "du porteur" et de l'ensemble des partenaires. "

> Télécharger l'appel à projet (format PDF)
- Le communiqué sur le site de l'Agence Bio

Travailler dans le bio, des métiers d'avenir ?

BioTravailler dans l'agriculture biologique

"De l'amont à l'aval, la filière bio s'active, même si elle accuse un certain retard par rapport à d'autres pays européens.
L'agriculture biologique française se situe au treizième rang des pays européens, loin derrière l'Autriche ou l'Allemagne, avec plus de 11 300 exploitations, soit plus de 1,7 % des surfaces cultivées.
En 2003, la croissance du marché bio a cru de 6 % à 9 %, contre environ 20 % par an les années précédentes, sous la poussée des crises alimentaires successives. Côté consommation, 57 % des ménages ont acheté au moins un produit bio en 2003 (source : institut TNS Media Intelligence).
A titre de comparaison, ils étaient 80 % en Grande-Bretagne. Et Biocoop, le premier réseau de magasins bio en France, compte 230 points de vente début 2004, contre 187 en 2003..."

> La filière bio : quel avenir ? un dossier de France 5

Vocation, emploi et compétences dans le bio

Revue de presseLe Parisien du 3 mars dernier a consacré un dossier au bio et à son économie, de l'emploi aux compétences en passant par le recrutement :

* La filière des produits bio suscite des vocations par Stéphane Régy
"Encore minoritaire au sein du secteur alimentaire, l'agriculture biologique grignote chaque année de nouvelles parts de marché. Et crée des emplois..."

* Les articles en complément du dossier bio et économie du Parisien :
- Le secteur emploie déjà 50 000 personnes
- Des métiers qui demandent des convictions
- Les agriculteurs bio freinés dans leurs recrutements
- Bonneterre : une chaîne de compétences

OGM et Bio : les agriculteurs ont des doutes

Bio StatistiquesUne enquête interne lancée par Terrena, première coopérative en France, a recueilli l'avis de 12% de ces adhérents, soit 3100 personnes.

Deux tendances fortes :

* Des questions sur l'utilité et l'intérêt des OGM
"...66% des agriculteurs interrogés jugent que les cultures OGM ne sont pas nécessaires pour répondre aux besoins croissants de la demande de produits agricoles, et 54% estiment qu'elles représentent un vrai danger pour la diversité des filières et des modes de production..."

* Des doutes sur les objectifs en agriculture biologique fixés par le Grenelle de l'environnement
"...57% des agriculteurs jugent que l'objectif de 6% de la surface agricole utile (SAU) en agriculture biologique d'ici 2020 sera "difficile à atteindre..."

- Source : OGM - Une enquête révèle la prudence des agriculteurs, Terre-Net

- Consultation des agriculteurs de Terrena : les résultats
(format PDF)

Le monde selon Monsanto

Monde_monsantoLe monde selon Monsanto, de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien : une enquête de Marie-Monique Robin.

Vous pouvez revoir l'émission sur Internet ou commander le reportage...

"Fruit d’une enquête exceptionnelle de trois ans sur trois continents, ce livre reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète.

Il paraît en parallèle de la diffusion d'un documentaire exceptionnel, réalisé par l'auteur et produit par Arte (diffusion le 11 mars 2008 à 20h30).

Implantée dans quarante-six pays, Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle avec la production de PCB (pyralène), d’herbicides dévastateurs (comme l’agent orange pendant la guerre du Viêt-nam) ou d’hormones de croissance bovine et laitière (interdites en Europe).
Depuis sa création en 1901, la firme a accumulé les procès en raison de la toxicité de ses produits, mais se présente aujourd’hui comme une entreprise des « sciences de la vie », convertie aux vertus du développement durable. Grâce à la commercialisation de semences transgéniques, elle prétend vouloir faire reculer les limites des écosystèmes pour le bien de l’humanité. Qu’en est-il exactement ? Quels sont les objectifs de cette entreprise, qui, après avoir longtemps négligé les impacts écologiques et humains de ses activités, s’intéresse tout à coup au problème de la faim dans le monde au point de se donner des allures d’organisation humanitaire ?

Fruit d’une enquête exceptionnelle de trois ans qui a conduit Marie-Monique Robin sur trois continents (Amérique du Nord et du Sud, Europe et Asie), ce livre retrace l’histoire fort mal connue de la compagnie de Saint-Louis (Missouri).
S’appuyant sur des documents inédits, des témoignages de victimes, de scientifiques ou d’hommes politiques, le livre reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu le premier semencier du monde.
Et il révèle notamment le rôle joué par Monsanto dans le formidable tour de passe-passe qui a permis l’extension planétaire des cultures OGM sans aucun contrôle sérieux de leurs effets sur la nature et la santé humaine."

> Le monde selon Monsanto : de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien, un livre-enquête de Marie-Monique Robin


Revue de Web
- OGM: quand Monsanto sème la terreur, rue89
- Marie-Monique Robin : «Ne pas prendre les informations scientifiques pour argent comptant», Mediapart
- Monsanto : SOS entreprise mortelle, Bakchich
- «La mise sur le marché des OGM ne repose sur aucune donnée scientifique préalable», Chat Libération
- OGM: enquête sur la stratégie de Monsanto, GEOmagazine
- OGM, Ce qu'on ne vous dit pas sur les OGM

OGM, de "véritables éponges à pesticides"

OGM : " la pharmacie en plein champ me pose un gros problème"
XXI, un nouveau magazine, a interviewé Gilles-Eric Séralini, professeur des universités en biologie moléculaire et chercheur à Caen à propos des OGM... il les qualifie notamment de "véritable éponges à pesticides", extrait :

"Vous dites qu'il ya de plus en plus de pesticides dans les régions où l'on cultive des OGM : pour quelle raison ?

GES: Il est crucial de comprendre que le suel objectif des OGM est de valoriser les pesticides. Je vous donne un exemple : le soja au Roundup, qui est le principal OGM. Avant il fallait veiller à ce que le pesticide répandu pour éliminer les "mauvaises herbes" ne tue pas le soja.
Monsanto a fabriqué un soja OGM qui réussit à vivre en présence du Roundup. C'est gagnant-gagnant. Les ventes de Roundup, herbicide qui appartient à Monsanto, ont explosé.
On raconte au public que les OGM permettent de ne plus se servir de pesticides, alors qu'on en a jamais autant utilisé. En vérité, on n'évite que les pesticides des concurrent."
> La totalité de l'interview de Gille-Eric Séralini, à lire dans XXI

> Pays producteurs d'OGM (cliquez pour agrandir)

Ogm_monde

En lien
- OGM dans l'encyclopédie Wikipedia
- Tag Delicious et OGM
- Tous les livres sur les OGM ?

Consommateur cherche producteur

Etal"Le marché du Bio connait une ascension remarquable et la demande devient de plus en plus importante.
Cependant les consommateurs ne trouvent pas suffisamment de producteurs ce qui a court terme profite surtout aux très gros distributeurs qui n’ont pas attendus pour imposer sur leurs gondoles des produits Bio à leurs marques.

En soit ceci pourrait être pas mal, et même si le marketing est plus important que la préoccupation écologique, je les en félicite un tant soit peu. Ce qui me gène le plus c’est que ces gros distributeurs vont chercher le Bio à l’étranger, en Espagne principalement, où les producteurs ont très rapidement su se reconvertir. On peut également trouver de plus en plus souvent des produits Bio venant de Chine, labellisés par Ecocert.

Depuis des années consommateurs et producteurs critiquent les modes de production chinois, mais n’ont jamais pris en compte que ces derniers pouvaient très rapidement se recycler, faire des efforts, faire des progrès, faire de la plus value ! Et c’est ce qui commence à se faire de plus en plus sérieusement. De nombreux producteurs chinois se mettent aux normes,augmentent leurs prix ... les producteurs français, s’ils ne réagissent pas très vite, vont vraiment avoir du mal à rattraper le retard au delà des marchés locaux.

Il y a donc un marché, la France compte tout de même beaucoup d’agriculteurs, il semblerait même que le gouvernement y tienne ... Alors que se passe t-il ?

Le marché bio explose, la demande des consommateurs se fait de pus en plus pressante et le Grenelle de l’environnement affiche l’ambition d’atteindre 20 % de production bio d’ici 2020.
Pourtant, nous pouvons remarquer que depuis 2004, le nombre de fermes biologiques stagne, voire régresse, les installations et les conversions ne compensant pas les départs en retraite.

Il faudrait une véritable prise en compte du bio dans l’enseignement initial agricole. Car, constatent les participants à une journée de réflexion, les jeunes dans les filières concernées restent peu tolérants pour ce type de production.

La Frab (Fédération régionale des agrobiologistes de Bretagne) prévient : porter le bio à 10 % de la production bretonne en 2013, suppose 3.000 producteurs de plus..." Via Agri Bio

Radio du goût et Bio

Reportages, dossiers thématiques, interview et compilation des émissions de Radio France sur le thème du goût, de l'agriculture à la gastronomie en passant par les habitudes alimentaires...

radiodugout

La Web radio du goût, une radio thématique de Radio France.

Et à propos du Bio dans cette web radio du goût ?

En cherchant un peu à travers les rubriques, la recherche n'est pas le point fort du site, vous trouverez notamment un dossier complet de 2005, la crise d'ado du bio, dont voici l'introduction :

"Pour la première fois, le bio sort de son ghetto au Salon International de l’Agriculture à partir de samedi. Alors que le secteur attire de plus en plus de consommateurs, la production a du mal à décoller. Nouveautés, recherche, formation, santé, gros plan sur une filière qui cherche à grandir…

Cette année, le bio s’émancipe au Salon de l’agriculture (...). Fini le marché bio de ces dernières années. Les visiteurs s’y retrouveront par productions, par régions et grâce à un pôle institutionnel de l’Agence bio.

Selon une récente enquête de CSA pour cette agence, près de la moitié des personnes interrogées (44%) ont consommé bio en 2004, contre 37% en 2003. Les fruits, les légumes, les œufs et le pain sont les aliments les plus prisés. Mais le marché français n’arrive pas à satisfaire cette demande et doit importer la moitié des produits.

Après une dizaine d’années de développement, le bio vit un tournant, tiraillé entre ses atouts pour la santé et l’environnement et ses difficultés économiques et de production. Malgré des formations de plus en plus nombreuses, les conversions stagnent. Le manque de moyens pour la recherche, l’organisation de la filière et la baisse des subventions sont quelques unes des explications."

* La crise d'ado du bio, Dossier réalisé par Anne-Laure Barral, Caroline Caldier et Eric Chaverou.

Chiffres clé de l'agriculture biologique en France

Ab"Selon l'Agence Bio, fin 2006, 11 640 exploitations agricoles engagées dans l'agriculture biologique ont été recensées pour cultiver 552 824 ha, soit 499 589 ha certifiés et 53 235 ha en conversion. Cette superficie représente 2 % de la Surface agricole utile nationale.

En 10 ans, le nombre d'agriculteurs de la filière bio a triplé et les surfaces certifiées ont été multipliées par cinq.
En 2006, 44 % des exploitations bio cultivent des céréales, 65 % ont des surfaces herbagères, 40 % pratiquent l'élevage. Plus d'un quart possèdent un troupeau de vaches laitières ou allaitantes, plus de 40 % ont une activité maraîchère et/ou arboriculture fruitière. 14 % ont des vignes, 13 % des plantes aromatiques ou médicinales.

En 2007, le marché alimentaire issu de l'agriculture biologique a été évalué a près de 1,9 Md d'euros HT. Ce marché enregistre chaque année depuis 1999 une hausse de 9,9 %.
Fin 2006, 5 802 entreprises de transformation, de stockage et de distribution certifiées bio ont été recensées. Plus de 85 %, travaillent dans les filières végétales. 58 % sont des boulangeries. 8 % interviennent dans le secteur de la viande, 3 % dans le laitier." Agence Bio via Campagnes et Environnement

Le monde selon Monsanto

 monsanto Documentaire de Marie-Monique Robin (France, 2007, 1h48mn)

Coproduction : ARTE France, Image et Compagnie, Productions Thalie, Office National du film du Canada, WDR
"Je n’ai jamais vu une société qui ait une influence aussi déterminante et à un niveau aussi élevé sur les autorités gouvernementales en charge de la réglementation que Monsanto avec ses OGM."(l’essayiste Jeremy Rifkin)

"Monsanto, multinationale américaine née en 1901 à Saint-Louis, dans le Missouri, et d’abord spécialisée dans l’industrie chimique, est devenue en un peu plus d’un siècle le leader mondial des biotechnologies, en particulier sur le marché des organismes génétiquement modifiés (OGM). Elle détient les brevets de 90 % du maïs, du soja, du colza, ou du coton transgéniques cultivés dans le monde. Par le biais de rachats successifs, elle est en train de devenir le premier semencier de la planète et à terme, c’est la chaîne alimentaire toute entière qu’elle pourrait contrôler. Mais c’est d’abord avec le Round Up, son herbicide "total" (longtemps estampillé "biodégradable") qu’elle a commencé, à partir de 1974, à conquérir le monde. On lui doit aussi des produits aussi variés que le terrible Agent Orange, massivement déversé sur le Viêt-nam par l’armée américaine, les PCB (pyralène en France, interdit au début des années 80), l’aspartame ou les hormones de croissance (interdites en Europe et au Canada). Monsanto, avertit Marie-Monique Robin, est l’une des entreprises "les plus controversées de l’ère industrielle".
"Nourriture, santé, espoir" : sur son site, la firme de Saint-Louis promet une agriculture durable, aux rendements supérieurs, respectueuse de l’environnement. Journaliste d’investigation chevronnée, couronnée du Prix Albert-Londres en 1995, la réalisatrice a décidé de juger sur pièce, y compris en explorant le passé de l’entreprise. Sa première étape la mène à Anniston, en Alabama, où 40 % de la population, majoritairement noire, souffre de cancer. En 2002, Monsanto a été condamnée par la justice à lui verser 700 millions de dollars pour avoir dissimulé pendant des décennies la dangerosité des PCB…

Cobayes
Implacablement, d’Anniston jusqu’au Paraguay en passant par l’Inde, la Grande-Bretagne ou le Mexique, Marie-Monique Robin collecte des faits aussi alarmants qu’irréfutables et démonte point par point le discours de Monsanto. Elle démontre que, dans le dossier des OGM, les réglementations américaine et européenne ont été directement influencées, sans validation scientifique valable, par des alliés de la firme placés à des postes-clé au sein d’une administration tout sauf indépendante. Elle expose les stupéfiantes méthodes utilisées par la multinationale pour discréditer ses adversaires, mais aussi intimider les agriculteurs à domicile.
Elle laisse entrevoir enfin la catastrophe en germe dans les visées hégémoniques de Monsanto sur les semences du monde, dont les paysans indiens ou paraguayens subissent aujourd’hui les conséquences. "On ne devrait pas utiliser les citoyens comme des cobayes." Pour avoir exprimé ses inquiétudes à propos des OGM sur un plateau de la BBC, le biologiste Arpad Pusztaï fut licencié du jour au lendemain.
Quelques années plus tard, Le monde selon Monsanto donne une ampleur planétaire à cet avertissement."

> Mardi 11 mars à 21h00, le monde selon Monsanto, ARTE

- La bande annonce du film

- L'interview de la réalisatrice

Les aides agricoles s'émancipent de la production

Agresteprimeur"Avec la mise en place des droits à paiement unique, les aides indépendantes de la production représentent 55 % du revenu agricole en 2006. L’ensemble des soutiens publics à l’agriculture évoluent peu.

Les aides directes indépendantes du niveau de la production représentent 55 % du revenu agricole en 2006. Ce résultat provient de la mise en oeuvre de la politique européenne de découplage des aides en 2006. Les aides découplées proprement dites sont celles liées aux droits à paiement unique (DPU), qui contribuent pour 46 % au revenu net d’entreprise agricole..."
> Dossier complet, Agreste Primeur n°197, juillet 2007 (format PDF)

L'agriculture, nouveaux défis (Édition 2007)

Agridefi
La collection Insee-Références accueille pour la première fois un ouvrage consacré à l'agriculture.

Sa publication coïncide avec le remaniement en profondeur de la politique agricole commune, confrontée à l'émergence d'autres puissances agricoles, alors même qu'un nouveau cycle de négociations internationales est en cours. De plus, les attentes de la société en matière de préservation de la nature s'expriment de façon croissante.

L'ouvrage éclaire ces nouveaux défis en s'appuyant sur 18 dossiers regroupés en cinq chapitres, l'agriculture française et l'Europe, l'agriculture dans le monde, la Pac et sa réforme, l'agriculture et l'environnement, et enfin les agriculteurs.

18 fiches complètent l'ouvrage par des données chiffrées assorties de commentaires sur les revenus et les financements agricoles, l'utilisation du territoire, les productions.

> L'agriculture, nouveaux défis (INSEE) un livre sz Corinne Benvéniste, Geneviève Canceill, Agnès Dugué, Philippe Roussel.

L'UE contribue pour 38,9 millions € à la promotion des produits agricoles

EuropeLa Commission européenne a approuvé 23 programmes dans 11 États membres (Allemagne, France, République tchèque, Grèce, Espagne, Italie, Pays-Bas, Hongrie, Autriche, Pologne, et Portugal) afin de donner des informations sur les produits agricoles et d’en assurer la promotion dans l’Union européenne. Cofinancé à raison de 50 % par l’Union européenne, le budget total des programmes – dont la durée est comprise entre un et trois ans – est de 77,7 millions €. Les programmes retenus concernent les produits biologiques, les produits agricoles de qualité (AOP/IGP/STG), les produits laitiers, la viande de volaille, le vin, les fruits et légumes et le miel.

Mme Mariann Fischer Boel, membre de la Commission chargé de l’agriculture et du développement rural, a déclaré: «Les produits agricoles de l'Union européenne sont d’une qualité et d’une diversité incomparables. Dans un marché mondial de plus en plus ouvert, nous devons redoubler d’effort pour sensibiliser les consommateurs aux mérites de nos produits agricoles. Il ne suffit pas de produire des aliments et des boissons d’excellente qualité, encore faut-il les commercialiser intelligemment. Les programmes communautaires de ce type peuvent aider efficacement nos producteurs dans un monde de plus en plus concurrentiel.»
> Communiqué de presse complet, Union Européenne

La flambée du cours des matières premières agricoles inquiète les industriels de l'alimentaire

AniaLa flambée actuelle du prix des matières premières agricoles inquiète les industriels de l'alimentaire, ainsi que l'a récemment souligné Jean-René Buisson à plusieurs reprises dans la presse. Cette situation est sans précédent, tant par l'ampleur des hausses constatées (de +5 à +100 % selon les productions), que par le fait qu'elles concernent un très grand nombre de productions agricoles. Cette flambée des prix pourrait perdurer dans le temps, car certains facteurs sont désormais structurels, ou en passe de le devenir :

- les stocks de nombreux produits agricoles sont au plus bas (céréales, oléagineux, poudre de lait, beurre) et les cheptels animaux en baisse.
- les accidents climatiques sont de plus en plus fréquents.
- face à cette offre réduite, la demande explose du fait des besoins alimentaires des pays émergeants, mais également pour la production croissante de biocarburants.
- enfin, les réformes successives de la PAC ont eu comme conséquence directe de mettre les prix agricoles européens en prise directe avec les évolutions sur le marché mondial, et de limiter l'impact des outils de régulation des marchés européens, amplifiant les prix à la baisse comme à la hausse. Les industriels alimentaires européens doivent désormais se préparer à affronter une volatilité croissante des prix agricoles.

L'impact de ces hausses sur le prix de revient des produits finis est variable selon les secteurs et la valeur ajoutée du produit. Dans un contexte où les prix ont déjà diminué de 2 à 3% depuis la mise en place de la Loi Dutreil, les industriels du secteur ont tous réalisé des efforts de productivité importants dans leur processus de fabrication. Néanmoins nul doute qu'une partie de nos entreprises sera contrainte de demander des augmentations de tarifs lors de leurs négociations avec les distributeurs. Les industriels, et notamment les PME, plus vulnérables, ne pourront supporter seules le poids de ces augmentations. C'est donc l'ensemble de la chaîne alimentaire qui doit aujourd'hui aborder le problème de façon responsable et solidaire afin d'éviter de faire peser sur le seul consommateur le poids de cette flambée des cours.

Les marchés agricoles en 2006 : envolée des prix

Insee"Après deux années de recul, les prix agricoles français ont augmenté de 5,2 % en 2006. Sans précédent depuis la fin des années quatre-vingt, cette hausse affecte la plupart des productions et reflète la mutation des marchés internationaux.
Tandis que les prix des céréales et des oléagineux répercutent le recul de la production mondiale et le développement des usages énergétiques, les fruits et légumes flambent sous l’effet des fortes chaleurs de juillet et du temps humide d’août.
Seuls reculent les prix de la betterave sucrière et du lait de vache, par suite des dernières réformes de la Politique agricole commune. Le développement de la consommation dans les pays émergents et l’utilisation croissante de produits agricoles pour les biocarburants pourraient annoncer d’autres hausses au cours des prochaines années.
En outre la montée en puissance de nouveaux pays producteurs fragilise certaines productions françaises comme le vin et la volaille..."
- Jacques Berger, division Agriculture, Insee Première n°1141 - juin 2007 - L'article complet, format PDF

Les Emiratis explorent le marché algérien

"..C’est le cas du holding Al Qudra, une société d’investissements, dont les plus importants se comptent dans l’immobilier pour près de 50 milliards de dollars US, ainsi que dans l’agriculture biologique et les services..."
> Article de M. Zentar, EL Watan, 21/06/2007

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Bio Définition

  • Agriculture Bio
    L'agriculture biologique est un système de production agricole spécifique qui exclue l'usage d’engrais et de pesticides de synthèse et d'organismes génétiquement modifiés.
  • Agriculture
    "L’agriculture (du latin agricultura) désigne l’ensemble des savoir-faire et activité ayant pour objet la culture des terres, et, d’une manière générale l’ensemble des travaux de conservation et de transformation du milieu naturel permettant de cultiver et prélever des végétaux et des animaux utiles à l’être humain."