Distribution

Food miles : mythe ou réalité ?

FoodmilesTrès usité dans les pays anglo-saxons depuis plusieurs années la notion de food-miles ou kilomètre alimentaire représente la distance que parcourt la nourriture entre l’endroit d’où elle provient et votre assiette ou votre verre.

Ainsi, un produit issu de l'agriculture biologique venant de l'autre bout du monde en avion à un impact sur l'environnement supérieur au produit venant du producteur à côté de chez vous en agriculture conventionnelle... rien n'est simple !

Autour de cette notion, un récent article souligne également l'usage protectionniste qui peut être fait à partir d'un argument écologique utilisé dans un contexte simplificateur...

Revue de web sur la notion de food miles ou kilomètre alimentaire :

> L’environnement, un bon prétexte pour les protectionnistes, Dominic Lawson dans The Independent via Courrier International
Soucieux de défendre leur propre agriculture bio, des associations utilisent l’argument de la pollution des transports pour interdire certaines importations.
Cet article souligne notamment que dans le calcul des food-miles, l'impact des agriculteurs n'est pas inclus :
"...les émissions de CO2 des producteurs de son pays (par légume produit) sont bien moins élevées que celles des producteurs “biologiques” britanniques, même en tenant compte du CO2 généré par le transport par avion. “Nos agriculteurs travaillent sans machines, sans tracteurs, et ils utilisent du compost plutôt que des fertilisants biologiques” ..."

> How far has your food travelled ? The Guardian
Animation interactive sur l'origine de certains produits alimentaires et dossier sur l'alimentation (food and drink)

> Empreinte écologique et alimentation : la notion de ’Food miles’ ou de kilomètres alimentaires, blog DLY
"Au Canada, l’ingrédient moyen parcourt environ 2 000 kilomètres avant d’atteindre votre assiette ou votre réfrigérateur. Ce transport requiert une énorme quantité de combustible fossile et produit une grande quantité de dioxyde de carbone.
On estime que les Canadiens, en consommant de la nourriture cultivée localement, économiserait 40 kilogrammes de production de gaz à effet de serre par année.
"

> La notion de food miles, wikipedia anglophone

> Food Miles, article d'Andy Jones, senior Researcher (format PDF)
Food miles has once again become a topical issue. Events in recent weeks have highlighted the problems associated with a food system that is based on global sourcing and complicated, transport-intensive supply chains.

Fonds avenir bio : appel à projet

Agence bio Fonds de structuration des filières issues de l’agriculture biologique
dénommé "Avenir Bio" : un appel à projet est lancé, avec pour échéance le 5 mai prochain.

Contexte, objectif et porteurs de projet visés, voici les grandes lignes extraites de l'appel à projet :

Pourquoi un tel fond de structuration ?

"Le fonds a vocation à contribuer au développement du secteur de l’agriculture biologique
en France actuellement caractérisé en particulier par :
- l’atomisation de la production ;
- un tissu d’entreprises de conditionnement et de transformation très variées dont un peu
du quart est spécialisé dans le secteur biologique alors que 40 % d’entre elles dégagent
moins de 5 % de leur chiffre d’affaires avec l’activité bio ;
- des filières courtes ou longues, allant de la vente directe du producteur aux consommateurs
des circuits impliquant de nombreux intermédiaires ;
- des coûts de collecte et des frais de transformation des matières premières généralement
élevés, les initiatives d’organisation économique prises au cours de ces dernières
n’étant pas encore assez nombreuses ;
- une offre insuffisante en France dans un contexte de forte croissance de la demande."

Quel est l'objectif de l'appel à projet ?

" Les objectifs du fonds sont donc de soutenir des initiatives en vue de :

- développer une offre de produits biologiques pour satisfaire les demandes
consommateurs exprimées dans tous les circuits de distribution ainsi que dans la restauration
collective en particulier par : des conversions à l'agriculture biologique, la diversification des produits et des débouchés, l'élévation durable du taux de valorisation des produits de base en bio ;

- créer des économies d’échelle et optimiser les circuits de collecte ou de transformation
permettre une maîtrise de prix favorable au comportement d’achat des consommateurs
collectivités ainsi qu’une juste rémunération des producteurs ;

- amener un développement le plus harmonieux possible de l'offre et de la demande produits biologiques en France avec des engagements réciproques, sur plusieurs années, des opérateurs pour sécuriser à la fois les débouchés pour les producteurs approvisionnements pour les transformateurs et les distributeurs."

Qui peuvent être les porteurs de projet ?

" Quatre catégories d’acteurs des filières issues de l’agriculture biologique peuvent présenter des
projets :

- entreprises implantées en France,

- organisations de producteurs reconnues,

- associations à caractère interprofessionnel spécialisées dans l’agriculture biologique,

- structures professionnelles fédérant des entreprises ou organisations économiques dans le
cadre de projets spécifiques.

Dans tous les cas, les projets devront concerner les acteurs d’amont et d’aval et comporter des
engagements contractuels précis et réciproques "du porteur" et de l'ensemble des partenaires. "

> Télécharger l'appel à projet (format PDF)
- Le communiqué sur le site de l'Agence Bio

Travailler dans le bio, des métiers d'avenir ?

BioTravailler dans l'agriculture biologique

"De l'amont à l'aval, la filière bio s'active, même si elle accuse un certain retard par rapport à d'autres pays européens.
L'agriculture biologique française se situe au treizième rang des pays européens, loin derrière l'Autriche ou l'Allemagne, avec plus de 11 300 exploitations, soit plus de 1,7 % des surfaces cultivées.
En 2003, la croissance du marché bio a cru de 6 % à 9 %, contre environ 20 % par an les années précédentes, sous la poussée des crises alimentaires successives. Côté consommation, 57 % des ménages ont acheté au moins un produit bio en 2003 (source : institut TNS Media Intelligence).
A titre de comparaison, ils étaient 80 % en Grande-Bretagne. Et Biocoop, le premier réseau de magasins bio en France, compte 230 points de vente début 2004, contre 187 en 2003..."

> La filière bio : quel avenir ? un dossier de France 5

Vocation, emploi et compétences dans le bio

Revue de presseLe Parisien du 3 mars dernier a consacré un dossier au bio et à son économie, de l'emploi aux compétences en passant par le recrutement :

* La filière des produits bio suscite des vocations par Stéphane Régy
"Encore minoritaire au sein du secteur alimentaire, l'agriculture biologique grignote chaque année de nouvelles parts de marché. Et crée des emplois..."

* Les articles en complément du dossier bio et économie du Parisien :
- Le secteur emploie déjà 50 000 personnes
- Des métiers qui demandent des convictions
- Les agriculteurs bio freinés dans leurs recrutements
- Bonneterre : une chaîne de compétences

Bio consommateur : plus d'équitable dans le Bio ?

Une série d'interview dans un magasin bio, pour tenter de connaître un peu mieux les motivations des consommateurs et clients de produits biologiques...

Episode 3: "Pas assez de produits bio ET équitable..."


Radio du goût et Bio

Reportages, dossiers thématiques, interview et compilation des émissions de Radio France sur le thème du goût, de l'agriculture à la gastronomie en passant par les habitudes alimentaires...

radiodugout

La Web radio du goût, une radio thématique de Radio France.

Et à propos du Bio dans cette web radio du goût ?

En cherchant un peu à travers les rubriques, la recherche n'est pas le point fort du site, vous trouverez notamment un dossier complet de 2005, la crise d'ado du bio, dont voici l'introduction :

"Pour la première fois, le bio sort de son ghetto au Salon International de l’Agriculture à partir de samedi. Alors que le secteur attire de plus en plus de consommateurs, la production a du mal à décoller. Nouveautés, recherche, formation, santé, gros plan sur une filière qui cherche à grandir…

Cette année, le bio s’émancipe au Salon de l’agriculture (...). Fini le marché bio de ces dernières années. Les visiteurs s’y retrouveront par productions, par régions et grâce à un pôle institutionnel de l’Agence bio.

Selon une récente enquête de CSA pour cette agence, près de la moitié des personnes interrogées (44%) ont consommé bio en 2004, contre 37% en 2003. Les fruits, les légumes, les œufs et le pain sont les aliments les plus prisés. Mais le marché français n’arrive pas à satisfaire cette demande et doit importer la moitié des produits.

Après une dizaine d’années de développement, le bio vit un tournant, tiraillé entre ses atouts pour la santé et l’environnement et ses difficultés économiques et de production. Malgré des formations de plus en plus nombreuses, les conversions stagnent. Le manque de moyens pour la recherche, l’organisation de la filière et la baisse des subventions sont quelques unes des explications."

* La crise d'ado du bio, Dossier réalisé par Anne-Laure Barral, Caroline Caldier et Eric Chaverou.

Chiffres clé de l'agriculture biologique en France

Ab"Selon l'Agence Bio, fin 2006, 11 640 exploitations agricoles engagées dans l'agriculture biologique ont été recensées pour cultiver 552 824 ha, soit 499 589 ha certifiés et 53 235 ha en conversion. Cette superficie représente 2 % de la Surface agricole utile nationale.

En 10 ans, le nombre d'agriculteurs de la filière bio a triplé et les surfaces certifiées ont été multipliées par cinq.
En 2006, 44 % des exploitations bio cultivent des céréales, 65 % ont des surfaces herbagères, 40 % pratiquent l'élevage. Plus d'un quart possèdent un troupeau de vaches laitières ou allaitantes, plus de 40 % ont une activité maraîchère et/ou arboriculture fruitière. 14 % ont des vignes, 13 % des plantes aromatiques ou médicinales.

En 2007, le marché alimentaire issu de l'agriculture biologique a été évalué a près de 1,9 Md d'euros HT. Ce marché enregistre chaque année depuis 1999 une hausse de 9,9 %.
Fin 2006, 5 802 entreprises de transformation, de stockage et de distribution certifiées bio ont été recensées. Plus de 85 %, travaillent dans les filières végétales. 58 % sont des boulangeries. 8 % interviennent dans le secteur de la viande, 3 % dans le laitier." Agence Bio via Campagnes et Environnement

Le monde selon Monsanto

 monsanto Documentaire de Marie-Monique Robin (France, 2007, 1h48mn)

Coproduction : ARTE France, Image et Compagnie, Productions Thalie, Office National du film du Canada, WDR
"Je n’ai jamais vu une société qui ait une influence aussi déterminante et à un niveau aussi élevé sur les autorités gouvernementales en charge de la réglementation que Monsanto avec ses OGM."(l’essayiste Jeremy Rifkin)

"Monsanto, multinationale américaine née en 1901 à Saint-Louis, dans le Missouri, et d’abord spécialisée dans l’industrie chimique, est devenue en un peu plus d’un siècle le leader mondial des biotechnologies, en particulier sur le marché des organismes génétiquement modifiés (OGM). Elle détient les brevets de 90 % du maïs, du soja, du colza, ou du coton transgéniques cultivés dans le monde. Par le biais de rachats successifs, elle est en train de devenir le premier semencier de la planète et à terme, c’est la chaîne alimentaire toute entière qu’elle pourrait contrôler. Mais c’est d’abord avec le Round Up, son herbicide "total" (longtemps estampillé "biodégradable") qu’elle a commencé, à partir de 1974, à conquérir le monde. On lui doit aussi des produits aussi variés que le terrible Agent Orange, massivement déversé sur le Viêt-nam par l’armée américaine, les PCB (pyralène en France, interdit au début des années 80), l’aspartame ou les hormones de croissance (interdites en Europe et au Canada). Monsanto, avertit Marie-Monique Robin, est l’une des entreprises "les plus controversées de l’ère industrielle".
"Nourriture, santé, espoir" : sur son site, la firme de Saint-Louis promet une agriculture durable, aux rendements supérieurs, respectueuse de l’environnement. Journaliste d’investigation chevronnée, couronnée du Prix Albert-Londres en 1995, la réalisatrice a décidé de juger sur pièce, y compris en explorant le passé de l’entreprise. Sa première étape la mène à Anniston, en Alabama, où 40 % de la population, majoritairement noire, souffre de cancer. En 2002, Monsanto a été condamnée par la justice à lui verser 700 millions de dollars pour avoir dissimulé pendant des décennies la dangerosité des PCB…

Cobayes
Implacablement, d’Anniston jusqu’au Paraguay en passant par l’Inde, la Grande-Bretagne ou le Mexique, Marie-Monique Robin collecte des faits aussi alarmants qu’irréfutables et démonte point par point le discours de Monsanto. Elle démontre que, dans le dossier des OGM, les réglementations américaine et européenne ont été directement influencées, sans validation scientifique valable, par des alliés de la firme placés à des postes-clé au sein d’une administration tout sauf indépendante. Elle expose les stupéfiantes méthodes utilisées par la multinationale pour discréditer ses adversaires, mais aussi intimider les agriculteurs à domicile.
Elle laisse entrevoir enfin la catastrophe en germe dans les visées hégémoniques de Monsanto sur les semences du monde, dont les paysans indiens ou paraguayens subissent aujourd’hui les conséquences. "On ne devrait pas utiliser les citoyens comme des cobayes." Pour avoir exprimé ses inquiétudes à propos des OGM sur un plateau de la BBC, le biologiste Arpad Pusztaï fut licencié du jour au lendemain.
Quelques années plus tard, Le monde selon Monsanto donne une ampleur planétaire à cet avertissement."

> Mardi 11 mars à 21h00, le monde selon Monsanto, ARTE

- La bande annonce du film

- L'interview de la réalisatrice

Les biocoop s'enracinent en Ile-de-France

Premier réseau de magasins bio de France, Biocoop va ouvrir 4 nouveaux points de vente cet été en Ile-de-France... Télécharger l'article (format PDF)
> Le Parisien économie, 09/07/2007

Le bon consommateur et le mauvais citoyen

BonconsommateurmauvaiscitoyenPeut-on rouler en 4x4 et s'alarmer du changement climatique ? Courir les superdiscounts et enrager contre les délocalisations ? La société de consommation aurait-elle engendré de mauvais citoyens ?

Sur des cas précis, le bio et les OGM, la grande distribution, la voiture, l'argent et le tourisme, Robert Rochefort analyse avec perspicacité les contradictions éthiques de notre mode de vie. Il tente de résoudre le paradoxe du consommateur qui se condamne lui-même en tant que citoyen. Il montre que c'est en reconstituant les solidarités sociales que les individus pourront se projeter dans l'avenir et assumer leurs responsabilités planétaires.

L'auteur...
Robert Rochefort est directeur général du CREDOC. Il est membre du Conseil d'analyse économique auprès du Premier ministre. Il a notamment publié La Société des consommateurs, Le Consommateur entrepreneur, Vive le papy-boom et La France déboussolée.

> Le bon consommateur et le mauvais citoyen de Robert Rochefort (Amazon)

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Bio Définition

  • Agriculture Bio
    L'agriculture biologique est un système de production agricole spécifique qui exclue l'usage d’engrais et de pesticides de synthèse et d'organismes génétiquement modifiés.
  • Agriculture
    "L’agriculture (du latin agricultura) désigne l’ensemble des savoir-faire et activité ayant pour objet la culture des terres, et, d’une manière générale l’ensemble des travaux de conservation et de transformation du milieu naturel permettant de cultiver et prélever des végétaux et des animaux utiles à l’être humain."