Opinion, Analyse

Biocarburants, la cause de la crise alimentaire ?

BiocarburantsLa banque mondiale à son tour dénonce les bio-carburants...
Selon le Guardian, un rapport de Don Mitchell, dont la publication est restée plutôt discrète, note "qu'entre 2002 et février 2008, la production et l'utilisation de biocarburants ont contribué à une flambée des prix des denrées alimentaires".

Alors que depuis plusieurs années la "mode" des biocarburants se développe avec force via l'agro-business et avec le relai des politiques, notamment en France, ce rapport confirme un secret de polichinelle : la solution à la crise du pétrole ne passe pas par un développement des agro-carburants mais par une réduction pur et simple de la consommation... sinon ce sera au détriment de l'alimentation, et une fois de plus des pays pauvres.

Comprendre les biocarburants : définition (encyclopédie Wikipedia), la filière des biocarburants (techno-science)

Revue de presse
- Secret report: biofuel caused food crisis, Guardian du 04/04/2008
- Les biocarburants coresponsables de la crise alimentaire, selon la Banque mondiale, Le Monde du 07/07/2008
- Courrier international, n°864 Biocarburants : L’arnaque, 24 mai 2007

En lien
- L'énergie verte, un blog sur les biocarburants

La bonne maison, c'est quoi ?

Réalisée à l’initiative du photographe Yann Arthus Bertrand, la Bonne Maison a été conçu par l’agence COSTE architectures et construite pour le groupe GEOXIA (Maisons Phenix).

Avec une surface de 120m² habitable, la “Bonne Maison” est présentée comme la maison de demain et accessible à tous.
Architecture intérieure et extérieure, tout est pensé de manière optimum. Isolation renforcée (résistance thermique des murs deux fois plus forte que les normes), fenêtres à triple vitrage… et de nombreuses options pour optimiser et réduire la consommation d'énergie.

Présentation en vidéo :

Via bien et bio, architecture : La bonne maison de Yann Arthus Bertrand

Commerce bio et équitable

Bio politisCommerce bio et équitable, enjeux et dérives : un hors-série de Politis.

"Ce numéro consacré aux alternatives à la grande distribution et à l'agroalimentaire industriel analyse l'évolution de l'agriculture biologique et du commerce équitable, dont les termes sont détournés et récupérés à des fins mercantiles.

En ouverture, une enquête explore les enjeux que recouvrent les multiples labels, certifications et autres garanties dans la bio et le commerce équitable. Le commerce équitable et l'agriculture biologique sont devenus indissociables, Christian Jacquiau, l'auteur des Coulisses du commerce équitable (Fayard), nous livre son analyse.

Ce numéro met l'accent sur ces réseaux alternatifs réunissant Amap, paysannes, organisations de l'agriculture biologique et de commerce équitable qui travaillent avec les collectivités.

« Vins bio, ça sent le soufre ! » Une enquête exclusive menée sur les vins bio montre que ceux-ci ne garantissent aucun contrôle sur les processus de vinification.

Une nouvelle réglementation européenne sur la bio constitue un enjeu important en 2008 et est au coeur des débats dans ce numéro.

Enquête et reportage sur la préservation et la certification des semences. Zoom sur Kokopelli, l'association française créée en 1999 qui distribue des semences issues de l'agriculture biologique et biodynamique.

L'Espagne, premier producteur européen d'OGM, est aussi le pays ou l'agriculture bio disparaît.

Quels sont les véritables fondateurs du commerce équitable ? On sait peu que des ONG de solidarité internationale sont à l'origine du commerce équitable en France. Enquête sur ces ONG et histoire de ce mouvement."

En lien
- Toute la presse en ligne, à recevoir chez vous ou à télécharger

Revue de Web et OGM

OgmLes rebondissements parlementaires de la semaine dernière ne laissent malgré tout aucun espace à une marche arrière sur la loi OGM : celle-ci passera de toute façon ?

D'abord quelques informations sur le OGM : état des lieux mondial, doute des agriculteurs, le monde selon monsanto, analyse scientifique... avec également l'article sur l'OGM dans Wikipédia qui fait l'objet d'un débat houleux !

> Au fil de l'actualité en direct, mot clé OGM :

* Blogs et OGM : les dernières notes sur ce sujet dans les blogs francophones :

* Actualité OGM dans la presse en ligne (Google Actualité) :


> L'actualité des opposants aux OGM :

- Stop OGM - dites non au OGM : "Citoyens, scientifiques, ONG... tous se mobiliser pour lutter contre les OGM et faire des suites du Grenelle de l'environnement un véritable réussite"

- La pétition de la revue L'Ecologiste : "Pour une agriculture et une alimentation de qualité, je dis non aux OGM"

Bio consommateur : le Bio pour la sauvegarde de l'environnement ?

Une série d'interview dans un magasin bio, pour tenter de connaître un peu mieux les motivations des consommateurs et clients de produits biologiques...

Episode11 : "Le bio et les produits d'entretien pour la planète..."

Bio consommateur : le Bio comme changement de mode de vie ?

Une série d'interview dans un magasin bio, pour tenter de connaître un peu mieux les motivations des consommateurs et clients de produits biologiques...

Episode 10 : "Le bio, une prise de conscience progressive..."

Bio consommateur : le Bio pour les produits de beauté ?

Une série d'interview dans un magasin bio, pour tenter de connaître un peu mieux les motivations des consommateurs et clients de produits biologiques...

Episode 9 : "Le bio pour les cosmétiques..."

Bio consommateur : le Bio un choix de vie ?

Une série d'interview dans un magasin bio, pour tenter de connaître un peu mieux les motivations des consommateurs et clients de produits biologiques...

Episode 8 : "Le bio, un choix de vie et d'alimentation..."

Bio consommateur : le Bio pour la santé des enfants ?

Une série d'interview dans un magasin bio, pour tenter de connaître un peu mieux les motivations des consommateurs et clients de produits biologiques...

Episode 7 : "Le bio pour la santé des enfants..."

Bio consommateur : le Bio pour changer le monde ?

Une série d'interview dans un magasin bio, pour tenter de connaître un peu mieux les motivations des consommateurs et clients de produits biologiques...

Episode 5 : "Changer ou disparaître..."

Bio consommation : le Bio pour la santé ?

Une série d'interview dans un magasin bio, pour tenter de connaître un peu mieux les motivations des consommateurs et clients de produits biologiques...

Episode 4 : "Les produits bio pour la santé..."

Changement climatique et conséquences

Comprendre le changement climatiqueLe changement climatique est une certitude, les rares doutes portent désormais sur l'importance et la vitesse de cette évolution :

"Un groupe de chercheurs français et américains impliqué dans le GIEC présente l’état des connaissances sur le réchauffement climatique et ses conséquences.
Si des incertitudes persistent quant à l’ampleur et la rapidité du phénomène, aucun doute sur sa nature : le climat change rapidement sous l’impact des activités humaines.
Pour inverser la tendance, le progrès technique ne suffit pas ; nous devons changer nos comportements.
"
> Bienvenue dans l’anthropocène, Le changement climatique et ses conséquences, un article de Mathieu Calame dans la vie des idées


> Comprendre le changement climatique, un livre de Jean Louis Fellous et Catherine Gautier

Présentation de l'éditeur :
Le changement climatique est en marche, il s'accélère. Il est, sans équivoque, stimulé par les activités humaines. Il est urgent de mieux appréhender sa nature, son ampleur et ses impacts potentiels.
Cette conviction est partagée par tous les auteurs, experts français et américains de notoriété mondiale, de ce livre. Acteurs de la science du climat, ils sont aussi citoyens de deux pays dont les choix présents, face à cette situation, sont notoirement différents.
Aider le public à mieux comprendre les enjeux du changement climatique, faire la part des certitudes et des incertitudes sur lesquelles certains se fondent pour retarder l'action nécessaire, tel est l'objet de ce livre. Il est un appel à agir, vite et ensemble.
La société globale est confrontée au défi d'une réponse collective et efficace à l'altération du climat. Dans le passé, certaines civilisations n'ont pas survécu à la perturbation de leur environnement. Saurons-nous faire mieux ?

Biographie des auteurs :
Jean-Louis Fellous a notamment publié Avis de tempête. Expert du Centre national d'études spatiales auprès de l'Agence spatiale européenne, il est le secrétaire exécutif du Comité mondial des satellites d'observation de la Terre (Ceos) et copréside la Commission mondiale d'océanographie et de météorologie marine.
Catherine Gautier est professeur au département de géographie de I'Université de Californie à Santa Barbara depuis 1990, et a dirigé l'Institute for Computational Earth System de 1996 à 2002.

Livre en lien :
- Atlas du réchauffement climatique : Un risque majeur pour la planète ; Supplément : La France en 2100

Bio consommateur : plus d'équitable dans le Bio ?

Une série d'interview dans un magasin bio, pour tenter de connaître un peu mieux les motivations des consommateurs et clients de produits biologiques...

Episode 3: "Pas assez de produits bio ET équitable..."


Consommateur : pourquoi consommez-vous bio ?

Une série d'interview dans un magasin, pour tenter de connaître un peu mieux les motivations des consommateurs et clients de produits biologiques...

Episode 1: Est-ce que c'est important pour vous de manger sain ?

"Bio pour notre santé et dans le respect de la planète, c'est un mode de vie, une démarche globale..."

Il a testé le bio...

Quand un consommateur légèrement ironique teste les produits biologiques... manque d'humour et caricature ou réelle vision par la majorité des consommateurs des produits bio ?

Le monde selon Monsanto

Monde_monsantoLe monde selon Monsanto, de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien : une enquête de Marie-Monique Robin.

Vous pouvez revoir l'émission sur Internet ou commander le reportage...

"Fruit d’une enquête exceptionnelle de trois ans sur trois continents, ce livre reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète.

Il paraît en parallèle de la diffusion d'un documentaire exceptionnel, réalisé par l'auteur et produit par Arte (diffusion le 11 mars 2008 à 20h30).

Implantée dans quarante-six pays, Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle avec la production de PCB (pyralène), d’herbicides dévastateurs (comme l’agent orange pendant la guerre du Viêt-nam) ou d’hormones de croissance bovine et laitière (interdites en Europe).
Depuis sa création en 1901, la firme a accumulé les procès en raison de la toxicité de ses produits, mais se présente aujourd’hui comme une entreprise des « sciences de la vie », convertie aux vertus du développement durable. Grâce à la commercialisation de semences transgéniques, elle prétend vouloir faire reculer les limites des écosystèmes pour le bien de l’humanité. Qu’en est-il exactement ? Quels sont les objectifs de cette entreprise, qui, après avoir longtemps négligé les impacts écologiques et humains de ses activités, s’intéresse tout à coup au problème de la faim dans le monde au point de se donner des allures d’organisation humanitaire ?

Fruit d’une enquête exceptionnelle de trois ans qui a conduit Marie-Monique Robin sur trois continents (Amérique du Nord et du Sud, Europe et Asie), ce livre retrace l’histoire fort mal connue de la compagnie de Saint-Louis (Missouri).
S’appuyant sur des documents inédits, des témoignages de victimes, de scientifiques ou d’hommes politiques, le livre reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu le premier semencier du monde.
Et il révèle notamment le rôle joué par Monsanto dans le formidable tour de passe-passe qui a permis l’extension planétaire des cultures OGM sans aucun contrôle sérieux de leurs effets sur la nature et la santé humaine."

> Le monde selon Monsanto : de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien, un livre-enquête de Marie-Monique Robin


Revue de Web
- OGM: quand Monsanto sème la terreur, rue89
- Marie-Monique Robin : «Ne pas prendre les informations scientifiques pour argent comptant», Mediapart
- Monsanto : SOS entreprise mortelle, Bakchich
- «La mise sur le marché des OGM ne repose sur aucune donnée scientifique préalable», Chat Libération
- OGM: enquête sur la stratégie de Monsanto, GEOmagazine
- OGM, Ce qu'on ne vous dit pas sur les OGM

OGM, de "véritables éponges à pesticides"

OGM : " la pharmacie en plein champ me pose un gros problème"
XXI, un nouveau magazine, a interviewé Gilles-Eric Séralini, professeur des universités en biologie moléculaire et chercheur à Caen à propos des OGM... il les qualifie notamment de "véritable éponges à pesticides", extrait :

"Vous dites qu'il ya de plus en plus de pesticides dans les régions où l'on cultive des OGM : pour quelle raison ?

GES: Il est crucial de comprendre que le suel objectif des OGM est de valoriser les pesticides. Je vous donne un exemple : le soja au Roundup, qui est le principal OGM. Avant il fallait veiller à ce que le pesticide répandu pour éliminer les "mauvaises herbes" ne tue pas le soja.
Monsanto a fabriqué un soja OGM qui réussit à vivre en présence du Roundup. C'est gagnant-gagnant. Les ventes de Roundup, herbicide qui appartient à Monsanto, ont explosé.
On raconte au public que les OGM permettent de ne plus se servir de pesticides, alors qu'on en a jamais autant utilisé. En vérité, on n'évite que les pesticides des concurrent."
> La totalité de l'interview de Gille-Eric Séralini, à lire dans XXI

> Pays producteurs d'OGM (cliquez pour agrandir)

Ogm_monde

En lien
- OGM dans l'encyclopédie Wikipedia
- Tag Delicious et OGM
- Tous les livres sur les OGM ?

Consommateur cherche producteur

Etal"Le marché du Bio connait une ascension remarquable et la demande devient de plus en plus importante.
Cependant les consommateurs ne trouvent pas suffisamment de producteurs ce qui a court terme profite surtout aux très gros distributeurs qui n’ont pas attendus pour imposer sur leurs gondoles des produits Bio à leurs marques.

En soit ceci pourrait être pas mal, et même si le marketing est plus important que la préoccupation écologique, je les en félicite un tant soit peu. Ce qui me gène le plus c’est que ces gros distributeurs vont chercher le Bio à l’étranger, en Espagne principalement, où les producteurs ont très rapidement su se reconvertir. On peut également trouver de plus en plus souvent des produits Bio venant de Chine, labellisés par Ecocert.

Depuis des années consommateurs et producteurs critiquent les modes de production chinois, mais n’ont jamais pris en compte que ces derniers pouvaient très rapidement se recycler, faire des efforts, faire des progrès, faire de la plus value ! Et c’est ce qui commence à se faire de plus en plus sérieusement. De nombreux producteurs chinois se mettent aux normes,augmentent leurs prix ... les producteurs français, s’ils ne réagissent pas très vite, vont vraiment avoir du mal à rattraper le retard au delà des marchés locaux.

Il y a donc un marché, la France compte tout de même beaucoup d’agriculteurs, il semblerait même que le gouvernement y tienne ... Alors que se passe t-il ?

Le marché bio explose, la demande des consommateurs se fait de pus en plus pressante et le Grenelle de l’environnement affiche l’ambition d’atteindre 20 % de production bio d’ici 2020.
Pourtant, nous pouvons remarquer que depuis 2004, le nombre de fermes biologiques stagne, voire régresse, les installations et les conversions ne compensant pas les départs en retraite.

Il faudrait une véritable prise en compte du bio dans l’enseignement initial agricole. Car, constatent les participants à une journée de réflexion, les jeunes dans les filières concernées restent peu tolérants pour ce type de production.

La Frab (Fédération régionale des agrobiologistes de Bretagne) prévient : porter le bio à 10 % de la production bretonne en 2013, suppose 3.000 producteurs de plus..." Via Agri Bio

Le monde selon Monsanto

 monsanto Documentaire de Marie-Monique Robin (France, 2007, 1h48mn)

Coproduction : ARTE France, Image et Compagnie, Productions Thalie, Office National du film du Canada, WDR
"Je n’ai jamais vu une société qui ait une influence aussi déterminante et à un niveau aussi élevé sur les autorités gouvernementales en charge de la réglementation que Monsanto avec ses OGM."(l’essayiste Jeremy Rifkin)

"Monsanto, multinationale américaine née en 1901 à Saint-Louis, dans le Missouri, et d’abord spécialisée dans l’industrie chimique, est devenue en un peu plus d’un siècle le leader mondial des biotechnologies, en particulier sur le marché des organismes génétiquement modifiés (OGM). Elle détient les brevets de 90 % du maïs, du soja, du colza, ou du coton transgéniques cultivés dans le monde. Par le biais de rachats successifs, elle est en train de devenir le premier semencier de la planète et à terme, c’est la chaîne alimentaire toute entière qu’elle pourrait contrôler. Mais c’est d’abord avec le Round Up, son herbicide "total" (longtemps estampillé "biodégradable") qu’elle a commencé, à partir de 1974, à conquérir le monde. On lui doit aussi des produits aussi variés que le terrible Agent Orange, massivement déversé sur le Viêt-nam par l’armée américaine, les PCB (pyralène en France, interdit au début des années 80), l’aspartame ou les hormones de croissance (interdites en Europe et au Canada). Monsanto, avertit Marie-Monique Robin, est l’une des entreprises "les plus controversées de l’ère industrielle".
"Nourriture, santé, espoir" : sur son site, la firme de Saint-Louis promet une agriculture durable, aux rendements supérieurs, respectueuse de l’environnement. Journaliste d’investigation chevronnée, couronnée du Prix Albert-Londres en 1995, la réalisatrice a décidé de juger sur pièce, y compris en explorant le passé de l’entreprise. Sa première étape la mène à Anniston, en Alabama, où 40 % de la population, majoritairement noire, souffre de cancer. En 2002, Monsanto a été condamnée par la justice à lui verser 700 millions de dollars pour avoir dissimulé pendant des décennies la dangerosité des PCB…

Cobayes
Implacablement, d’Anniston jusqu’au Paraguay en passant par l’Inde, la Grande-Bretagne ou le Mexique, Marie-Monique Robin collecte des faits aussi alarmants qu’irréfutables et démonte point par point le discours de Monsanto. Elle démontre que, dans le dossier des OGM, les réglementations américaine et européenne ont été directement influencées, sans validation scientifique valable, par des alliés de la firme placés à des postes-clé au sein d’une administration tout sauf indépendante. Elle expose les stupéfiantes méthodes utilisées par la multinationale pour discréditer ses adversaires, mais aussi intimider les agriculteurs à domicile.
Elle laisse entrevoir enfin la catastrophe en germe dans les visées hégémoniques de Monsanto sur les semences du monde, dont les paysans indiens ou paraguayens subissent aujourd’hui les conséquences. "On ne devrait pas utiliser les citoyens comme des cobayes." Pour avoir exprimé ses inquiétudes à propos des OGM sur un plateau de la BBC, le biologiste Arpad Pusztaï fut licencié du jour au lendemain.
Quelques années plus tard, Le monde selon Monsanto donne une ampleur planétaire à cet avertissement."

> Mardi 11 mars à 21h00, le monde selon Monsanto, ARTE

- La bande annonce du film

- L'interview de la réalisatrice

Le bio, une voie d'avenir pour les français

AgencebioUn encouragement à l’agriculture biologique : La bio voie d’avenir pour 77 % des Français.
L’Agence Bio vient de publier les résultats de son 5ème baromètre annuel.
Les Français affichent un intérêt de plus en plus marqué pour l'agriculture durable et citoyenne.
Plus de 4 Français sur 10 consomment un produit bio au moins une fois par mois.
Ils souhaiteraient avoir des produits bio en restauration hors foyer.
Télécharger le dossier de presse de l agence bio (40 pages, format PDF); source : APCE / Conseil Général 07

La faim, la bagnole, le blé et nous

Biocarburant"Une dénonciation des biocarburants", tel est le sous-titre du nouveau livre de Fabrice Nicolino annonce clairement le contenu du livre.

Les biocarburants sont une formidable trouvaille... mais pour qui ?

Dans le monde entier, usines et raffineries poussent comme des champignons après la pluie. Le blé, le colza, le tournesol chez nous, le palmier à huile, la canne à sucre, le soja ou le maïs dans les pays du Sud servent désormais à remplacer le pétrole. Une bonne nouvelle ? Pas vraiment, montre l'auteur. De l'Indonésie au Brésil en passant par le Cameroun, les forêts sont dévastées pour laisser place à ces nouvelles cultures. La demande indécente du Nord qui veut continuer à rouler quoi qu'il en coûte fait exploser les prix de certains produits agricoles de base... dans un monde qui compte un milliard d'affamés.

Et le comble, c'est que les biocarburants aggravent la crise climatique au lieu de la résoudre... Une enquête passionnante ! Par l'auteur avec François Veillerette de l'excellent livre Pesticides.

Fabrice Nicolino a écrit le livre de référence sur les "biocarburants". Parfois avec la verve du pamphlétaire, mais toujours très argumenté. Un livre aux antipodes du discours officiel sur les vertus écologiques de ces nouveaux carburants.

En France, le lobby de l'agriculture industrielle, activement soutenu par l'Etat, cherche depuis la réforme de la politique agricole commune européenne en 1992 de nouveaux débouchés pour ses productions de masse. Le boom des biocarburants relance aussi la machine à engrais et à pesticides.

Ailleurs dans le monde, c'est bien pire. De l'Indonésie au Brésil en passant par le Cameroun, les rares forêts tropicales intactes sont dévastées pour laisser place à ces nouvelles cultures. La demande indécente du Nord, qui veut continuer à rouler quoi qu'il en coûte, fait exploser le prix de certains produits de base : dans un monde qui compte près d'un milliard d'affamés permanents, le système industriel préfère donc l'automobile au droit pourtant imprescriptible de manger à sa faim.

Et le comble, c'est que les biocarburants ne sont nullement écologiques. Ils contribuent au dérèglement climatique comme le montre de très nombreuses études. Ce livre dévoile une mystification complète. Et il dénonce ses profiteurs, plus nombreux qu'on ne le croit. Car derrière l'automobile individuelle, il y a nous.

Un livre essentiel pour que cette catastrophe annoncée et déjà commencée n'ait pas lieu..."

- La faim, la bagnole, le blé et nous : une dénonciation des biocarburants par Farbrie Nicolino (librairie Amazon)

Alerte à Babylone

- Extrait de présentation du documentaire (Sciences et citoyen)

Le développement de la société "techno-marchande" ne se fait pas sans que chaque jour de nouveaux dangers soient identifiés qui menacent les êtres vivants.
Et, s’il est devenu courant d’admettre que la prolifération des dispositifs technologiques ne va pas sans risques, il est en revanche toujours difficile de savoir comment prévenir ces risques.

Une des plus importantes difficultés réside sans doute dans le fait que ces dispositifs supportent généralement la croissance économique, fondement du fonctionnement des sociétés occidentales. Ainsi toute alerte qui vise à prévenir un risque sanitaire ou écologique engendre simultanément le risque de freiner l’essor de produits qui soutiennent des marchés desquels dépend la vitalité d’institutions économiques dont nombreux sont ceux qui veulent croire qu’elles sont, à travers le travail qu’elles offrent, le garant de notre prospérité et de notre bien-être.

"Alerte à Babylone", en examinant une série de problématiques actuelles, entend moins recenser les grands dangers qui nous assaillent que d’actualiser le constat depuis longtemps entrevu de l’artificialisation de la vie ; ce processus ne pouvant que s’accompagner du contrôle toujours plus poussé des organismes vivants et de leur enfermement social.

Avec les interventions (dans le film) de :
Susan et Arpad Pusztaï, toxicologues congédiés du Rowett Institute (Ecosse),
Vassili Nesterenko, Directeur du laboratoire indépendant Belrad, oeuvrant aux soins auprès des populations contaminées par les nouvelles conditions de vie autour de Tchernobyl,
Martin Hirsch, Directeur Général de l¹Agence Française de Sécurité Sanitaire et Alimentaire (AFSSA),
Gilles-Eric Séralini, membre de la Commission du Génie Biomoléculaire et Directeur scientifique du Comité de Recherche et d¹Information Indépendantes sur le génie génétique (CRII-GEN),
Gilles Heriard-Dubreuil, Président de Mutadis, entreprise privée de gestion sociale du risque,
Jean-Michel Truong, romancier, entrepreneur,
Charles Pilet, ancien Président de l’Académie de Médecine
Claude Bourguignon, agronome indépendant,
André Cicolella, Président de la Fondation Sciences Citoyennes,
Jacques Philipponneau, Editions de l¹Encyclopédie des Nuisances,
Jean-Pierre Berlan, Directeur de Recherche placardisé à l’Institut National de Recherche Agronomique (INRA),
Eric Alt, magistrat, membre du Syndicat de la Magistrature,
Pierre Boussange, Maria, Alain et Denis, activistes écologiques et anarchistes,
Claude Birraux, Vice-Président de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques,
Frédérick Lemarchand, Socio-anthropologue du risque, Université de Caen,
PMO (Pièces et Main d’Oeuvre), groupe de citoyens en lutte contre le diktat du technopôle grenoblois.

> Présentation Wikipedia

> En lien : L'ile aux fleurs réalisé par Jorge Furtado.

Bruno, bio résistant

AgribioUn reportage d’Antoine Chao via la-bas.org.
Portrait de Bruno, paysan maraîcher bio installé depuis deux ans à Noaillan en Gironde.
Retour à la terre d’un travailleur social.
Ecouter l'émission (France Internet, le 15/10/2007) :


- Sur Internet : Association pour le maintien d’une agriculture paysanne

> Livres en liens :

- La forteresse agricole de Gilles Luneau : Pour la première fois, une investigation journalistique radiographie ce que d'aucuns surnomment, sans doute par analogie avec la forteresse ouvrière, surnom donné jadis par Jacques Frémontier à la régie Renault, la Forteresse agricole : la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), le plus puissant syndicat paysan de ce pays. A travers son histoire ancienne, récente et actuelle, c'est plus d'un demi-siècle de politique agricole qui se trouve évoqué. Un livre exhaustif et parfois explosif, pour l'inauguration du Salon de l'Agriculture 2003.

- Qu’est-ce que la confédération paysanne ? par le Collectif Archipel :
Aujourd'hui comme hier, l'agriculture est la première activité humaine dans le monde. Au cœur des usages industriels et productivistes imposés par les multinationales, la Confédération paysanne entend promouvoir des pratiques paysannes respectueuses des hommes et de leur environnement. Loin d'une cogestion trompeuse, elle lutte pour sortir la profession agricole d'un corporatisme étroit et redonner aux travailleurs de la terre, par une solidarité retrouvée, la dignité de leur métier. Être auprès des paysans dans leurs difficultés quotidiennes et infléchir un ordre social mondialisé injuste envers les plus démunis : tel est le sens fondamental de son action, tant locale que globale. Parce qu'un autre monde est encore possible.

- Les paysans sont de retour de Silvia Pérez-Vitoria :
On a parlé de la "fin des paysans" mais ils sont toujours là et, aujourd'hui encore, ils représentent la moitié de l'humanité. Les paysans sont de retour revisite l'histoire de la paysannerie, et montre comment elle a su préserver, partout dans le monde, des valeurs de solidarité et d'équilibre écologique, malgré les ravages sociaux et environnementaux provoqués par l'industrialisation de l'agriculture. Situés aux avant-postes des grands problèmes que traverse la planète : chômage, environnement, santé, les paysans font des propositions et mettent en place des alternatives. C'est à eux que Silvia Pérez-Vitoria dédie sa passionnante étude démontrant que le retour des paysans constitue une véritable chance pour nos sociétés.

Changer le monde ?

« Une croissance indéfinie est impossible, nous n'avons qu'une seule Terre, mais une civilisation du bonheur est possible. Les solutions existent, mais l'opinion les ignore car les structures actuelles et les détenteurs des pouvoirs économique et politique s'y opposent. »

Près de 40 ans après René Dumont et le Club de Rome, l'écologie semble à la mode comme jamais, sans pour autant que tout un chacun, du citoyen aux entreprises en passant par les politiques, ne sache comment s'y prendre pour résoudre l'équation pour l'instant impossible du respect de l'environnement et de la croissance mondiale...

Alex Steff s'est donc saisi de la question pour en faire un livre au titre ronflant avec l'estampille "préface d'Al Gore", source de retombée médiatique garantie... mais au fait, l'avez-vous lu ?

Présentation de l'éditeur :
Ce livre propose au lecteur de participer à la construction d'un avenir plus engagé, d'un lendemain porteur d'espoir pour la terre. Le moment est venu de nouer un lien nouveau avec la nature.
Face aux menaces qui pèsent sur la planète, Changer le monde appelle à une transformation radicale des comportements.
Véritable outil de réflexion, cet ouvrage offre un large panorama d'informations, de l'habitat écologique à l'économie solidaire, pour que chacun puisse jouer un rôle, aussi bien à l'échelle individuelle qu'à l'échelle planétaire. Changer le monde est une mine d'informations, de réflexions et d'analyses qui permettent de se faire une idée claire et personnelle sur les grands sujets écologiques d'actualité.
Préfacé par Al Gore, la force documentaire de ce livre contribue à l'avènement d'un nouvel état de la conscience citoyenne...

Changerlemonde
- Changer le monde : Un guide pour le citoyen du XXIe siècle, de Alex Steffen - Le site Internet du livre

Sur le même sujet mais plus marqué dans l'engagement politique, vous pouvez également consulter l'institut d'études économiques et sociales pour la décroissance soutenable ou le site de la libération de la décroissance française... humour, mauvaise foi, extrémisme ou lucidité, cela ne pourra vous laisser indifférent.

Monsanto, génie génétique végétal

Monsanto"Le leader des biotechnologies possède le portefeuille de projets le plus innovant, balayant tout à la fois l'agriculture, l'alimentation et le développement durable.
Nous avons un socle technologique unique. » Chez Monsanto, le leader emblématique des biotechnologies végétales, on creuse l'écart avec ses concurrents grâce au pari de la recherche et du développement. A raison de 2 millions de dollars dépensés par jour dans les laboratoires, il investit 700 millions de dollars par an, soit 10 % de son chiffre d'affaires..."
> Source : Matthieu Quiret, Les Echos - Télécharger l'article(format PDF)

Lire la suite "Monsanto, génie génétique végétal" »

Les vaches mangent de l'herbe ?

Les OGM ont été imposés dans la chaîne alimentaire des animaux par les lobbies agro-industriels.

Aujourd’hui la grande majorité du bétail est nourri avec des aliments transgéniques, sans la possibilité pour le consommateur de choisir quel mode de production il veut soutenir.
Dans le lait, les oeufs et la viande conventionnelle, aucune traçabilité n’est exigée...

Mais il existe encore des vaches qui mangent de l'herbe...

Lire la suite "Les vaches mangent de l'herbe ?" »

Le bon consommateur et le mauvais citoyen

BonconsommateurmauvaiscitoyenPeut-on rouler en 4x4 et s'alarmer du changement climatique ? Courir les superdiscounts et enrager contre les délocalisations ? La société de consommation aurait-elle engendré de mauvais citoyens ?

Sur des cas précis, le bio et les OGM, la grande distribution, la voiture, l'argent et le tourisme, Robert Rochefort analyse avec perspicacité les contradictions éthiques de notre mode de vie. Il tente de résoudre le paradoxe du consommateur qui se condamne lui-même en tant que citoyen. Il montre que c'est en reconstituant les solidarités sociales que les individus pourront se projeter dans l'avenir et assumer leurs responsabilités planétaires.

L'auteur...
Robert Rochefort est directeur général du CREDOC. Il est membre du Conseil d'analyse économique auprès du Premier ministre. Il a notamment publié La Société des consommateurs, Le Consommateur entrepreneur, Vive le papy-boom et La France déboussolée.

> Le bon consommateur et le mauvais citoyen de Robert Rochefort (Amazon)

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