Agriculture

La famine menace le monde ?

PodcastSamedi 19 avril, l'émission rue des entrepreneurs a évoqué à nouveau le problème mondial de la production agricole et de la consommation alimentaire, avec un sujet actualisé et un titre des plus inquiétants : La vraie menace de la famine !

Présentation de l'émission :

"Nous râlons, à juste titre, chez nous contre la hausse des produits alimentaires. Ce n’est pas drôle tous les jours pour tout le monde, mais nous mangeons… pour l’instant !

Parce qu’il suffit de regarder une carte du monde en écoutant les infos, à la radio.
Au Burkina Faso, ou au Cameroun, à au Sénégal ou en Côte d’Ivoire, en Égypte, mais aussi au Mexique, au Pakistan, aux Philippines ou au Bengladesh… sans parler de tous les autres, les manifestations et les arrestations se succèdent.
À cause de la vie chère, à cause de la flambée des prix du riz, du blé, du maïs, de l’huile, du lait, du savon… Que se passe-t-il ?

Illustration parfaite des nouveaux enjeux alimentaires, l’exemple du « surimi » : l’offre, cette année, sera inférieure de 20% par rapport aux besoins.

Les quotas de pêche du colin d’Alaska ont baissé pour protéger l’espèce. Mauvaise pêche de chinchard au Chili pour des raisons climatiques.

Les pêcheurs ont freiné leurs sorties à cause de l’augmentation du gazole. Résultat : le prix de la matière première depuis le début de l’année a augmenté de 70%. Les stocks mondiaux sont au plus bas alors que la demande explose, venant d’Asie notamment.
Enfin, la concurrence entre fabricants de surimi et industriels de poissons congelés s’accroît. Une raison de plus pour faire monter les prix.

Nous sommes aujourd’hui plus de six milliards sur la Terre, et nous serons 9 milliards dans 40 ans.
D’où viendra la subsistance de la Chine, de l’Inde, de l’Afrique, par exemple, alors que le climat change, que les fleuves s’amenuisent, que les déserts se développent, que les transports coûtent plus cher ?"

- Présentation de l'émission et de ses invités
- Ecoute direct en ligne de l'émission (format RealPlayer)

Food miles : mythe ou réalité ?

FoodmilesTrès usité dans les pays anglo-saxons depuis plusieurs années la notion de food-miles ou kilomètre alimentaire représente la distance que parcourt la nourriture entre l’endroit d’où elle provient et votre assiette ou votre verre.

Ainsi, un produit issu de l'agriculture biologique venant de l'autre bout du monde en avion à un impact sur l'environnement supérieur au produit venant du producteur à côté de chez vous en agriculture conventionnelle... rien n'est simple !

Autour de cette notion, un récent article souligne également l'usage protectionniste qui peut être fait à partir d'un argument écologique utilisé dans un contexte simplificateur...

Revue de web sur la notion de food miles ou kilomètre alimentaire :

> L’environnement, un bon prétexte pour les protectionnistes, Dominic Lawson dans The Independent via Courrier International
Soucieux de défendre leur propre agriculture bio, des associations utilisent l’argument de la pollution des transports pour interdire certaines importations.
Cet article souligne notamment que dans le calcul des food-miles, l'impact des agriculteurs n'est pas inclus :
"...les émissions de CO2 des producteurs de son pays (par légume produit) sont bien moins élevées que celles des producteurs “biologiques” britanniques, même en tenant compte du CO2 généré par le transport par avion. “Nos agriculteurs travaillent sans machines, sans tracteurs, et ils utilisent du compost plutôt que des fertilisants biologiques” ..."

> How far has your food travelled ? The Guardian
Animation interactive sur l'origine de certains produits alimentaires et dossier sur l'alimentation (food and drink)

> Empreinte écologique et alimentation : la notion de ’Food miles’ ou de kilomètres alimentaires, blog DLY
"Au Canada, l’ingrédient moyen parcourt environ 2 000 kilomètres avant d’atteindre votre assiette ou votre réfrigérateur. Ce transport requiert une énorme quantité de combustible fossile et produit une grande quantité de dioxyde de carbone.
On estime que les Canadiens, en consommant de la nourriture cultivée localement, économiserait 40 kilogrammes de production de gaz à effet de serre par année.
"

> La notion de food miles, wikipedia anglophone

> Food Miles, article d'Andy Jones, senior Researcher (format PDF)
Food miles has once again become a topical issue. Events in recent weeks have highlighted the problems associated with a food system that is based on global sourcing and complicated, transport-intensive supply chains.

Le village bio de Correns : reportage TV

BioLe premier "village bio" de France se trouve dans le Var... une démarche globale qui a commencé par la viticulture et s'étend désormais à l'ensemble des actions de la commune

Il y a dix ans, les agriculteurs de Corens ont décidé de se convertir à l'agriculture biologique pour sauver leur viticulture. Aujourd'hui Correns est le premier "village bio" de France.

> Le village qui a gagné le parie du bio

> La vidéo (reportage TV)

> Site Internet de la commune

Mais un "village bio", c'est quoi exactement ?

Fonds avenir bio : appel à projet

Agence bio Fonds de structuration des filières issues de l’agriculture biologique
dénommé "Avenir Bio" : un appel à projet est lancé, avec pour échéance le 5 mai prochain.

Contexte, objectif et porteurs de projet visés, voici les grandes lignes extraites de l'appel à projet :

Pourquoi un tel fond de structuration ?

"Le fonds a vocation à contribuer au développement du secteur de l’agriculture biologique
en France actuellement caractérisé en particulier par :
- l’atomisation de la production ;
- un tissu d’entreprises de conditionnement et de transformation très variées dont un peu
du quart est spécialisé dans le secteur biologique alors que 40 % d’entre elles dégagent
moins de 5 % de leur chiffre d’affaires avec l’activité bio ;
- des filières courtes ou longues, allant de la vente directe du producteur aux consommateurs
des circuits impliquant de nombreux intermédiaires ;
- des coûts de collecte et des frais de transformation des matières premières généralement
élevés, les initiatives d’organisation économique prises au cours de ces dernières
n’étant pas encore assez nombreuses ;
- une offre insuffisante en France dans un contexte de forte croissance de la demande."

Quel est l'objectif de l'appel à projet ?

" Les objectifs du fonds sont donc de soutenir des initiatives en vue de :

- développer une offre de produits biologiques pour satisfaire les demandes
consommateurs exprimées dans tous les circuits de distribution ainsi que dans la restauration
collective en particulier par : des conversions à l'agriculture biologique, la diversification des produits et des débouchés, l'élévation durable du taux de valorisation des produits de base en bio ;

- créer des économies d’échelle et optimiser les circuits de collecte ou de transformation
permettre une maîtrise de prix favorable au comportement d’achat des consommateurs
collectivités ainsi qu’une juste rémunération des producteurs ;

- amener un développement le plus harmonieux possible de l'offre et de la demande produits biologiques en France avec des engagements réciproques, sur plusieurs années, des opérateurs pour sécuriser à la fois les débouchés pour les producteurs approvisionnements pour les transformateurs et les distributeurs."

Qui peuvent être les porteurs de projet ?

" Quatre catégories d’acteurs des filières issues de l’agriculture biologique peuvent présenter des
projets :

- entreprises implantées en France,

- organisations de producteurs reconnues,

- associations à caractère interprofessionnel spécialisées dans l’agriculture biologique,

- structures professionnelles fédérant des entreprises ou organisations économiques dans le
cadre de projets spécifiques.

Dans tous les cas, les projets devront concerner les acteurs d’amont et d’aval et comporter des
engagements contractuels précis et réciproques "du porteur" et de l'ensemble des partenaires. "

> Télécharger l'appel à projet (format PDF)
- Le communiqué sur le site de l'Agence Bio

Visite d'exploitation agricole bio en PACA

Bio"Pour sa troisième participation à la semaine du développement durable, qui se tient à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 5 avril, l'agglomération Pôle Azur Provence a décidé de mettre en avant ses agriculteurs, autour d'un thème : « l'agriculture durable pour tous ».

L'idée est de faire découvrir des exploitations agricoles responsables, en ouvrant leurs portes au grand public et aux scolaires.

Cent neuf exploitants sont encore en activité sur le territoire du Pôle Azur, des maraîchers, éleveurs, et bien entendu des cultivateurs de pantes à parfum. Ils représentent à peine 2 % des emplois et 1 % de l'activité économique..."

> L'agriculture en exemple local du développement durable, Nice Matin, 31/03/2008

En lien
- La semaine du développement durable, c'est quoi ?

Travailler dans le bio, des métiers d'avenir ?

BioTravailler dans l'agriculture biologique

"De l'amont à l'aval, la filière bio s'active, même si elle accuse un certain retard par rapport à d'autres pays européens.
L'agriculture biologique française se situe au treizième rang des pays européens, loin derrière l'Autriche ou l'Allemagne, avec plus de 11 300 exploitations, soit plus de 1,7 % des surfaces cultivées.
En 2003, la croissance du marché bio a cru de 6 % à 9 %, contre environ 20 % par an les années précédentes, sous la poussée des crises alimentaires successives. Côté consommation, 57 % des ménages ont acheté au moins un produit bio en 2003 (source : institut TNS Media Intelligence).
A titre de comparaison, ils étaient 80 % en Grande-Bretagne. Et Biocoop, le premier réseau de magasins bio en France, compte 230 points de vente début 2004, contre 187 en 2003..."

> La filière bio : quel avenir ? un dossier de France 5

Vocation, emploi et compétences dans le bio

Revue de presseLe Parisien du 3 mars dernier a consacré un dossier au bio et à son économie, de l'emploi aux compétences en passant par le recrutement :

* La filière des produits bio suscite des vocations par Stéphane Régy
"Encore minoritaire au sein du secteur alimentaire, l'agriculture biologique grignote chaque année de nouvelles parts de marché. Et crée des emplois..."

* Les articles en complément du dossier bio et économie du Parisien :
- Le secteur emploie déjà 50 000 personnes
- Des métiers qui demandent des convictions
- Les agriculteurs bio freinés dans leurs recrutements
- Bonneterre : une chaîne de compétences

OGM et Bio : les agriculteurs ont des doutes

Bio StatistiquesUne enquête interne lancée par Terrena, première coopérative en France, a recueilli l'avis de 12% de ces adhérents, soit 3100 personnes.

Deux tendances fortes :

* Des questions sur l'utilité et l'intérêt des OGM
"...66% des agriculteurs interrogés jugent que les cultures OGM ne sont pas nécessaires pour répondre aux besoins croissants de la demande de produits agricoles, et 54% estiment qu'elles représentent un vrai danger pour la diversité des filières et des modes de production..."

* Des doutes sur les objectifs en agriculture biologique fixés par le Grenelle de l'environnement
"...57% des agriculteurs jugent que l'objectif de 6% de la surface agricole utile (SAU) en agriculture biologique d'ici 2020 sera "difficile à atteindre..."

- Source : OGM - Une enquête révèle la prudence des agriculteurs, Terre-Net

- Consultation des agriculteurs de Terrena : les résultats
(format PDF)

OGM, de "véritables éponges à pesticides"

OGM : " la pharmacie en plein champ me pose un gros problème"
XXI, un nouveau magazine, a interviewé Gilles-Eric Séralini, professeur des universités en biologie moléculaire et chercheur à Caen à propos des OGM... il les qualifie notamment de "véritable éponges à pesticides", extrait :

"Vous dites qu'il ya de plus en plus de pesticides dans les régions où l'on cultive des OGM : pour quelle raison ?

GES: Il est crucial de comprendre que le suel objectif des OGM est de valoriser les pesticides. Je vous donne un exemple : le soja au Roundup, qui est le principal OGM. Avant il fallait veiller à ce que le pesticide répandu pour éliminer les "mauvaises herbes" ne tue pas le soja.
Monsanto a fabriqué un soja OGM qui réussit à vivre en présence du Roundup. C'est gagnant-gagnant. Les ventes de Roundup, herbicide qui appartient à Monsanto, ont explosé.
On raconte au public que les OGM permettent de ne plus se servir de pesticides, alors qu'on en a jamais autant utilisé. En vérité, on n'évite que les pesticides des concurrent."
> La totalité de l'interview de Gille-Eric Séralini, à lire dans XXI

> Pays producteurs d'OGM (cliquez pour agrandir)

Ogm_monde

En lien
- OGM dans l'encyclopédie Wikipedia
- Tag Delicious et OGM
- Tous les livres sur les OGM ?

Consommateur cherche producteur

Etal"Le marché du Bio connait une ascension remarquable et la demande devient de plus en plus importante.
Cependant les consommateurs ne trouvent pas suffisamment de producteurs ce qui a court terme profite surtout aux très gros distributeurs qui n’ont pas attendus pour imposer sur leurs gondoles des produits Bio à leurs marques.

En soit ceci pourrait être pas mal, et même si le marketing est plus important que la préoccupation écologique, je les en félicite un tant soit peu. Ce qui me gène le plus c’est que ces gros distributeurs vont chercher le Bio à l’étranger, en Espagne principalement, où les producteurs ont très rapidement su se reconvertir. On peut également trouver de plus en plus souvent des produits Bio venant de Chine, labellisés par Ecocert.

Depuis des années consommateurs et producteurs critiquent les modes de production chinois, mais n’ont jamais pris en compte que ces derniers pouvaient très rapidement se recycler, faire des efforts, faire des progrès, faire de la plus value ! Et c’est ce qui commence à se faire de plus en plus sérieusement. De nombreux producteurs chinois se mettent aux normes,augmentent leurs prix ... les producteurs français, s’ils ne réagissent pas très vite, vont vraiment avoir du mal à rattraper le retard au delà des marchés locaux.

Il y a donc un marché, la France compte tout de même beaucoup d’agriculteurs, il semblerait même que le gouvernement y tienne ... Alors que se passe t-il ?

Le marché bio explose, la demande des consommateurs se fait de pus en plus pressante et le Grenelle de l’environnement affiche l’ambition d’atteindre 20 % de production bio d’ici 2020.
Pourtant, nous pouvons remarquer que depuis 2004, le nombre de fermes biologiques stagne, voire régresse, les installations et les conversions ne compensant pas les départs en retraite.

Il faudrait une véritable prise en compte du bio dans l’enseignement initial agricole. Car, constatent les participants à une journée de réflexion, les jeunes dans les filières concernées restent peu tolérants pour ce type de production.

La Frab (Fédération régionale des agrobiologistes de Bretagne) prévient : porter le bio à 10 % de la production bretonne en 2013, suppose 3.000 producteurs de plus..." Via Agri Bio

Radio du goût et Bio

Reportages, dossiers thématiques, interview et compilation des émissions de Radio France sur le thème du goût, de l'agriculture à la gastronomie en passant par les habitudes alimentaires...

radiodugout

La Web radio du goût, une radio thématique de Radio France.

Et à propos du Bio dans cette web radio du goût ?

En cherchant un peu à travers les rubriques, la recherche n'est pas le point fort du site, vous trouverez notamment un dossier complet de 2005, la crise d'ado du bio, dont voici l'introduction :

"Pour la première fois, le bio sort de son ghetto au Salon International de l’Agriculture à partir de samedi. Alors que le secteur attire de plus en plus de consommateurs, la production a du mal à décoller. Nouveautés, recherche, formation, santé, gros plan sur une filière qui cherche à grandir…

Cette année, le bio s’émancipe au Salon de l’agriculture (...). Fini le marché bio de ces dernières années. Les visiteurs s’y retrouveront par productions, par régions et grâce à un pôle institutionnel de l’Agence bio.

Selon une récente enquête de CSA pour cette agence, près de la moitié des personnes interrogées (44%) ont consommé bio en 2004, contre 37% en 2003. Les fruits, les légumes, les œufs et le pain sont les aliments les plus prisés. Mais le marché français n’arrive pas à satisfaire cette demande et doit importer la moitié des produits.

Après une dizaine d’années de développement, le bio vit un tournant, tiraillé entre ses atouts pour la santé et l’environnement et ses difficultés économiques et de production. Malgré des formations de plus en plus nombreuses, les conversions stagnent. Le manque de moyens pour la recherche, l’organisation de la filière et la baisse des subventions sont quelques unes des explications."

* La crise d'ado du bio, Dossier réalisé par Anne-Laure Barral, Caroline Caldier et Eric Chaverou.

Chiffres clé de l'agriculture biologique en France

Ab"Selon l'Agence Bio, fin 2006, 11 640 exploitations agricoles engagées dans l'agriculture biologique ont été recensées pour cultiver 552 824 ha, soit 499 589 ha certifiés et 53 235 ha en conversion. Cette superficie représente 2 % de la Surface agricole utile nationale.

En 10 ans, le nombre d'agriculteurs de la filière bio a triplé et les surfaces certifiées ont été multipliées par cinq.
En 2006, 44 % des exploitations bio cultivent des céréales, 65 % ont des surfaces herbagères, 40 % pratiquent l'élevage. Plus d'un quart possèdent un troupeau de vaches laitières ou allaitantes, plus de 40 % ont une activité maraîchère et/ou arboriculture fruitière. 14 % ont des vignes, 13 % des plantes aromatiques ou médicinales.

En 2007, le marché alimentaire issu de l'agriculture biologique a été évalué a près de 1,9 Md d'euros HT. Ce marché enregistre chaque année depuis 1999 une hausse de 9,9 %.
Fin 2006, 5 802 entreprises de transformation, de stockage et de distribution certifiées bio ont été recensées. Plus de 85 %, travaillent dans les filières végétales. 58 % sont des boulangeries. 8 % interviennent dans le secteur de la viande, 3 % dans le laitier." Agence Bio via Campagnes et Environnement

Le monde selon Monsanto

 monsanto Documentaire de Marie-Monique Robin (France, 2007, 1h48mn)

Coproduction : ARTE France, Image et Compagnie, Productions Thalie, Office National du film du Canada, WDR
"Je n’ai jamais vu une société qui ait une influence aussi déterminante et à un niveau aussi élevé sur les autorités gouvernementales en charge de la réglementation que Monsanto avec ses OGM."(l’essayiste Jeremy Rifkin)

"Monsanto, multinationale américaine née en 1901 à Saint-Louis, dans le Missouri, et d’abord spécialisée dans l’industrie chimique, est devenue en un peu plus d’un siècle le leader mondial des biotechnologies, en particulier sur le marché des organismes génétiquement modifiés (OGM). Elle détient les brevets de 90 % du maïs, du soja, du colza, ou du coton transgéniques cultivés dans le monde. Par le biais de rachats successifs, elle est en train de devenir le premier semencier de la planète et à terme, c’est la chaîne alimentaire toute entière qu’elle pourrait contrôler. Mais c’est d’abord avec le Round Up, son herbicide "total" (longtemps estampillé "biodégradable") qu’elle a commencé, à partir de 1974, à conquérir le monde. On lui doit aussi des produits aussi variés que le terrible Agent Orange, massivement déversé sur le Viêt-nam par l’armée américaine, les PCB (pyralène en France, interdit au début des années 80), l’aspartame ou les hormones de croissance (interdites en Europe et au Canada). Monsanto, avertit Marie-Monique Robin, est l’une des entreprises "les plus controversées de l’ère industrielle".
"Nourriture, santé, espoir" : sur son site, la firme de Saint-Louis promet une agriculture durable, aux rendements supérieurs, respectueuse de l’environnement. Journaliste d’investigation chevronnée, couronnée du Prix Albert-Londres en 1995, la réalisatrice a décidé de juger sur pièce, y compris en explorant le passé de l’entreprise. Sa première étape la mène à Anniston, en Alabama, où 40 % de la population, majoritairement noire, souffre de cancer. En 2002, Monsanto a été condamnée par la justice à lui verser 700 millions de dollars pour avoir dissimulé pendant des décennies la dangerosité des PCB…

Cobayes
Implacablement, d’Anniston jusqu’au Paraguay en passant par l’Inde, la Grande-Bretagne ou le Mexique, Marie-Monique Robin collecte des faits aussi alarmants qu’irréfutables et démonte point par point le discours de Monsanto. Elle démontre que, dans le dossier des OGM, les réglementations américaine et européenne ont été directement influencées, sans validation scientifique valable, par des alliés de la firme placés à des postes-clé au sein d’une administration tout sauf indépendante. Elle expose les stupéfiantes méthodes utilisées par la multinationale pour discréditer ses adversaires, mais aussi intimider les agriculteurs à domicile.
Elle laisse entrevoir enfin la catastrophe en germe dans les visées hégémoniques de Monsanto sur les semences du monde, dont les paysans indiens ou paraguayens subissent aujourd’hui les conséquences. "On ne devrait pas utiliser les citoyens comme des cobayes." Pour avoir exprimé ses inquiétudes à propos des OGM sur un plateau de la BBC, le biologiste Arpad Pusztaï fut licencié du jour au lendemain.
Quelques années plus tard, Le monde selon Monsanto donne une ampleur planétaire à cet avertissement."

> Mardi 11 mars à 21h00, le monde selon Monsanto, ARTE

- La bande annonce du film

- L'interview de la réalisatrice

Le bio, une voie d'avenir pour les français

AgencebioUn encouragement à l’agriculture biologique : La bio voie d’avenir pour 77 % des Français.
L’Agence Bio vient de publier les résultats de son 5ème baromètre annuel.
Les Français affichent un intérêt de plus en plus marqué pour l'agriculture durable et citoyenne.
Plus de 4 Français sur 10 consomment un produit bio au moins une fois par mois.
Ils souhaiteraient avoir des produits bio en restauration hors foyer.
Télécharger le dossier de presse de l agence bio (40 pages, format PDF); source : APCE / Conseil Général 07

La faim, la bagnole, le blé et nous

Biocarburant"Une dénonciation des biocarburants", tel est le sous-titre du nouveau livre de Fabrice Nicolino annonce clairement le contenu du livre.

Les biocarburants sont une formidable trouvaille... mais pour qui ?

Dans le monde entier, usines et raffineries poussent comme des champignons après la pluie. Le blé, le colza, le tournesol chez nous, le palmier à huile, la canne à sucre, le soja ou le maïs dans les pays du Sud servent désormais à remplacer le pétrole. Une bonne nouvelle ? Pas vraiment, montre l'auteur. De l'Indonésie au Brésil en passant par le Cameroun, les forêts sont dévastées pour laisser place à ces nouvelles cultures. La demande indécente du Nord qui veut continuer à rouler quoi qu'il en coûte fait exploser les prix de certains produits agricoles de base... dans un monde qui compte un milliard d'affamés.

Et le comble, c'est que les biocarburants aggravent la crise climatique au lieu de la résoudre... Une enquête passionnante ! Par l'auteur avec François Veillerette de l'excellent livre Pesticides.

Fabrice Nicolino a écrit le livre de référence sur les "biocarburants". Parfois avec la verve du pamphlétaire, mais toujours très argumenté. Un livre aux antipodes du discours officiel sur les vertus écologiques de ces nouveaux carburants.

En France, le lobby de l'agriculture industrielle, activement soutenu par l'Etat, cherche depuis la réforme de la politique agricole commune européenne en 1992 de nouveaux débouchés pour ses productions de masse. Le boom des biocarburants relance aussi la machine à engrais et à pesticides.

Ailleurs dans le monde, c'est bien pire. De l'Indonésie au Brésil en passant par le Cameroun, les rares forêts tropicales intactes sont dévastées pour laisser place à ces nouvelles cultures. La demande indécente du Nord, qui veut continuer à rouler quoi qu'il en coûte, fait exploser le prix de certains produits de base : dans un monde qui compte près d'un milliard d'affamés permanents, le système industriel préfère donc l'automobile au droit pourtant imprescriptible de manger à sa faim.

Et le comble, c'est que les biocarburants ne sont nullement écologiques. Ils contribuent au dérèglement climatique comme le montre de très nombreuses études. Ce livre dévoile une mystification complète. Et il dénonce ses profiteurs, plus nombreux qu'on ne le croit. Car derrière l'automobile individuelle, il y a nous.

Un livre essentiel pour que cette catastrophe annoncée et déjà commencée n'ait pas lieu..."

- La faim, la bagnole, le blé et nous : une dénonciation des biocarburants par Farbrie Nicolino (librairie Amazon)

Bruno, bio résistant

AgribioUn reportage d’Antoine Chao via la-bas.org.
Portrait de Bruno, paysan maraîcher bio installé depuis deux ans à Noaillan en Gironde.
Retour à la terre d’un travailleur social.
Ecouter l'émission (France Internet, le 15/10/2007) :


- Sur Internet : Association pour le maintien d’une agriculture paysanne

> Livres en liens :

- La forteresse agricole de Gilles Luneau : Pour la première fois, une investigation journalistique radiographie ce que d'aucuns surnomment, sans doute par analogie avec la forteresse ouvrière, surnom donné jadis par Jacques Frémontier à la régie Renault, la Forteresse agricole : la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), le plus puissant syndicat paysan de ce pays. A travers son histoire ancienne, récente et actuelle, c'est plus d'un demi-siècle de politique agricole qui se trouve évoqué. Un livre exhaustif et parfois explosif, pour l'inauguration du Salon de l'Agriculture 2003.

- Qu’est-ce que la confédération paysanne ? par le Collectif Archipel :
Aujourd'hui comme hier, l'agriculture est la première activité humaine dans le monde. Au cœur des usages industriels et productivistes imposés par les multinationales, la Confédération paysanne entend promouvoir des pratiques paysannes respectueuses des hommes et de leur environnement. Loin d'une cogestion trompeuse, elle lutte pour sortir la profession agricole d'un corporatisme étroit et redonner aux travailleurs de la terre, par une solidarité retrouvée, la dignité de leur métier. Être auprès des paysans dans leurs difficultés quotidiennes et infléchir un ordre social mondialisé injuste envers les plus démunis : tel est le sens fondamental de son action, tant locale que globale. Parce qu'un autre monde est encore possible.

- Les paysans sont de retour de Silvia Pérez-Vitoria :
On a parlé de la "fin des paysans" mais ils sont toujours là et, aujourd'hui encore, ils représentent la moitié de l'humanité. Les paysans sont de retour revisite l'histoire de la paysannerie, et montre comment elle a su préserver, partout dans le monde, des valeurs de solidarité et d'équilibre écologique, malgré les ravages sociaux et environnementaux provoqués par l'industrialisation de l'agriculture. Situés aux avant-postes des grands problèmes que traverse la planète : chômage, environnement, santé, les paysans font des propositions et mettent en place des alternatives. C'est à eux que Silvia Pérez-Vitoria dédie sa passionnante étude démontrant que le retour des paysans constitue une véritable chance pour nos sociétés.

Les aides agricoles s'émancipent de la production

Agresteprimeur"Avec la mise en place des droits à paiement unique, les aides indépendantes de la production représentent 55 % du revenu agricole en 2006. L’ensemble des soutiens publics à l’agriculture évoluent peu.

Les aides directes indépendantes du niveau de la production représentent 55 % du revenu agricole en 2006. Ce résultat provient de la mise en oeuvre de la politique européenne de découplage des aides en 2006. Les aides découplées proprement dites sont celles liées aux droits à paiement unique (DPU), qui contribuent pour 46 % au revenu net d’entreprise agricole..."
> Dossier complet, Agreste Primeur n°197, juillet 2007 (format PDF)

L'agriculture, nouveaux défis (Édition 2007)

Agridefi
La collection Insee-Références accueille pour la première fois un ouvrage consacré à l'agriculture.

Sa publication coïncide avec le remaniement en profondeur de la politique agricole commune, confrontée à l'émergence d'autres puissances agricoles, alors même qu'un nouveau cycle de négociations internationales est en cours. De plus, les attentes de la société en matière de préservation de la nature s'expriment de façon croissante.

L'ouvrage éclaire ces nouveaux défis en s'appuyant sur 18 dossiers regroupés en cinq chapitres, l'agriculture française et l'Europe, l'agriculture dans le monde, la Pac et sa réforme, l'agriculture et l'environnement, et enfin les agriculteurs.

18 fiches complètent l'ouvrage par des données chiffrées assorties de commentaires sur les revenus et les financements agricoles, l'utilisation du territoire, les productions.

> L'agriculture, nouveaux défis (INSEE) un livre sz Corinne Benvéniste, Geneviève Canceill, Agnès Dugué, Philippe Roussel.

L'UE contribue pour 38,9 millions € à la promotion des produits agricoles

EuropeLa Commission européenne a approuvé 23 programmes dans 11 États membres (Allemagne, France, République tchèque, Grèce, Espagne, Italie, Pays-Bas, Hongrie, Autriche, Pologne, et Portugal) afin de donner des informations sur les produits agricoles et d’en assurer la promotion dans l’Union européenne. Cofinancé à raison de 50 % par l’Union européenne, le budget total des programmes – dont la durée est comprise entre un et trois ans – est de 77,7 millions €. Les programmes retenus concernent les produits biologiques, les produits agricoles de qualité (AOP/IGP/STG), les produits laitiers, la viande de volaille, le vin, les fruits et légumes et le miel.

Mme Mariann Fischer Boel, membre de la Commission chargé de l’agriculture et du développement rural, a déclaré: «Les produits agricoles de l'Union européenne sont d’une qualité et d’une diversité incomparables. Dans un marché mondial de plus en plus ouvert, nous devons redoubler d’effort pour sensibiliser les consommateurs aux mérites de nos produits agricoles. Il ne suffit pas de produire des aliments et des boissons d’excellente qualité, encore faut-il les commercialiser intelligemment. Les programmes communautaires de ce type peuvent aider efficacement nos producteurs dans un monde de plus en plus concurrentiel.»
> Communiqué de presse complet, Union Européenne

La flambée du cours des matières premières agricoles inquiète les industriels de l'alimentaire

AniaLa flambée actuelle du prix des matières premières agricoles inquiète les industriels de l'alimentaire, ainsi que l'a récemment souligné Jean-René Buisson à plusieurs reprises dans la presse. Cette situation est sans précédent, tant par l'ampleur des hausses constatées (de +5 à +100 % selon les productions), que par le fait qu'elles concernent un très grand nombre de productions agricoles. Cette flambée des prix pourrait perdurer dans le temps, car certains facteurs sont désormais structurels, ou en passe de le devenir :

- les stocks de nombreux produits agricoles sont au plus bas (céréales, oléagineux, poudre de lait, beurre) et les cheptels animaux en baisse.
- les accidents climatiques sont de plus en plus fréquents.
- face à cette offre réduite, la demande explose du fait des besoins alimentaires des pays émergeants, mais également pour la production croissante de biocarburants.
- enfin, les réformes successives de la PAC ont eu comme conséquence directe de mettre les prix agricoles européens en prise directe avec les évolutions sur le marché mondial, et de limiter l'impact des outils de régulation des marchés européens, amplifiant les prix à la baisse comme à la hausse. Les industriels alimentaires européens doivent désormais se préparer à affronter une volatilité croissante des prix agricoles.

L'impact de ces hausses sur le prix de revient des produits finis est variable selon les secteurs et la valeur ajoutée du produit. Dans un contexte où les prix ont déjà diminué de 2 à 3% depuis la mise en place de la Loi Dutreil, les industriels du secteur ont tous réalisé des efforts de productivité importants dans leur processus de fabrication. Néanmoins nul doute qu'une partie de nos entreprises sera contrainte de demander des augmentations de tarifs lors de leurs négociations avec les distributeurs. Les industriels, et notamment les PME, plus vulnérables, ne pourront supporter seules le poids de ces augmentations. C'est donc l'ensemble de la chaîne alimentaire qui doit aujourd'hui aborder le problème de façon responsable et solidaire afin d'éviter de faire peser sur le seul consommateur le poids de cette flambée des cours.

Révolution verte en Afrique ?

Afriqueverte"six mois à peine après la fin de mon mandat de secrétaire général de l'ONU, j'ai décidé de relever un nouveau défi : donner un nouvel élan à l'Afrique, trop souvent perçue comme assiégée par la faim et le désespoir, en redynamisant les petites exploitations agricoles dont tant de populations dépendent pour leur subsistance et leurs revenus. J'ai donc accepté d'assumer la présidence du conseil d'un partenariat international conduit par des Africains, la nouvelle Alliance pour une révolution verte en Afrique...
- Pour une révolution verte en Afrique, par Kofi Annan, Le Monde, 10/07/2007

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Agriculture biologique et sécurité alimentaire

Conférence internationale sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire :
- Revue de presse et photos de la conférence
- Liste des documents (ci-dessous)
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OFS/2007/
Agenda-rev.8
Ordre du jour provisoire
OFS/2007/1 Agriculture biologique et disponibilités alimentaires (en anglais)
OFS/2007/2 Agriculture biologique et accès à la nourriture
(en anglais)
OFS/2007/3 Agriculture biologique et stabilité des approvisionnements alimentaires (en anglais)
OFS/2007/4 Agriculture biologique et utilisation des aliments (en anglais)
OFS/2007/5 Agriculture biologique et sécurité alimentaire
(en anglais)
OFS/2007/INF Articles reçus - Papers Submitted
OFS/2007 Liste des participants
OFS/2007/REP RAPPORT

Commerce équitable, l'empreinte bio

Empreinte bio"Il n’y a pas de bio sans éthique ni sans équité. Il ne peut y avoir d’éthique en l’absence de bio et
d’équitable. Il n’y a pas d’équité sans bio ni éthique.
Si les trois critères ne sont pas réunis, alors il y a perversion et vision mécaniste », nous dit Nelly Pégeault. La rédactrice en chef de la revue Nature et Progrès, organisation réputée pour ses engagements en faveur de l’agriculture biologique, résume ainsi l’évolution récente adoptée par des organisations défendant un commerce équitable« partout »..."
> Commerce équitable, l'empreinte bio : Hors série n°45 mai-juin de Politis ou à télécharger (format PDF)

Les vaches mangent de l'herbe ?

Les OGM ont été imposés dans la chaîne alimentaire des animaux par les lobbies agro-industriels.

Aujourd’hui la grande majorité du bétail est nourri avec des aliments transgéniques, sans la possibilité pour le consommateur de choisir quel mode de production il veut soutenir.
Dans le lait, les oeufs et la viande conventionnelle, aucune traçabilité n’est exigée...

Mais il existe encore des vaches qui mangent de l'herbe...

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Recherche pour réduire les pollutions agricoles

Epandage"Face aux pollutions aquatiques liées aux amendements agricoles, le Cemagref inaugure dans l’Allier un pôle de recherche dédié aux épandages de matériaux minéraux et organiques.
L’enjeu : promouvoir les écotechnologies en agriculture..."
> Le Cemagref lance une plate-forme technologique pour améliorer les techniques d'épandages agricoles, 22/06/2007, Actu Environnement

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Les marchés agricoles en 2006 : envolée des prix

Insee"Après deux années de recul, les prix agricoles français ont augmenté de 5,2 % en 2006. Sans précédent depuis la fin des années quatre-vingt, cette hausse affecte la plupart des productions et reflète la mutation des marchés internationaux.
Tandis que les prix des céréales et des oléagineux répercutent le recul de la production mondiale et le développement des usages énergétiques, les fruits et légumes flambent sous l’effet des fortes chaleurs de juillet et du temps humide d’août.
Seuls reculent les prix de la betterave sucrière et du lait de vache, par suite des dernières réformes de la Politique agricole commune. Le développement de la consommation dans les pays émergents et l’utilisation croissante de produits agricoles pour les biocarburants pourraient annoncer d’autres hausses au cours des prochaines années.
En outre la montée en puissance de nouveaux pays producteurs fragilise certaines productions françaises comme le vin et la volaille..."
- Jacques Berger, division Agriculture, Insee Première n°1141 - juin 2007 - L'article complet, format PDF

Couhins et la viticulture "durable"

Deux articles sur la viticulture "durable" et le château de Couhins :
- Couhins, le château des agronomes, les Echos le 26/06/2007
L’Inra veut valoriser ses expérimentations par la commercialisation de ses vins deGraves. Les chercheurs estiment démontrée la viabilité de la viticulture durable... Télécharger l'article, format PDF

- Produire du vin durable, c'est possible, la Croix, le 26/06/2007
Télécharger les 2 articles, scan au format PDF

L'Espagne, potager de l'Europe

Serre en Espagne"Dans la province espagnole d'Almeria, entre la côte andalouse et les contreforts des montagnes, la terre semble recouverte d'un immense drap gris argent. Ici s'étend le potager de l'Europe. Les tomates, concombres, haricots verts, courgettes, poivrons, melons et pastèques vendus dans tous les supermarchés du continent mûrissent sous une mer de plastique qui a remplacé le paysage naturel de lande rousse et rocailleuse. Difficile d'imaginer comment un tel désert a pu devenir la capitale européenne de l'agriculture hors-sol. Un des ingrédients de cette réussite économique est l'ensoleillement exceptionnel. L'autre est un invisible trésor : l'eau souterraine.

On raconte que les premières serres sont nées par hasard, alors que des paysans locaux cherchaient à protéger leur production du vent, dans les années 1960. L'expansion a été fulgurante dans les deux décennies suivantes, grâce à une multiplication des forages.

Aujourd'hui, 27 000 hectares sont consacrés à la culture de fruits, de légumes et de fleurs irriguées. Ces produits étant composés à 80 % d'eau, la région vit en fait d'une forme d'exportation de ses ressources naturelles - les économistes de l'environnement parlent d'exportations d'"eau virtuelle"...
- Comment le potager de l'Europe a poussé sur le désert andalou, Gaëlle Dupont, Le Monde le 25/06/2007

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Union européenne et maïs OGM

Mais maladeLe 25/06/2007, le comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale de l’Union européenne s’est réuni pour examiner en urgence l’autorisation d’un nouveau maïs OGM, le Herculex RW 59-122, résistant à la chrysomèle, un insecte ravageur qui attaque par les racines.

Le comité l’examine en urgence (procédure dite de "fast track") parce qu’il s’agit du maïs OGM illégal dans l’Union européenne que Greenpeace a découvert aux Pays-Bas en avril dernier dans un navire déchargeant sa cargaison de maïs en provenance des Etats-Unis.
> Source : HNS info

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Sécheresse et gestion de l'eau

SecheresseFace à la sècheresse, une meilleure gestion de l'eau s'impose
"(.)En moyenne, l'agriculture consomme 70 % de l'eau douce. Les marges de manoeuvre y sont donc importantes. "Pour inciter aux économies, il faut impérativement modifier le prix de l'eau, afin de refléter sa véritable valeur, et cesser de subventionner la culture de coton ou de riz dans des régions arides", affirme Larry Farwell, spécialisé dans la gestion de l'eau en Californie."

- Face à la sécheresse, une meilleure gestion de l'eau s'impose : Le Monde du 21/06/2007, Gaëlle Dupont

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Agribio.info

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Bio Définition

  • Agriculture Bio
    L'agriculture biologique est un système de production agricole spécifique qui exclue l'usage d’engrais et de pesticides de synthèse et d'organismes génétiquement modifiés.
  • Agriculture
    "L’agriculture (du latin agricultura) désigne l’ensemble des savoir-faire et activité ayant pour objet la culture des terres, et, d’une manière générale l’ensemble des travaux de conservation et de transformation du milieu naturel permettant de cultiver et prélever des végétaux et des animaux utiles à l’être humain."