La famine menace le monde ?
Samedi 19 avril, l'émission rue des entrepreneurs a évoqué à nouveau le problème mondial de la production agricole et de la consommation alimentaire, avec un sujet actualisé et un titre des plus inquiétants : La vraie menace de la famine !
Présentation de l'émission :
"Nous râlons, à juste titre, chez nous contre la hausse des produits alimentaires. Ce n’est pas drôle tous les jours pour tout le monde, mais nous mangeons… pour l’instant !
Parce qu’il suffit de regarder une carte du monde en écoutant les infos, à la radio.
Au Burkina Faso, ou au Cameroun, à au Sénégal ou en Côte d’Ivoire, en Égypte, mais aussi au Mexique, au Pakistan, aux Philippines ou au Bengladesh… sans parler de tous les autres, les manifestations et les arrestations se succèdent.
À cause de la vie chère, à cause de la flambée des prix du riz, du blé, du maïs, de l’huile, du lait, du savon… Que se passe-t-il ?
Illustration parfaite des nouveaux enjeux alimentaires, l’exemple du « surimi » : l’offre, cette année, sera inférieure de 20% par rapport aux besoins.
Les quotas de pêche du colin d’Alaska ont baissé pour protéger l’espèce. Mauvaise pêche de chinchard au Chili pour des raisons climatiques.
Les pêcheurs ont freiné leurs sorties à cause de l’augmentation du gazole. Résultat : le prix de la matière première depuis le début de l’année a augmenté de 70%. Les stocks mondiaux sont au plus bas alors que la demande explose, venant d’Asie notamment.
Enfin, la concurrence entre fabricants de surimi et industriels de poissons congelés s’accroît. Une raison de plus pour faire monter les prix.
Nous sommes aujourd’hui plus de six milliards sur la Terre, et nous serons 9 milliards dans 40 ans.
D’où viendra la subsistance de la Chine, de l’Inde, de l’Afrique, par exemple, alors que le climat change, que les fleuves s’amenuisent, que les déserts se développent, que les transports coûtent plus cher ?"
- Présentation de l'émission et de ses invités
- Ecoute direct en ligne de l'émission (format RealPlayer)
Très usité dans les pays anglo-saxons depuis plusieurs années la notion de food-miles ou kilomètre alimentaire représente la distance que parcourt la nourriture entre l’endroit d’où elle provient et votre assiette ou votre verre.
Le premier "village bio" de France se trouve dans le Var... une démarche globale qui a commencé par la viticulture et s'étend désormais à l'ensemble des actions de la commune
Fonds de structuration des filières issues de l’agriculture biologique
Le Parisien du 3 mars dernier a consacré un dossier au bio et à son économie, de l'emploi aux compétences en passant par le recrutement :
Une enquête interne lancée par 
"Le marché du Bio connait une ascension remarquable et la demande devient de plus en plus importante. 
"Selon l'Agence Bio, fin 2006, 11 640 exploitations agricoles engagées dans l'agriculture biologique ont été recensées pour cultiver 552 824 ha, soit 499 589 ha certifiés et 53 235 ha en conversion. Cette superficie représente 2 % de la Surface agricole utile nationale.
Documentaire de Marie-Monique Robin (France, 2007, 1h48mn)
Un encouragement à l’agriculture biologique : La bio voie d’avenir pour 77 % des Français.
Un reportage d’Antoine Chao via
"Avec la mise en place des droits à paiement unique, les aides indépendantes de la production représentent 55 % du revenu agricole en 2006. L’ensemble des soutiens publics à l’agriculture évoluent peu.
La Commission européenne a approuvé 23 programmes dans 11 États membres (Allemagne, France, République tchèque, Grèce, Espagne, Italie, Pays-Bas, Hongrie, Autriche, Pologne, et Portugal) afin de donner des informations sur les produits agricoles et d’en assurer la promotion dans l’Union européenne. Cofinancé à raison de 50 % par l’Union européenne, le budget total des programmes – dont la durée est comprise entre un et trois ans – est de 77,7 millions €. Les programmes retenus concernent les produits biologiques, les produits agricoles de qualité (AOP/IGP/STG), les produits laitiers, la viande de volaille, le vin, les fruits et légumes et le miel.
La flambée actuelle du prix des matières premières agricoles inquiète les industriels de l'alimentaire, ainsi que l'a récemment souligné Jean-René Buisson à plusieurs reprises dans la presse. Cette situation est sans précédent, tant par l'ampleur des hausses constatées (de +5 à +100 % selon les productions), que par le fait qu'elles concernent un très grand nombre de productions agricoles. Cette flambée des prix pourrait perdurer dans le temps, car certains facteurs sont désormais structurels, ou en passe de le devenir :
"six mois à peine après la fin de mon mandat de secrétaire général de l'ONU, j'ai décidé de relever un nouveau défi : donner un nouvel élan à l'Afrique, trop souvent perçue comme assiégée par la faim et le désespoir, en redynamisant les petites exploitations agricoles dont tant de populations dépendent pour leur subsistance et leurs revenus. J'ai donc accepté d'assumer la présidence du conseil d'un partenariat international conduit par des Africains, la nouvelle Alliance pour une révolution verte en Afrique...
"Il n’y a pas de bio sans éthique ni sans équité. Il ne peut y avoir d’éthique en l’absence de bio et
"Face aux pollutions aquatiques liées aux amendements agricoles, le Cemagref inaugure dans l’Allier un pôle de recherche dédié aux épandages de matériaux minéraux et organiques.
"Après deux années de recul, les prix agricoles français ont augmenté de 5,2 % en 2006. Sans précédent depuis la fin des années quatre-vingt, cette hausse affecte la plupart des productions et reflète la mutation des marchés internationaux.
"Dans la province espagnole d'Almeria, entre la côte andalouse et les contreforts des montagnes, la terre semble recouverte d'un immense drap gris argent. Ici s'étend le potager de l'Europe. Les tomates, concombres, haricots verts, courgettes, poivrons, melons et pastèques vendus dans tous les supermarchés du continent mûrissent sous une mer de plastique qui a remplacé le paysage naturel de lande rousse et rocailleuse. Difficile d'imaginer comment un tel désert a pu devenir la capitale européenne de l'agriculture hors-sol. Un des ingrédients de cette réussite économique est l'ensoleillement exceptionnel. L'autre est un invisible trésor : l'eau souterraine.
Le 25/06/2007, le comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale de l’Union européenne s’est réuni pour examiner en urgence l’autorisation d’un nouveau maïs OGM, le Herculex RW 59-122, résistant à la chrysomèle, un insecte ravageur qui attaque par les racines.
Face à la sècheresse, une meilleure gestion de l'eau s'impose
