Actualité

Festival international de l'image environnnementale

Le premier festival dédié à l’image environnementale sous toutes ses formes se déroulera du 15 au 21 mai 2008 à Paris :
photographie, installation, vidéo, et art numérique.

Dans un même lieu à un même moment, proposition d'une vision globale axée sur le regard porté par les artistes français et étrangers dont le travail est lié aux enjeux environnementaux; qu’ils soient écologiques, sociaux, économiques, urbanistiques ou politiques.

-Remise de prix (Prix du public, Prix du jury, Prix Kyosei) pour valoriser le travail des artistes.

Ce festival est l'occasion d'un appel à projet pour le prix Kyosei : marketing, communication, média, création.

Ce prix récompensera les propositions innovantes dans le marketing, la communication, les médias, la création permettant un meilleur équilibre Homme-Nature-et Technologie : Il peut s'agir d'une action effectivement menée ou d'une proposition fictive.

Plusieurs entreprises et média participeront à cet événement qui prendra place dans les Jardins de Bercy du 14 au 21 mai 2008, en partenariat avec la ville de Paris et pourquoitucours.

Plus d'informations : site Internet, appel à projet et appel à candidature (format PDF)

Affichage du festival international de l'image environnnementale

Fie


La famine menace le monde ?

PodcastSamedi 19 avril, l'émission rue des entrepreneurs a évoqué à nouveau le problème mondial de la production agricole et de la consommation alimentaire, avec un sujet actualisé et un titre des plus inquiétants : La vraie menace de la famine !

Présentation de l'émission :

"Nous râlons, à juste titre, chez nous contre la hausse des produits alimentaires. Ce n’est pas drôle tous les jours pour tout le monde, mais nous mangeons… pour l’instant !

Parce qu’il suffit de regarder une carte du monde en écoutant les infos, à la radio.
Au Burkina Faso, ou au Cameroun, à au Sénégal ou en Côte d’Ivoire, en Égypte, mais aussi au Mexique, au Pakistan, aux Philippines ou au Bengladesh… sans parler de tous les autres, les manifestations et les arrestations se succèdent.
À cause de la vie chère, à cause de la flambée des prix du riz, du blé, du maïs, de l’huile, du lait, du savon… Que se passe-t-il ?

Illustration parfaite des nouveaux enjeux alimentaires, l’exemple du « surimi » : l’offre, cette année, sera inférieure de 20% par rapport aux besoins.

Les quotas de pêche du colin d’Alaska ont baissé pour protéger l’espèce. Mauvaise pêche de chinchard au Chili pour des raisons climatiques.

Les pêcheurs ont freiné leurs sorties à cause de l’augmentation du gazole. Résultat : le prix de la matière première depuis le début de l’année a augmenté de 70%. Les stocks mondiaux sont au plus bas alors que la demande explose, venant d’Asie notamment.
Enfin, la concurrence entre fabricants de surimi et industriels de poissons congelés s’accroît. Une raison de plus pour faire monter les prix.

Nous sommes aujourd’hui plus de six milliards sur la Terre, et nous serons 9 milliards dans 40 ans.
D’où viendra la subsistance de la Chine, de l’Inde, de l’Afrique, par exemple, alors que le climat change, que les fleuves s’amenuisent, que les déserts se développent, que les transports coûtent plus cher ?"

- Présentation de l'émission et de ses invités
- Ecoute direct en ligne de l'émission (format RealPlayer)

Green Wash ou qui sera le plus vert ?

GreenwashPersonne ne pourra en douter, la tendance "vert et bio" s'amplifie, se développe au point que toutes les entreprises se mettent dans la communication verte ou greenwash, particulièrement les industries les plus polluantes...

Le bureau de vérification de la publicité, BVRP, tente de rappeler à l'ordre certains annonceurs qui abuse un peu trop dans leur publicité de l'argumentation écologique.

> Exemples de campagnes récemment modifiées pour suivre les Recommandations du BVP concernant la Publicité et le Développement Durable

Articles en lien :
- Le BVP limite le greenwashing, neomansland
- Les entreprises abusent pour se donner une image verte, autour du bio

Bio Veille et actualité

> Toute l'actualité autour du mot clé "Bio"

Service public : développement durable et cosmétiques bio

PodcastL'émission Service Public sur France Inter propose deux émissions, écoutable en ligne ou à écouter sur les thématiques du développement durable ert du bio dans les cosmétiques :

> lundi 7 avril 2008
Comment le consommateur peut agir pour le développement durable, à l'occasion de la fin de la semaine du développement durable, avec pour invités :

Michel Ricard
président du conseil national du développement durable et président du comité national français de la décennie des Nations Unies pour l’éducation en vue du développement durable

Elisabeth Laville
qui a lancé, il y a 15 ans, la première agence en France spécialisée dans le conseil en développement durable auprès des entreprises "Utopies", elle a crée "Graines de Changement" et de "mescoursespourlaplanete.com"
programmation musicale

Le reportage
Comment agissons-nous au quotidien pour préserver la planète ?
Sommes nous de bons éco-citoyens ?
Quelle conscience avons-nous, au jour le jour, de notre consommation d'énergie, de la conséquence de nos achats ou de la manière dont nous trions les déchets... ?

> Mardi 8 avril
La cosmétique bio : Comment s’y retrouver dans tous les labels, quel crédit y apporter ?
avec Valérie Lemaire et Bernard Chevilliat

Le reportage
Sophie MACHETEAU propose des ateliers où l'on apprend à faire ses propres produits de beauté bio.
En quatre heures, pour une participation de 60 à 80 euros (selon les produits utilisés), elle vous apprend à faire du savon, du shampoing, du dentifrice, du parfum, du rouge à lèvre, ombre à paupières, fond teint, lait de corps, démaquillant.... Elle a également publié un livre 90 recettes de beauté bio à faire soi-même : 100 % glamour, 100 % gourmandes, 100 % naturelles.

Beaute bio

En lien
- : Ecouter, télécharger, lire la présentation des émissions et des archives de Service Public

Fonds avenir bio : appel à projet

Agence bio Fonds de structuration des filières issues de l’agriculture biologique
dénommé "Avenir Bio" : un appel à projet est lancé, avec pour échéance le 5 mai prochain.

Contexte, objectif et porteurs de projet visés, voici les grandes lignes extraites de l'appel à projet :

Pourquoi un tel fond de structuration ?

"Le fonds a vocation à contribuer au développement du secteur de l’agriculture biologique
en France actuellement caractérisé en particulier par :
- l’atomisation de la production ;
- un tissu d’entreprises de conditionnement et de transformation très variées dont un peu
du quart est spécialisé dans le secteur biologique alors que 40 % d’entre elles dégagent
moins de 5 % de leur chiffre d’affaires avec l’activité bio ;
- des filières courtes ou longues, allant de la vente directe du producteur aux consommateurs
des circuits impliquant de nombreux intermédiaires ;
- des coûts de collecte et des frais de transformation des matières premières généralement
élevés, les initiatives d’organisation économique prises au cours de ces dernières
n’étant pas encore assez nombreuses ;
- une offre insuffisante en France dans un contexte de forte croissance de la demande."

Quel est l'objectif de l'appel à projet ?

" Les objectifs du fonds sont donc de soutenir des initiatives en vue de :

- développer une offre de produits biologiques pour satisfaire les demandes
consommateurs exprimées dans tous les circuits de distribution ainsi que dans la restauration
collective en particulier par : des conversions à l'agriculture biologique, la diversification des produits et des débouchés, l'élévation durable du taux de valorisation des produits de base en bio ;

- créer des économies d’échelle et optimiser les circuits de collecte ou de transformation
permettre une maîtrise de prix favorable au comportement d’achat des consommateurs
collectivités ainsi qu’une juste rémunération des producteurs ;

- amener un développement le plus harmonieux possible de l'offre et de la demande produits biologiques en France avec des engagements réciproques, sur plusieurs années, des opérateurs pour sécuriser à la fois les débouchés pour les producteurs approvisionnements pour les transformateurs et les distributeurs."

Qui peuvent être les porteurs de projet ?

" Quatre catégories d’acteurs des filières issues de l’agriculture biologique peuvent présenter des
projets :

- entreprises implantées en France,

- organisations de producteurs reconnues,

- associations à caractère interprofessionnel spécialisées dans l’agriculture biologique,

- structures professionnelles fédérant des entreprises ou organisations économiques dans le
cadre de projets spécifiques.

Dans tous les cas, les projets devront concerner les acteurs d’amont et d’aval et comporter des
engagements contractuels précis et réciproques "du porteur" et de l'ensemble des partenaires. "

> Télécharger l'appel à projet (format PDF)
- Le communiqué sur le site de l'Agence Bio

Visite d'exploitation agricole bio en PACA

Bio"Pour sa troisième participation à la semaine du développement durable, qui se tient à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 5 avril, l'agglomération Pôle Azur Provence a décidé de mettre en avant ses agriculteurs, autour d'un thème : « l'agriculture durable pour tous ».

L'idée est de faire découvrir des exploitations agricoles responsables, en ouvrant leurs portes au grand public et aux scolaires.

Cent neuf exploitants sont encore en activité sur le territoire du Pôle Azur, des maraîchers, éleveurs, et bien entendu des cultivateurs de pantes à parfum. Ils représentent à peine 2 % des emplois et 1 % de l'activité économique..."

> L'agriculture en exemple local du développement durable, Nice Matin, 31/03/2008

En lien
- La semaine du développement durable, c'est quoi ?

Atlas de l'écotourisme

Atlas_ecotourismeUlysee présente son atlas de l'écotourisme pour découvrir les sites et pays de vacances écologiques pour les passionnés de nature.

Au programme :

  • Camargue (marais du Vigueirat),
  • Picardie (Baie de Somme),
  • Roumanie (Delta du Danube),
  • Norvège (Ile Lofoten),
  • Italie (les Abruzzes),
  • Québec (Vallée du St Laurent),
  • Guyana (Région du Rupununi),
  • Brésil (Delta de l’Amazone),
  • Costa Rica (Fortuna),
  • Maroc (Haut Atlas),
  • Madagascar (Canal des Pangalanes),
  • Malawi (lac Malawi),
  • Japon (Ile d’Hokkaido),
  • Chine (Yunnan),
  • Inde (Kerala),
  • Tasmanie (Overland track),
  • Nouvelle-Calédonie (Grande Terre)

> En kiosque, à votre domicile ou en téléchargement

Bio et politique, du local au national

Revue de presseLe bio s'invite dans la campagne électorale...

Du Président de la république Nicolas Sarkozy qui promet un repas bio par semaine dans les cantines, à la présidente de Région Ségolène Royale qui veut que 5% da la SAU (surface agricole utile) de la région soit bio d'ici 2012, en passant par les élus des villes et départements, le bio semble faire recette...

> Les candidats mettent du bio dans leur assiette, Charente Libre, 1er mars

Le monde selon Monsanto : Sur Internet, en vidéo

MonsantoVous avez raté le monde selon Monsanto sur Arte hier soir ?

Avec Arte+7, vous pouvez revoir le reportage et le débat pendant 7 jours sur Internet

Le reportage est également disponible sur la boutique ARTE en téléchargement et /ou en DVD.

A voir également, la présentation du livre "Le monde selon Monsanto : de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien, un livre-enquête" de Marie-Monique Robin

La semaine du développement durable

Participer à la Semaine du développement durable 2008, du 1er au 7 avril !

semaine du développement durable

" Les objectifs de la Semaine du développement durable :

(...) cette opération a pour objectifs :

- d’informer le grand public sur les composantes du développement durable (développement économique, protection environnementale, progrès social) et sur leur nécessaire complémentarité : il n’y peut y avoir de développement économique sans progrès social et protection environnementale.

- de motiver et de soutenir des changements de comportements en expliquant les bonnes pratiques quotidiennes à adopter en faveur du développement durable.

L’édition 2007 de l’opération avait rassemblé plus de 1600 participants.

(..) Nos modes de production et de consommation ont une portée directe sur le développement durable : lorsque nous achetons un produit, nous achetons aussi les conditions de travail de ceux qui produisent, les conditions de fabrication, d’évolution et de destruction du produit, et donc leur impact sur la planète et sur l’être humain.

Les participants devront organiser leurs actions en fonction de la thématique production et consommation durables, qu’ils pourront traiter sous ses différents aspects (déchets, énergie, commerce équitable, transports, écolabels, habitat, tourisme, loisirs…), afin d’informer et de sensibiliser le grand public, et lui donner les moyens d’agir au quotidien."

Tous les acteurs de la société peuvent participer à la Semaine du développement durable : entreprises, collectivités, associations, services publics, établissements scolaires... inscription en ligne ici


Le monde selon Monsanto

Monde_monsantoLe monde selon Monsanto, de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien : une enquête de Marie-Monique Robin.

Vous pouvez revoir l'émission sur Internet ou commander le reportage...

"Fruit d’une enquête exceptionnelle de trois ans sur trois continents, ce livre reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète.

Il paraît en parallèle de la diffusion d'un documentaire exceptionnel, réalisé par l'auteur et produit par Arte (diffusion le 11 mars 2008 à 20h30).

Implantée dans quarante-six pays, Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle avec la production de PCB (pyralène), d’herbicides dévastateurs (comme l’agent orange pendant la guerre du Viêt-nam) ou d’hormones de croissance bovine et laitière (interdites en Europe).
Depuis sa création en 1901, la firme a accumulé les procès en raison de la toxicité de ses produits, mais se présente aujourd’hui comme une entreprise des « sciences de la vie », convertie aux vertus du développement durable. Grâce à la commercialisation de semences transgéniques, elle prétend vouloir faire reculer les limites des écosystèmes pour le bien de l’humanité. Qu’en est-il exactement ? Quels sont les objectifs de cette entreprise, qui, après avoir longtemps négligé les impacts écologiques et humains de ses activités, s’intéresse tout à coup au problème de la faim dans le monde au point de se donner des allures d’organisation humanitaire ?

Fruit d’une enquête exceptionnelle de trois ans qui a conduit Marie-Monique Robin sur trois continents (Amérique du Nord et du Sud, Europe et Asie), ce livre retrace l’histoire fort mal connue de la compagnie de Saint-Louis (Missouri).
S’appuyant sur des documents inédits, des témoignages de victimes, de scientifiques ou d’hommes politiques, le livre reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu le premier semencier du monde.
Et il révèle notamment le rôle joué par Monsanto dans le formidable tour de passe-passe qui a permis l’extension planétaire des cultures OGM sans aucun contrôle sérieux de leurs effets sur la nature et la santé humaine."

> Le monde selon Monsanto : de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien, un livre-enquête de Marie-Monique Robin


Revue de Web
- OGM: quand Monsanto sème la terreur, rue89
- Marie-Monique Robin : «Ne pas prendre les informations scientifiques pour argent comptant», Mediapart
- Monsanto : SOS entreprise mortelle, Bakchich
- «La mise sur le marché des OGM ne repose sur aucune donnée scientifique préalable», Chat Libération
- OGM: enquête sur la stratégie de Monsanto, GEOmagazine
- OGM, Ce qu'on ne vous dit pas sur les OGM

OGM, de "véritables éponges à pesticides"

OGM : " la pharmacie en plein champ me pose un gros problème"
XXI, un nouveau magazine, a interviewé Gilles-Eric Séralini, professeur des universités en biologie moléculaire et chercheur à Caen à propos des OGM... il les qualifie notamment de "véritable éponges à pesticides", extrait :

"Vous dites qu'il ya de plus en plus de pesticides dans les régions où l'on cultive des OGM : pour quelle raison ?

GES: Il est crucial de comprendre que le suel objectif des OGM est de valoriser les pesticides. Je vous donne un exemple : le soja au Roundup, qui est le principal OGM. Avant il fallait veiller à ce que le pesticide répandu pour éliminer les "mauvaises herbes" ne tue pas le soja.
Monsanto a fabriqué un soja OGM qui réussit à vivre en présence du Roundup. C'est gagnant-gagnant. Les ventes de Roundup, herbicide qui appartient à Monsanto, ont explosé.
On raconte au public que les OGM permettent de ne plus se servir de pesticides, alors qu'on en a jamais autant utilisé. En vérité, on n'évite que les pesticides des concurrent."
> La totalité de l'interview de Gille-Eric Séralini, à lire dans XXI

> Pays producteurs d'OGM (cliquez pour agrandir)

Ogm_monde

En lien
- OGM dans l'encyclopédie Wikipedia
- Tag Delicious et OGM
- Tous les livres sur les OGM ?

Consommateur cherche producteur

Etal"Le marché du Bio connait une ascension remarquable et la demande devient de plus en plus importante.
Cependant les consommateurs ne trouvent pas suffisamment de producteurs ce qui a court terme profite surtout aux très gros distributeurs qui n’ont pas attendus pour imposer sur leurs gondoles des produits Bio à leurs marques.

En soit ceci pourrait être pas mal, et même si le marketing est plus important que la préoccupation écologique, je les en félicite un tant soit peu. Ce qui me gène le plus c’est que ces gros distributeurs vont chercher le Bio à l’étranger, en Espagne principalement, où les producteurs ont très rapidement su se reconvertir. On peut également trouver de plus en plus souvent des produits Bio venant de Chine, labellisés par Ecocert.

Depuis des années consommateurs et producteurs critiquent les modes de production chinois, mais n’ont jamais pris en compte que ces derniers pouvaient très rapidement se recycler, faire des efforts, faire des progrès, faire de la plus value ! Et c’est ce qui commence à se faire de plus en plus sérieusement. De nombreux producteurs chinois se mettent aux normes,augmentent leurs prix ... les producteurs français, s’ils ne réagissent pas très vite, vont vraiment avoir du mal à rattraper le retard au delà des marchés locaux.

Il y a donc un marché, la France compte tout de même beaucoup d’agriculteurs, il semblerait même que le gouvernement y tienne ... Alors que se passe t-il ?

Le marché bio explose, la demande des consommateurs se fait de pus en plus pressante et le Grenelle de l’environnement affiche l’ambition d’atteindre 20 % de production bio d’ici 2020.
Pourtant, nous pouvons remarquer que depuis 2004, le nombre de fermes biologiques stagne, voire régresse, les installations et les conversions ne compensant pas les départs en retraite.

Il faudrait une véritable prise en compte du bio dans l’enseignement initial agricole. Car, constatent les participants à une journée de réflexion, les jeunes dans les filières concernées restent peu tolérants pour ce type de production.

La Frab (Fédération régionale des agrobiologistes de Bretagne) prévient : porter le bio à 10 % de la production bretonne en 2013, suppose 3.000 producteurs de plus..." Via Agri Bio

Chiffres clé de l'agriculture biologique en France

Ab"Selon l'Agence Bio, fin 2006, 11 640 exploitations agricoles engagées dans l'agriculture biologique ont été recensées pour cultiver 552 824 ha, soit 499 589 ha certifiés et 53 235 ha en conversion. Cette superficie représente 2 % de la Surface agricole utile nationale.

En 10 ans, le nombre d'agriculteurs de la filière bio a triplé et les surfaces certifiées ont été multipliées par cinq.
En 2006, 44 % des exploitations bio cultivent des céréales, 65 % ont des surfaces herbagères, 40 % pratiquent l'élevage. Plus d'un quart possèdent un troupeau de vaches laitières ou allaitantes, plus de 40 % ont une activité maraîchère et/ou arboriculture fruitière. 14 % ont des vignes, 13 % des plantes aromatiques ou médicinales.

En 2007, le marché alimentaire issu de l'agriculture biologique a été évalué a près de 1,9 Md d'euros HT. Ce marché enregistre chaque année depuis 1999 une hausse de 9,9 %.
Fin 2006, 5 802 entreprises de transformation, de stockage et de distribution certifiées bio ont été recensées. Plus de 85 %, travaillent dans les filières végétales. 58 % sont des boulangeries. 8 % interviennent dans le secteur de la viande, 3 % dans le laitier." Agence Bio via Campagnes et Environnement

Le monde selon Monsanto

 monsanto Documentaire de Marie-Monique Robin (France, 2007, 1h48mn)

Coproduction : ARTE France, Image et Compagnie, Productions Thalie, Office National du film du Canada, WDR
"Je n’ai jamais vu une société qui ait une influence aussi déterminante et à un niveau aussi élevé sur les autorités gouvernementales en charge de la réglementation que Monsanto avec ses OGM."(l’essayiste Jeremy Rifkin)

"Monsanto, multinationale américaine née en 1901 à Saint-Louis, dans le Missouri, et d’abord spécialisée dans l’industrie chimique, est devenue en un peu plus d’un siècle le leader mondial des biotechnologies, en particulier sur le marché des organismes génétiquement modifiés (OGM). Elle détient les brevets de 90 % du maïs, du soja, du colza, ou du coton transgéniques cultivés dans le monde. Par le biais de rachats successifs, elle est en train de devenir le premier semencier de la planète et à terme, c’est la chaîne alimentaire toute entière qu’elle pourrait contrôler. Mais c’est d’abord avec le Round Up, son herbicide "total" (longtemps estampillé "biodégradable") qu’elle a commencé, à partir de 1974, à conquérir le monde. On lui doit aussi des produits aussi variés que le terrible Agent Orange, massivement déversé sur le Viêt-nam par l’armée américaine, les PCB (pyralène en France, interdit au début des années 80), l’aspartame ou les hormones de croissance (interdites en Europe et au Canada). Monsanto, avertit Marie-Monique Robin, est l’une des entreprises "les plus controversées de l’ère industrielle".
"Nourriture, santé, espoir" : sur son site, la firme de Saint-Louis promet une agriculture durable, aux rendements supérieurs, respectueuse de l’environnement. Journaliste d’investigation chevronnée, couronnée du Prix Albert-Londres en 1995, la réalisatrice a décidé de juger sur pièce, y compris en explorant le passé de l’entreprise. Sa première étape la mène à Anniston, en Alabama, où 40 % de la population, majoritairement noire, souffre de cancer. En 2002, Monsanto a été condamnée par la justice à lui verser 700 millions de dollars pour avoir dissimulé pendant des décennies la dangerosité des PCB…

Cobayes
Implacablement, d’Anniston jusqu’au Paraguay en passant par l’Inde, la Grande-Bretagne ou le Mexique, Marie-Monique Robin collecte des faits aussi alarmants qu’irréfutables et démonte point par point le discours de Monsanto. Elle démontre que, dans le dossier des OGM, les réglementations américaine et européenne ont été directement influencées, sans validation scientifique valable, par des alliés de la firme placés à des postes-clé au sein d’une administration tout sauf indépendante. Elle expose les stupéfiantes méthodes utilisées par la multinationale pour discréditer ses adversaires, mais aussi intimider les agriculteurs à domicile.
Elle laisse entrevoir enfin la catastrophe en germe dans les visées hégémoniques de Monsanto sur les semences du monde, dont les paysans indiens ou paraguayens subissent aujourd’hui les conséquences. "On ne devrait pas utiliser les citoyens comme des cobayes." Pour avoir exprimé ses inquiétudes à propos des OGM sur un plateau de la BBC, le biologiste Arpad Pusztaï fut licencié du jour au lendemain.
Quelques années plus tard, Le monde selon Monsanto donne une ampleur planétaire à cet avertissement."

> Mardi 11 mars à 21h00, le monde selon Monsanto, ARTE

- La bande annonce du film

- L'interview de la réalisatrice

Fréquence Terre, la radio de l'environnement

Fréquence terre est un radio web autour de la thématique environnementale.

Outre un site Internet très complet avec de nombreuses informations et ressources, vous pouvez également écouter et ré-écouter les dernières flash de Frequence Terre en ligne ou les télécharger :

Le bio, une voie d'avenir pour les français

AgencebioUn encouragement à l’agriculture biologique : La bio voie d’avenir pour 77 % des Français.
L’Agence Bio vient de publier les résultats de son 5ème baromètre annuel.
Les Français affichent un intérêt de plus en plus marqué pour l'agriculture durable et citoyenne.
Plus de 4 Français sur 10 consomment un produit bio au moins une fois par mois.
Ils souhaiteraient avoir des produits bio en restauration hors foyer.
Télécharger le dossier de presse de l agence bio (40 pages, format PDF); source : APCE / Conseil Général 07

Actualité de la filière bio sur Internet

La faim, la bagnole, le blé et nous

Biocarburant"Une dénonciation des biocarburants", tel est le sous-titre du nouveau livre de Fabrice Nicolino annonce clairement le contenu du livre.

Les biocarburants sont une formidable trouvaille... mais pour qui ?

Dans le monde entier, usines et raffineries poussent comme des champignons après la pluie. Le blé, le colza, le tournesol chez nous, le palmier à huile, la canne à sucre, le soja ou le maïs dans les pays du Sud servent désormais à remplacer le pétrole. Une bonne nouvelle ? Pas vraiment, montre l'auteur. De l'Indonésie au Brésil en passant par le Cameroun, les forêts sont dévastées pour laisser place à ces nouvelles cultures. La demande indécente du Nord qui veut continuer à rouler quoi qu'il en coûte fait exploser les prix de certains produits agricoles de base... dans un monde qui compte un milliard d'affamés.

Et le comble, c'est que les biocarburants aggravent la crise climatique au lieu de la résoudre... Une enquête passionnante ! Par l'auteur avec François Veillerette de l'excellent livre Pesticides.

Fabrice Nicolino a écrit le livre de référence sur les "biocarburants". Parfois avec la verve du pamphlétaire, mais toujours très argumenté. Un livre aux antipodes du discours officiel sur les vertus écologiques de ces nouveaux carburants.

En France, le lobby de l'agriculture industrielle, activement soutenu par l'Etat, cherche depuis la réforme de la politique agricole commune européenne en 1992 de nouveaux débouchés pour ses productions de masse. Le boom des biocarburants relance aussi la machine à engrais et à pesticides.

Ailleurs dans le monde, c'est bien pire. De l'Indonésie au Brésil en passant par le Cameroun, les rares forêts tropicales intactes sont dévastées pour laisser place à ces nouvelles cultures. La demande indécente du Nord, qui veut continuer à rouler quoi qu'il en coûte, fait exploser le prix de certains produits de base : dans un monde qui compte près d'un milliard d'affamés permanents, le système industriel préfère donc l'automobile au droit pourtant imprescriptible de manger à sa faim.

Et le comble, c'est que les biocarburants ne sont nullement écologiques. Ils contribuent au dérèglement climatique comme le montre de très nombreuses études. Ce livre dévoile une mystification complète. Et il dénonce ses profiteurs, plus nombreux qu'on ne le croit. Car derrière l'automobile individuelle, il y a nous.

Un livre essentiel pour que cette catastrophe annoncée et déjà commencée n'ait pas lieu..."

- La faim, la bagnole, le blé et nous : une dénonciation des biocarburants par Farbrie Nicolino (librairie Amazon)

Le village qui a gagné le pari du bio

"A Correns (Var), «premier village bio de France», les agriculteurs, les élus, la cantine scolaire... ont réussi leur mutation vers le tout-naturel. Un choix économique raisonné..."
> Le village qui a gagné le pari du bio, Le Fgaro, 13/10/2007
- Page de présentation du village bio de Correns

Changer le monde ?

« Une croissance indéfinie est impossible, nous n'avons qu'une seule Terre, mais une civilisation du bonheur est possible. Les solutions existent, mais l'opinion les ignore car les structures actuelles et les détenteurs des pouvoirs économique et politique s'y opposent. »

Près de 40 ans après René Dumont et le Club de Rome, l'écologie semble à la mode comme jamais, sans pour autant que tout un chacun, du citoyen aux entreprises en passant par les politiques, ne sache comment s'y prendre pour résoudre l'équation pour l'instant impossible du respect de l'environnement et de la croissance mondiale...

Alex Steff s'est donc saisi de la question pour en faire un livre au titre ronflant avec l'estampille "préface d'Al Gore", source de retombée médiatique garantie... mais au fait, l'avez-vous lu ?

Présentation de l'éditeur :
Ce livre propose au lecteur de participer à la construction d'un avenir plus engagé, d'un lendemain porteur d'espoir pour la terre. Le moment est venu de nouer un lien nouveau avec la nature.
Face aux menaces qui pèsent sur la planète, Changer le monde appelle à une transformation radicale des comportements.
Véritable outil de réflexion, cet ouvrage offre un large panorama d'informations, de l'habitat écologique à l'économie solidaire, pour que chacun puisse jouer un rôle, aussi bien à l'échelle individuelle qu'à l'échelle planétaire. Changer le monde est une mine d'informations, de réflexions et d'analyses qui permettent de se faire une idée claire et personnelle sur les grands sujets écologiques d'actualité.
Préfacé par Al Gore, la force documentaire de ce livre contribue à l'avènement d'un nouvel état de la conscience citoyenne...

Changerlemonde
- Changer le monde : Un guide pour le citoyen du XXIe siècle, de Alex Steffen - Le site Internet du livre

Sur le même sujet mais plus marqué dans l'engagement politique, vous pouvez également consulter l'institut d'études économiques et sociales pour la décroissance soutenable ou le site de la libération de la décroissance française... humour, mauvaise foi, extrémisme ou lucidité, cela ne pourra vous laisser indifférent.

Légumes et fruits : trop chers ou trop fades ?

Si les consommateurs n'achètent pas ou peu de légumes ou de fruits, ce serait parcequ'ils ne sont pas considérés comme une source de "plaisir"

et si le prix n'était qu'un alibi ? En pleine polémique sur la cherté des fruits et des légumes, un chiffre s'est imposé, mardi 25 septembre, auprès des professionnels réunis à Rungis : seulement 3,5 % des Français qui achètent des fruits frais le font parce que ces aliments leur paraissent "appétissants", a révélé l'enquête nationale réalisée en juin par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc). "Pour les légumes, c'est pire encore", confie Pascale Hebel, la directrice du département consommation du Credoc. Si nous les achetons quand même -c'est parce que "c'est bon pour la santé" -, nous ne sommes qu'un sur trois à les "aimer" même une fois cuisinés, dit le centre.

En résumé, si nous achetons peu de fruits et de légumes frais, c'est parce que ces aliments sont tout sauf une source de "plaisir". Du coup, leur prix affiché semblera toujours trop élevé, à notre goût, pour des pommes qui ont passé trois mois au réfrigérateur, des fraises dures comme de la pierre et des melons chargés d'eau.

Florence Amalou, le Monde daté du 28.09.2007

Le marché du Chef

Radiocasseroles Frédéric Coursol Il est un cuisinier heureux, Frédéric vit sa passion pour la cuisine à l'hôtel Radio, à Chamalières. Il vous parlera toutes les semaines d'un produit de saison.
> Le blog radio casseroles

Les aides agricoles s'émancipent de la production

Agresteprimeur"Avec la mise en place des droits à paiement unique, les aides indépendantes de la production représentent 55 % du revenu agricole en 2006. L’ensemble des soutiens publics à l’agriculture évoluent peu.

Les aides directes indépendantes du niveau de la production représentent 55 % du revenu agricole en 2006. Ce résultat provient de la mise en oeuvre de la politique européenne de découplage des aides en 2006. Les aides découplées proprement dites sont celles liées aux droits à paiement unique (DPU), qui contribuent pour 46 % au revenu net d’entreprise agricole..."
> Dossier complet, Agreste Primeur n°197, juillet 2007 (format PDF)

Actualité Internet de l'agriculture biologique

Actualité sur Internet avec 2 groupes de mots clés : agriculture bio et agriculture biologique :

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La flambée du cours des matières premières agricoles inquiète les industriels de l'alimentaire

AniaLa flambée actuelle du prix des matières premières agricoles inquiète les industriels de l'alimentaire, ainsi que l'a récemment souligné Jean-René Buisson à plusieurs reprises dans la presse. Cette situation est sans précédent, tant par l'ampleur des hausses constatées (de +5 à +100 % selon les productions), que par le fait qu'elles concernent un très grand nombre de productions agricoles. Cette flambée des prix pourrait perdurer dans le temps, car certains facteurs sont désormais structurels, ou en passe de le devenir :

- les stocks de nombreux produits agricoles sont au plus bas (céréales, oléagineux, poudre de lait, beurre) et les cheptels animaux en baisse.
- les accidents climatiques sont de plus en plus fréquents.
- face à cette offre réduite, la demande explose du fait des besoins alimentaires des pays émergeants, mais également pour la production croissante de biocarburants.
- enfin, les réformes successives de la PAC ont eu comme conséquence directe de mettre les prix agricoles européens en prise directe avec les évolutions sur le marché mondial, et de limiter l'impact des outils de régulation des marchés européens, amplifiant les prix à la baisse comme à la hausse. Les industriels alimentaires européens doivent désormais se préparer à affronter une volatilité croissante des prix agricoles.

L'impact de ces hausses sur le prix de revient des produits finis est variable selon les secteurs et la valeur ajoutée du produit. Dans un contexte où les prix ont déjà diminué de 2 à 3% depuis la mise en place de la Loi Dutreil, les industriels du secteur ont tous réalisé des efforts de productivité importants dans leur processus de fabrication. Néanmoins nul doute qu'une partie de nos entreprises sera contrainte de demander des augmentations de tarifs lors de leurs négociations avec les distributeurs. Les industriels, et notamment les PME, plus vulnérables, ne pourront supporter seules le poids de ces augmentations. C'est donc l'ensemble de la chaîne alimentaire qui doit aujourd'hui aborder le problème de façon responsable et solidaire afin d'éviter de faire peser sur le seul consommateur le poids de cette flambée des cours.

Les biocoop s'enracinent en Ile-de-France

Premier réseau de magasins bio de France, Biocoop va ouvrir 4 nouveaux points de vente cet été en Ile-de-France... Télécharger l'article (format PDF)
> Le Parisien économie, 09/07/2007

Monsanto, génie génétique végétal

Monsanto"Le leader des biotechnologies possède le portefeuille de projets le plus innovant, balayant tout à la fois l'agriculture, l'alimentation et le développement durable.
Nous avons un socle technologique unique. » Chez Monsanto, le leader emblématique des biotechnologies végétales, on creuse l'écart avec ses concurrents grâce au pari de la recherche et du développement. A raison de 2 millions de dollars dépensés par jour dans les laboratoires, il investit 700 millions de dollars par an, soit 10 % de son chiffre d'affaires..."
> Source : Matthieu Quiret, Les Echos - Télécharger l'article(format PDF)

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Commerce équitable, l'empreinte bio

Empreinte bio"Il n’y a pas de bio sans éthique ni sans équité. Il ne peut y avoir d’éthique en l’absence de bio et
d’équitable. Il n’y a pas d’équité sans bio ni éthique.
Si les trois critères ne sont pas réunis, alors il y a perversion et vision mécaniste », nous dit Nelly Pégeault. La rédactrice en chef de la revue Nature et Progrès, organisation réputée pour ses engagements en faveur de l’agriculture biologique, résume ainsi l’évolution récente adoptée par des organisations défendant un commerce équitable« partout »..."
> Commerce équitable, l'empreinte bio : Hors série n°45 mai-juin de Politis ou à télécharger (format PDF)

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Bio Définition

  • Agriculture Bio
    L'agriculture biologique est un système de production agricole spécifique qui exclue l'usage d’engrais et de pesticides de synthèse et d'organismes génétiquement modifiés.
  • Agriculture
    "L’agriculture (du latin agricultura) désigne l’ensemble des savoir-faire et activité ayant pour objet la culture des terres, et, d’une manière générale l’ensemble des travaux de conservation et de transformation du milieu naturel permettant de cultiver et prélever des végétaux et des animaux utiles à l’être humain."