Du citoyen au consommateur, actualité et infos sur le Bio et l'Environnement : Agriculture biologique, alimentation, santé, développement durable, initiative, écologie, énergie alternative, produits naturels, liens pratiques, boutiques et plus...
Quel impact sur la forêt sur vos achats quotidiens, des biens de consommation à la nourriture ?
Au delà d'une sensibilisation, le site protégeons la forêt du WWF vous propose en complément explications et alternatives pour changer votre manière de consommer et réduire l'impact quotidien sur notre environnement :
The Meatrix propose à travers quelques animations et de l'information de contribuer à amorcer une prise de conscience sur l'agriculture industrielle tout en apportant des esquisses de solutions... premnière animation dédiée à l'élevage des cochons et à l'évolution de la production porcine dans le monde :
Repris en cœur par certains médias en mal d'actualité en juillet, une déclaration d'experts anglais déclarant que "les produits bio ne sont pas meilleurs pour la santé que les aliments ordinaires" à une fois plus tronqué l'information à propos des produits bio.
Heureusement, le Dr Michel de Lorgeril, cardiologue et chercheur au CNRS, éclaire avec un peu de recul nos lanternes sur cette "bio-polémique" :
" En fait, le rapport complet dit seulement, que les aliments "bio" n’apportent pas plus de nutriments que les aliments produits de façon conventionnelle. Ce n’est donc pas une information-santé, mais suggère que le surcoût des aliments "bio" n’est pas justifié.
Nos experts soulignent que leur étude ne traite pas la question des insecticides, herbicides, fongicides et de leurs multiples résidus dans les aliments conventionnels, question de santé pourtant."
La question non abordée et pourtant primordiale sur les avantages du bio porte sur les résidus en produits chimiques, quasiment absent des produits bios, et par extension les nutriments présents dans les fruits, les légumes et les aliments complets.
Pourquoi préférer la courgette ou l’aubergine "bio" ?
Pourquoi préférer le pain "bio" ?
Que savons-nous de la toxicité réelle de ces agents sur le long terme et de leurs interactions ?
Rebondissant sur cette actualité, l'émission C dans l'air sur France5 a abordé ce sujet le 14 août dernier avec quelques invités :
"Selon une étude britannique, les aliments biologiques n’apporteraient rien de plus au point de vue des nutriments. Une enquête qui élude les effets sur la santé des pesticides et herbicides utilisés par l’agriculture conventionnelle. Le surcoût du bio se justifie-t-il ? "
> Faut-il manger bio ? Voir l'émission en ligne
La lune dispose de son propre cycle au fil des semaines, et son influence est certaine, avec différents niveaux du mythe à la réalité, comme notamment la marée, les vents, l'activité sismique, l'évolution des espèces, l'obliquité de la terre et bien sûr l'activité humaine (santé, agriculture, pêche).
Pour vous faciliter le suivi du cycle lunaire, voici un agenda permanent de la lune que vous pouvez ajouter à votre page d'accueil ou sur votre agenda Google :
Le safran est une épice rare et convoitée, dont la quantité vendue sur le marché est plus de 100 fois supérieur à la production annuelle mondiale... les faux sont nombreux et les arnaques multiples, à l'étranger comme en France.
Envoyé spécial à enquêté sur le safran, du Maroc à la Grèce, de l'Iran à la France pour nous faire découvrir les arcanes de sa production et les pièges de la distribution.
Ce reportage met aussi un avant un renouveau de la production de safran en France, avec une possible AOC dans les années à venir, même si à ce jour celle-ci reste confidentielle avec entre 3 à 5 kilogrammes pour l'ensemble du territoire :
"...la production de safran en France redémarre peu à peu, après avoir complètement disparue pendant un siècle. Certains ont flairé le bon filon. Véronique Lazérat possède dans le Limousin la plus grande safranière de France et parvient, en produisant deux kilos de safran par an, à gagner beaucoup d’argent."
> Le Safran, l'épice la plus convoité du monde, reportage en vidéo, envoyé spécial sur France2, 25/06/2009
On y apprend notamment que le safran se cultive en France depuis longtemps avec un renouveau récent, de préférence dans les régions granitiques avec des sols acides en moyenne montagne, et que cela donne des idées à de nombreux agriculteurs en herbe...
Le plus simple pour en savoir plus sur la culture du Safran, de l'amateur au producteur, c'est de se procurer le livre des chroniques du potager consacré au Safran ou encore Secrets de safranière : L'or rouge de la Font Saint-Blaise (ci-contre).
Pour en savoir plus en ligne sur la culture du safran, à voir les conseils pratiques en image et par étape du site Safran de France, avec au sommaire :
exposition - sol- préparation du sol - plantation - rendement - climat - safranière au fil des saisons - repos végétatif - entretien - ennemis - floraison - récolte - préparation - émondage - séchage - conservation - conditionnement.
- Comment commencer la production de Safran ?
Que ce soit pour tester dans votre jardin ou pour une production plus conséquente, voici quelques pistes pour trouver des bulbes en ligne : Où trouver et acheter des bulbes de crocus sativus ou Safran ?
- Jardinerie Willemse, Bulbes extra de 8/9 cm de circonférence par paquet de 12
- Plantes et Jardins, Bulbes, calibre 8/+ par paquet de 12.
Autres aspects du safran, ses vertus médicinales connus depuis l'antiquité avec un panel de bienfaits à découvrir dans l'ouvrage les vertus du Safran (ci-contre).
Le développement toujours croissant des grands centres pose notamment la question de l'approvisionnement en produits agricoles.
Voici Dragonfly, un projet de ferme agricole urbaine pour des éco-cités responsables.
Le principe est simple, pour lutter contre le surpeuplement des villes, il faut installer l'agriculture au coeur des villes, pour favoriser l'autonomie des centres urbains et repenser la production alimentaire.
- Dessin du projet DragonFly (cliquer pour agrandir)
- Présentation (traduction automatique de la page Dragonfly)
"Sur les toits, les terrasses, les balcons, dans le creux de la non-construction des espaces publics, les chantiers à l'intérieur et de la suspension de serres, de l'éco-guerrier aspire à sortir de son univers concurrentiel et consumeristes imposées par les lois du marché. Il veut cultiver son paysage immédiat, afin de mieux prendre racine dans le sol en créant son propre écologique et la biodiversité alimentaire. Le consommateur devient alors le producteur et le jardin habitant!
De la parisienne «travailleur jardins» à la «jardins communautaires» de New York passant par Moscou «légumes carrés», huit cents millions d'agriculteurs urbains, c'est-à-dire plus d'un être humain sur dix, aujourd'hui chlorophylliennes consomment des produits issus de ces jardins potagers cosmopolite . Ces nouveaux jardins, conscients de l'urgence de réduire notre consommation de carburant et la nécessité de modifier notre comportement face aux changements climatiques, de réduire ainsi leur impact sur l'environnement et de renforcer l'éco-responsables des villes sur un mode communautaire."
A quelques jours des élections européennes, le magazine Terra Eco vous propose de découvrir comment votent les députés européens français sur deux sujets :
- L'agriculture et les pesticides
" Malgré les risques pour la santé et l’environnement, les pesticides sont encore employés massivement par les agriculteurs de l’Union Européenne. Pour favoriser l’utilisation d’alternatives et réduire la dépendance à l’égard de ces produits, la Commission avait proposé au Parlement européen un « cadre d’action communautaire pour une utilisation durable des pesticides ». Une directive que ce dernier a validé en janvier dernier à 96,49% et surtout aucun vote contre des députés européens français. "
> Pesticides : comment votent vos députés européens ?, Terra Eco
- Agriculture bio en Europe et OGM
" L’agriculture biologique ne représente qu’une faible part des surfaces cultivées en Europe (4% en 2007). Mais ce chiffre est en forte progression chaque année (+30%). Pour que le consommateur d’y retrouve, de nouvelles règles s’appliquent à la production et à l’étiquetage depuis le 1er janvier 2009. Elles concernent notamment les importations de pays hors-UE, qui devront présenter des garanties équivalentes à celles appliquées dans l’Union. Un nouveau logo biologique européen, pour lequel la Commission européenne a lancé un concours, sera aussi obligatoire à partir de juillet 2010. A cette occasion, la question des OGM s’est également posée. "
> Bio/OGM : le vote des députés européens à la loupe, Terra Eco
La France de ferme en ferme, 10e édition aura lieu les 25 et 26 avril 2009 dans plusieurs régions et départements de France.
" Cette opération de portes-ouvertes dans les fermes a pour objectif de faire découvrir au public les savoir-faire et les métiers des agriculteurs engagés dans un développement durable de l'agriculture.
(...) plus de 500 fermes [dans toute la France] ouvrent simultanément leurs portes ce week-end. Les agriculteurs proposent des visites gratuites et commentées de leur ferme et de leurs activités, ainsi que des démonstrations et des dégustations de produits fermiers, pour ceux qui en produisent. "
Côté paysan bio, vous pourrez choisir dans les cartes départementales à télécharger de l'opération "ferme en ferme" les fermes qui pratiquent l'agriculture biologique, grâce aux petits logos AB (agriculture biologique) devant l'adresse de l'agriculteur : ainsi, vous pourrez faire votre ferme en ferme bio dans la région de votre choix !
La crise alimentaire mondiale, tel est le sujet qui a été abordé ce jour dans le 7/9 (émission de radio de Stéphane Paoli sur France Inter) avec Edgar Pisani, ancien ministre de l'agriculture, et Lucien Bourgeois, économiste membre de l'académie d'agriculture.
Un état des lieux de l'agriculture mondiale, mais également des institutions internationales agricoles, des conséquences de la crise sur l'alimentation et des esquisses de solutions pour pallier à la faim dans le monde...
Les abeilles en danger : tel était le titre de l'émission radio la tête au carré de ce jour sur France Inter.
A propos de ce sujet dans l'émission : Depuis août 2007, les abeilles disparaissent de façon inquiétante et spectaculaire. Aux Etats-Unis et en Europe, les pertes peuvent atteindre 80% des colonies.
Ces disparitions interpellent le monde entier quant à l’importance de ces insectes pollinisateurs, garants des bonnes récoltes et de l’équilibre de notre industrie agro-alimentaire...
> Pour écouter l'émission du 9 avril : page d'archive France Inter
L'invité était Natacha Calestrémé, réalisatrice de documentaire et environnementaliste à l'occasion de la diffusion sur France 5 le mardi 14 avril à 16h30 de son reportage intitulé "disparition des abeilles, la fin d'un mystère".
Anecdote entendue durant l'émission : la citation « si les abeilles venaient à disparaître, l'humanité n'aurait plus que quatre années devant elle » attribué à Einstein n'aurait jamais été prononcé dans sa bouche, même si elle correspond effectivement à une réalité...
Présentation du reportage "disparition des abeilles, la fin d'un mystère" :
La région Rhône-Alpes propose de soutenir le développement des jardins partagés et des points de vente direct en direction des publics à revenus réduits, au titre de la politique de la ville.
Favoriser l'accès à une alimentation saine, améliorer le cadre de vie, développer le lien social, éduquer à l'environnement et au "bien manger", 300 000€ de crédits de fonctionnement ont été prévus. Les dossiers sont à retourner avant le 4 septembre 2009.
Organisée via le collectif ACAP ( action citoyenne pour unje alternative aux pesticides), la nouvelle édition de la semaine sans pesticides avec des actions et initiatives en France et dans le monde du 2à au 30 mars 2009 :
Légende selon les périodes lunaires : vert pour ralentir la chute des cheveux, jaune pour les rendre plus épais et solide, rouge à éviter pour la coupe des cheveux.
Vers une Agriculture bio locale pour répondre à une demande accrue des Français, Actu-Environnement, 15/01/2009
"Des mesures du Grenelle 1 et de la Loi des Finances 2009 veulent encourager le développement de l'offre en produits biologiques. Objectif : réduire le déséquilibre production / consommation en favorisant une Agriculture bio locale."
Depuis plusieurs années, le désherbant roundup de monsanto était soupçonné d'être dangereux pour l'environnement et pour la santé humaine, avec de nombreuses preuves et déclarations à l'appui, sans interdiction à la vente de tous les désherbants contenant la substance incriminée, le glyphosate.
Une étude récente le confirme et la presse s'en fait enfin l'écho : revue de presse à propos du roundup de monsanto.
Précision avec le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) :
"Pour la première fois, les mécanismes de la toxicité de quatre différentes formulations de Roundup ont été mis en évidence sur des cellules humaines dans une nouvelle étude ( de l’équipe du Professeur Gilles Eric Seralini publiée dans la revue scientifique américaine de renom Chemical Research in Toxicology. L’étude montre que ces formulations de Round Up agissent à des doses infinitésimales (dilués jusqu'à 100.000 fois ou plus) et elles programment la mort cellulaires en quelques heures, ainsi que des dommages des membranes et de l'ADN, et empêchent la respiration cellulaire. Différents types de cellules humaines ont été étudiées : des cellules de nouveau-né fraîchement issues de cordon ombilical, ou de lignées moins sensibles spécialement utilisées pour mesurer la toxicité des polluants. L’étude montre également que le mélange de différents constituants adjuvants des Roundup amplifie l'action du principe actif de l'herbicide, le glyphosate; et qu’un de ses produits de transformation (l’AMPA) peut être encore plus toxique. Cela est grandement sous-estimé par la réglementation actuelle qui ne tient pas compte de ces phénomènes et fixe par exemple des Limites Maximales en résidus pour le glyphosate, quelle que soit sa formulation de vente".
"Dix jeunes de 18 à 30 ans sont « les envoyés spéciaux » de France 5 afin de valoriser et donner en exemple les meilleures initiatives européennes liées à l’environnement.
lls sillonnent l’Europe pendant 33 jours à la recherche des initiatives les plus étonnantes, les plus innovantes liées à l’environnement..."
Samedi prochain sera le dernier volet de la saison 1 de report terre, avec la synthèse des 11 émissions et la conclusion de toutes les expérimentations et rencontres...
Vous pouvez également retrouver toutes les étapes et les acteurs de cette émission qui incite à la découverte et au partage des expériences positives à travers l'Europe avec en toile de fond l'environnement et le développement durable pour tous.
Le retour des jardins sous toutes ses formes se confirme : anciens jardins ouvriers réhabilités, petit carré de jardin au fond des lotissements, jardinage sur le toit...
Signe des temps, le jardinage semble une alternative à la pauvreté : pauvreté gustative et qualitative des fruits et légumes dans les rayons, chereté du bio et baisse du pouvoir d'achat...
Revue de Web non exhaustive à l'occasion du blog action day sur le thème de la pauvreté.
"La crise économique qui s’accentue derrière le rideau d’épaisse fumée dégagée par la crise financière des banques jouant avec l’argent des plus pauvres, accroît le mouvement des nombreux Français vers les jardins.
Parce que pour les plus démunis qui sont au minimum huit millions et pour une « classe moyenne » de plus en plus attaquée par le chômage et le temps partiel, le jardinage devient souvent le seul moyen, pour les premiers, de ne pas se nourrir de pâtes dès le quinze du mois et pour tous de remédier à la baisse de leur pouvoir d’achat..."
> L'article complet : La crise relance le jardinage pour les plus démunis et les classes dites moyennes, Mediapart
A lire également sur le sujet des jardins :
* Une intiative Montrealaise sur la thématique des jardins en ville, Verdi-toits :
"...Verdis-Toit a effectué une étude sur l’implantation de toits verts à l’UQAM en plus d’entretenir deux jardins sur les terrasses de l’université montréalaise. Ces jardins ont été réalisés grâce à la précieuse collaboration d’Alternatives qui a initié et soutenu le projet en fournissant l’expertise et une partie du matériel..."
En lien, le blg des jardins sur les toits
* Jardiner sans dépenser, est-ce possible ?
"...À titre de contribution en ces temps difficiles, voici ma petite réflexion : le jardinage n’est-il pas devenu un luxe ? Peut-on encore jardiner sans se ruiner, avec de faibles revenus, voire sans rien dépenser ?" <>A lire dans le blog jardin de Caro & Alain
Le bio au banc d'essai, un reportage de 43 minutes réalisé Peter Podjavorsek ce soir à 22h30 sur Arte.
Rediffusion : le 18 octobre 2008 à 10:35 et le 29 octobre 2008 à 02:00
"Face à l'explosion du marché bio, comment les producteurs arrivent-ils à répondre à la demande ? Enquête auprès d'agriculteurs et de spécialistes.
Le commerce des produits biologiques connaît actuellement une expansion phénoménale en Europe : le nombre de supermarchés bio ne cesse d'augmenter et même les magasins discount s'y mettent. La demande toujours plus forte pousse les agriculteurs à produire plus, mais à quel prix ?
Les animaux semblent souffrir de cette nouvelle donne : des vaches victimes d'inflammation des pis et à qui on ne peut administrer que très peu d'antibiotiques, des poulets adoptant des comportements névrotiques car l'espèce n'est plus habituée à la vie en enclos extérieur... Des études montrent que ces exemples ne sont pas des cas isolés. De plus, les conditions d'hygiène idéales à l'élevage coûtent cher et demandent davantage de travail aux fermiers déjà débordés. Pour les producteurs de fruits et légumes aussi, le bio implique des contraintes très strictes et il est désormais clair que ce mode d'exploitation ne repose plus simplement sur un savoir-faire ancestral et traditionnel : les procédures mises au point par la recherche sont précises, et les contrôles fréquents.
L'explosion de la demande et la loi du marché apportent des exigences nouvelles de rendement et d'efficacité. Ainsi, les critères de conformité ont été un peu assouplis, au risque que le bio ne le soit plus totalement : par exemple, l'ajout de compléments alimentaires tels que le soja, possiblement issu d'OGM, est désormais autorisé par les normes européennes.
Tout au long de son film, Peter Podjavorsek pose les vraies questions : le bio est-il vraiment meilleur pour la santé ? a-t-il meilleur goût ? est-il vraiment bio ? peut-on produire du bio pour tous ? Les réponses sont parfois surprenantes..." via Arte TV
D'ici 2012, suite aux travaux de l'agence Bio, le ministère de l'agriculture espère sous son impulsion, tripler les surfaces agricoles bio en France pour atteindre 6% de la suraface agricole utile.
Grande consommatrice de produits agricoles bio, avec 10% de croissance annuelle, mais faible productrice, la France veut ainsi stimuler le développement et la conversion des surfaces agricoles en bio (agriculture biologique) par une mesure attendue par les agriculteurs, le déplafonnement des aides à la conversion de l’agriculture conventionnelle vers l’agriculture biologique.
Cette mesure vient compléter le plan "Agriculture biologique : Horizon 2012" avec :
- la réorientation des moyens de la recherche et du développement pour décloisonner et
renforcer la prise en compte de l’agriculture biologique dans les différents programmes,
- la consolidation des filières avec la création d’un fonds doté de 15 millions d’euros sur 5 ans au
sein de l’Agence bio
- la mobilisation du Fonds d’intervention des industries agroalimentaires à hauteur de 2 millions d’euros pour 4 projets en 2008
- l’introduction de 20% de produits bio dans la restauration collective de l’Etat d’ici 2012.
Revue de Web
- « Agriculture biologique : Horizon 2012 » : de nouvelles mesures pour tripler les surfaces, AFP
- Grand conseil d'orientation de l'Agence BIO : intervention de Michel Barnier, Ministère de l'agriculture
Le ministère de l'agriculture et de la pêche organise un concours national doté de deux prix de 10 000 euros pour distinguer les démarches exemplaires d'une agriculture à la fois productive et respectueuse de l'environnement et des hommes qui la font vivre.
Les dossiers de candidature sont à déposer avant le 30 novembre 2008 avec une catégorie exploitant et une catégorie structure.
Les lauréats de chacune de ces catégories se verront remettre, chacun, 10 000 euros et leur démarche sera valorisée dans les publications du ministère ainsi que lors du prochain salon international de l'agriculture. Les Trophées ne s'appliquent qu'aux démarches abouties et non aux projets encore au stade de l'élaboration ou de la mise en oeuvre.
Introduction du site :
"Les Européens sont de plus en plus nombreux à s'intéresser à l'agriculture biologique et aux aliments bio.
Ils ont déjà pris conscience des différentes caractéristiques spécifiques des produits de l’agriculture biologique. Ils ont noté qu'elle utilise peu d'intrants, qu'elle cherche à protéger nos ressources naturelles et la biodiversité et qu'elle met le plus grand soin à assurer le bien-être animal. Enfin, les consommateurs s'intéressent aussi à la contribution de l'agriculture biologique au développement économique des communautés rurales."
La nouvelle législation sur les pesticides en Europe entre en vigueur au 1er septembre...
Les seuils de tolérance sont relevés, ce qui pourrait se concrétiser par plus de pesticides dans les fruits et légumes ? Revue de Web :
- Alerte aux pesticides dans les aliments, Libération, 01/09/2008 De nouveaux seuils européens remplacent les limites fixées jusqu'à présent par chaque pays au niveau national. Ce qui va entraîner une augmentation «spectaculaire» des pesticides autorisés dans les aliments, dénoncent des ONG...
- Pesticides : des ONG portent plainte contre les nouvelles normes de l'UE, Le Monde, 01/09/2008 Les nouvelles normes européennes en matière de pesticides dans les aliments, violemment critiquées par plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) qui les jugent dangereuses pour la santé, entrent en vigueur lundi 1er septembre. Ces nouveaux seuils, qui harmonisent les normes européennes en matière de résidus chimiques dans les aliments, doivent remplacer les limites fixées actuellement au niveau national. Mais, selon les ONG, ce règlement a pour effet de repousser de façon "spectaculaire" les limites existantes...
- Nouvelle réglementation européenne sur les pesticides : un danger pour la santé des consommateurs ?, Planete Info, 04/09/2008 Depuis le 1er septembre, de nouvelles règles harmonisent, dans toute l'Union Européenne (UE), les limites appliquées aux résidus de pesticides présents dans l'alimentation. Pourtant, ce souci de cohérence s'accompagne de nouvelles limites jugées dangereuses par les ONG qui dénoncent une régression par rapport à certaines normes nationales en vigueur...
- L'Europe met du pesticide dans les épinards, les mots ont un sens, 4/09/2008 Une nouvelle législation européenne est entrée en vigueur ce lundi, instaurant de nouvelles normes en matière de pesticides dans les aliments. Les nouveaux seuils harmonisent les normes européennes et doivent remplacer les limites actuellement fixées au niveau national. Problème : les nouveaux "taux acceptables" explosent les normes actuelles. Visiblement, le Grenelle de l'environnement n'a pas convaincu grand monde en Europe...
> Revue de presse permanente (europ + pesticides), Google actualité
"Si vous n’avez pas encore entendu parlé des wwoofers, c’est qu’ il est temps de vous en parler. WWOOF signifie World-Wide Opportunities on Organic Farm, est-ce nécesaire de traduire ? Tout au moins expliquons...
* Ce n’est pas vraiment un statut mais plutôt un club, une association internationale.
* Ce sont des milliers de fermes biologiques à travers le monde qui se proposent d’acceuillir des visiteurs, mais pas n’importe quels visiteurs, des gens venus pour partager une experience et participer à la vie de la communauté.
* Il vous est ainsi possible de voyager à travers le monde, d’apprendre les techniques traditionelles locales et vous mélanger ainsi à la culture du pays. C’est tout de même mieux que l’écotourisme, non ?
* La plupart de ces fermes vous acceuillent gratuitement en échange de 4 h ou 5 h de votre temps par jour mais on commence à trouver certaines fermes qui font participer aux dépenses des repas. En général, il y a deux ou trois jours de repos par semaine.
* Il est fortement conseillé de bien se renseigner avant via les sites internet et il est de mise de contacter l’hôte auparavant.
Pourquoi wwoofer ?
* apprendre les différentes techniques et principes de l’agriculture biologique sur le terrain.
* experimenter la vie et le travail dans une ferme.
* Aider les producteurs à faire de l’agriculture biologique une alternative viable.
* Améliorer les communications du réseau d’agriculture biologique.
Il vous suffit d’adhérer à wwoof international en versant une cotisation annuelle (je crois que ce n’est pas énorme, il vous suffit d’adhérer le jour ou vous décidez de tenter l’experience).
* Certaines de ces fermes pratiquent l’autoconstruction, il vous est donc possible de vous initier à une plus grande variété d’activités."
La banque mondiale à son tour dénonce les bio-carburants...
Selon le Guardian, un rapport de Don Mitchell, dont la publication est restée plutôt discrète, note "qu'entre 2002 et février 2008, la production et l'utilisation de biocarburants ont contribué à une flambée des prix des denrées alimentaires".
Alors que depuis plusieurs années la "mode" des biocarburants se développe avec force via l'agro-business et avec le relai des politiques, notamment en France, ce rapport confirme un secret de polichinelle : la solution à la crise du pétrole ne passe pas par un développement des agro-carburants mais par une réduction pur et simple de la consommation... sinon ce sera au détriment de l'alimentation, et une fois de plus des pays pauvres.
Commerce bio et équitable, enjeux et dérives : un hors-série de Politis.
"Ce numéro consacré aux alternatives à la grande distribution et à l'agroalimentaire industriel analyse l'évolution de l'agriculture biologique et du commerce équitable, dont les termes sont détournés et récupérés à des fins mercantiles.
En ouverture, une enquête explore les enjeux que recouvrent les multiples labels, certifications et autres garanties dans la bio et le commerce équitable. Le commerce équitable et l'agriculture biologique sont devenus indissociables, Christian Jacquiau, l'auteur des Coulisses du commerce équitable (Fayard), nous livre son analyse.
Ce numéro met l'accent sur ces réseaux alternatifs réunissant Amap, paysannes, organisations de l'agriculture biologique et de commerce équitable qui travaillent avec les collectivités.
« Vins bio, ça sent le soufre ! » Une enquête exclusive menée sur les vins bio montre que ceux-ci ne garantissent aucun contrôle sur les processus de vinification.
Une nouvelle réglementation européenne sur la bio constitue un enjeu important en 2008 et est au coeur des débats dans ce numéro.
Enquête et reportage sur la préservation et la certification des semences. Zoom sur Kokopelli, l'association française créée en 1999 qui distribue des semences issues de l'agriculture biologique et biodynamique.
L'Espagne, premier producteur européen d'OGM, est aussi le pays ou l'agriculture bio disparaît.
Quels sont les véritables fondateurs du commerce équitable ? On sait peu que des ONG de solidarité internationale sont à l'origine du commerce équitable en France. Enquête sur ces ONG et histoire de ce mouvement."
Les rebondissements parlementaires de la semaine dernière ne laissent malgré tout aucun espace à une marche arrière sur la loi OGM : celle-ci passera de toute façon ?
* Blogs et OGM : les dernières notes sur ce sujet dans les blogs francophones :
* Actualité OGM dans la presse en ligne (Google Actualité) :
> L'actualité des opposants aux OGM :
- Stop OGM - dites non au OGM : "Citoyens, scientifiques, ONG... tous se mobiliser pour lutter contre les OGM et faire des suites du Grenelle de l'environnement un véritable réussite"
Samedi 19 avril, l'émission rue des entrepreneurs a évoqué à nouveau le problème mondial de la production agricole et de la consommation alimentaire, avec un sujet actualisé et un titre des plus inquiétants : La vraie menace de la famine !
Présentation de l'émission :
"Nous râlons, à juste titre, chez nous contre la hausse des produits alimentaires. Ce n’est pas drôle tous les jours pour tout le monde, mais nous mangeons… pour l’instant !
Parce qu’il suffit de regarder une carte du monde en écoutant les infos, à la radio.
Au Burkina Faso, ou au Cameroun, à au Sénégal ou en Côte d’Ivoire, en Égypte, mais aussi au Mexique, au Pakistan, aux Philippines ou au Bengladesh… sans parler de tous les autres, les manifestations et les arrestations se succèdent.
À cause de la vie chère, à cause de la flambée des prix du riz, du blé, du maïs, de l’huile, du lait, du savon… Que se passe-t-il ?
Illustration parfaite des nouveaux enjeux alimentaires, l’exemple du « surimi » : l’offre, cette année, sera inférieure de 20% par rapport aux besoins.
Les quotas de pêche du colin d’Alaska ont baissé pour protéger l’espèce. Mauvaise pêche de chinchard au Chili pour des raisons climatiques.
Les pêcheurs ont freiné leurs sorties à cause de l’augmentation du gazole. Résultat : le prix de la matière première depuis le début de l’année a augmenté de 70%. Les stocks mondiaux sont au plus bas alors que la demande explose, venant d’Asie notamment.
Enfin, la concurrence entre fabricants de surimi et industriels de poissons congelés s’accroît. Une raison de plus pour faire monter les prix.
Nous sommes aujourd’hui plus de six milliards sur la Terre, et nous serons 9 milliards dans 40 ans.
D’où viendra la subsistance de la Chine, de l’Inde, de l’Afrique, par exemple, alors que le climat change, que les fleuves s’amenuisent, que les déserts se développent, que les transports coûtent plus cher ?"
Très usité dans les pays anglo-saxons depuis plusieurs années la notion de food-miles ou kilomètre alimentaire représente la distance que parcourt la nourriture entre l’endroit d’où elle provient et votre assiette ou votre verre.
Ainsi, un produit issu de l'agriculture biologique venant de l'autre bout du monde en avion à un impact sur l'environnement supérieur au produit venant du producteur à côté de chez vous en agriculture conventionnelle... rien n'est simple !
Autour de cette notion, un récent article souligne également l'usage protectionniste qui peut être fait à partir d'un argument écologique utilisé dans un contexte simplificateur...
Revue de web sur la notion de food miles ou kilomètre alimentaire :
> L’environnement, un bon prétexte pour les protectionnistes, Dominic Lawson dans The Independent via Courrier International
Soucieux de défendre leur propre agriculture bio, des associations utilisent l’argument de la pollution des transports pour interdire certaines importations.
Cet article souligne notamment que dans le calcul des food-miles, l'impact des agriculteurs n'est pas inclus :
"...les émissions de CO2 des producteurs de son pays (par légume produit) sont bien moins élevées que celles des producteurs “biologiques” britanniques, même en tenant compte du CO2 généré par le transport par avion. “Nos agriculteurs travaillent sans machines, sans tracteurs, et ils utilisent du compost plutôt que des fertilisants biologiques” ..."
> Empreinte écologique et alimentation : la notion de ’Food miles’ ou de kilomètres alimentaires, blog DLY
"Au Canada, l’ingrédient moyen parcourt environ 2 000 kilomètres avant d’atteindre votre assiette ou votre réfrigérateur. Ce transport requiert une énorme quantité de combustible fossile et produit une grande quantité de dioxyde de carbone.
On estime que les Canadiens, en consommant de la nourriture cultivée localement, économiserait 40 kilogrammes de production de gaz à effet de serre par année."
> Food Miles, article d'Andy Jones, senior Researcher (format PDF)
Food miles has once again become a topical issue. Events in recent weeks have highlighted the problems associated with a food system that is based on global sourcing and complicated, transport-intensive supply chains.
Le premier "village bio" de France se trouve dans le Var... une démarche globale qui a commencé par la viticulture et s'étend désormais à l'ensemble des actions de la commune
Il y a dix ans, les agriculteurs de Corens ont décidé de se convertir à l'agriculture biologique pour sauver leur viticulture. Aujourd'hui Correns est le premier "village bio" de France.